Un historien de l’Université de Tel-Aviv explore les Olympiades de 1936 à Barcelone

Un historien de l’Université de Tel-Aviv explore les Olympiades oubliées de 1936 à Barcelone, conçues en protestation contre les JO de Berlin.

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Le saviez-vous ?

6000 athlètes de 23 pays étaient inscrits aux Olympiades populaires programmées à Barcelone en 1936 par les autorités françaises, espagnoles et catalanes, pour contrer la “moquerie fasciste de l’idéal olympique” constituée par les Jeux Olympiques de Berlin sponsorisés par les nazis la même année. Alors que le monde a les yeux tournés vers Rio, le vice-président de l’Université de Tel-Aviv et historien, le Prof. Raanan Rein, se plonge dans ce chapitre peu connu de l’histoire des JO, qui fut ironiquement interrompu par le soulèvement militaire du général Franco, immergeant l’Espagne dans une guerre civile longue et sanglante.

La décision d’organiser des Olympiades populaires à Barcelone pour contrer les Jeux Olympiques de Berlin fut prise dès la victoire du Front populaire espagnol, le 18 février 1936. 4000 sportifs espagnols s’y inscrivirent, ainsi que 2000 athlètes d’autres pays comme les États-Unis, les Pays-Bas, la Belgique, la  Tchécoslovaquie etc., y compris une délégation de la Palestine juive. Ironie du sort, le 18 Juillet 1936, un jour avant la date fixée pour le début des Jeux, la rébellion nationaliste contre le gouvernement républicain espagnol éclata, et les Olympiades populaires de Barcelone n’eurent jamais lieu.

L’étude du Prof. Rein se concentre sur les 20 à 30 athlètes juifs venus de Palestine pour participer aux Jeux, et sur leur implication ultérieure dans la guerre civile espagnole. La délégation de Palestine comprenait une équipe de football prometteuse, dont la plupart des joueurs étaient membres des clubs hautement côtés Hapoel Tel-Aviv et Hapoel Haïfa.

Une fois la guerre civile éclatée, plusieurs athlètes de différents pays décidèrent de rester en Espagne pour défendre la République espagnole aux côtés des milices anti-fascistes. Après de longs débats, le chef de la délégation du club Hapoel, Israël Carmi, l’interdit à ses joueurs, et organisa leur voyage de retour vers la Palestine.

Certains des athlètes de la délégation, cependant, n’étaient pas membres de Hapoel. Selon le Prof. Rein, au moins trois, Imre Jacob, Chaim Elkon et Nachum (Arie) Weiss, qui appartenaient au Parti communiste de Palestine (PCP),  décidèrent de rester en Espagne et furent parmi les premiers volontaires internationaux à se battre pour la République espagnole. Tous trois ont trouvé la mort sur le champ de bataille.

Le Prof. Rein est détenteur de la chaire d’histoire de l’Amérique latine et de l’Espagne et directeur du Centre d’Etudes Internationales et interrégionales de l’Université de Tel-Aviv.

Son étude est financée en partie par l’Institut israélien de Washington DC.

Source ami-universite-telaviv

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