Ce truc, là… Le bon sens, quoi. Michèle Chabelski

Bon
Lundi

Ouf
Je suis soulagée…

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Aucune vache n’a été maltraitée pour mon seul plaisir.

J’explique:

La boutique est accueillante, la vendeuse, un peu moins, ce qui illustre avec éclat ce que disait ma grand mère : on ne peut jamais tout avoir dans la vie.

Bref

J’avise une petite jupe noire toute simple et assez réservée manifestement oubliée sur un coin de présentoir.

Je peux essayer la petite jupe, là?

Laquelle ?

Celle en cuir.

Rire ironique.

Ah! Celle là? C’est pas du vrai cuir.C’est du cuir vegan.

Du quoi?

Du cuir vegan.

Le réel me cogne sévère au visage. Le prix correspondait d’assez loin à celui d’un vêtement de cuir, mais j’ai conservé une fraîcheur d’âme ou je débute une cataracte qui me font prendre les vessies pour des lanternes et les commerçants pour des missionnaires d’Hare Krishna.Genre des mecs en tongs qui veulent le bien de leurs semblables.

C’est quoi du cuir vegan?

Ben c’est du cuir qui vient pas de la vache.

Ah! Me voilà réconciliée avec l’humanité, si aucune vache n’a été maltraitée pour confectionner cette merveille.
Non, c’est vrai, imaginer une vache beuglant de désespoir chaque fois que vous enfilez votre petit blouson, c’est un tord boyaux mental qui sabote une partie du plaisir…

Et il vient d’où, ce cuir?
Ben chai pas.

Elle devait avoir une gastro le jour du training où on les a formés à vendre du cuir vegan.

C’est du plastique en fait.

Elle dit oui.
Elle s’en fout.
Elle est vendeuse. Pas maître de conférence.

J’enfonce le clou.
C’est du Skaï!

Elle sait pas …
Elle fait une grimace et écarte les mains en signe de méconnaissance…

Elle ne connaît pas le Skaï, la suédine, ces cuirs synthétiques qui datent sans doute du Moyen Âge.
Elle vend du cuir vegan …

Je la remercie avec effusion et lui demande si elle se nourrit vegan.

Elle fait la gueule. Elle n’est pas payée pour répondre aux interviews.
Elle m’arrache la jupe des mains, regarde l’étiquette.
Toute façon c’est pas vot ´ taille.

Ben donnez moi ma taille s’il vous plaît.

Y’en n’a pus.

Elle met en pratique cette activité très en vogue qu’on appelle le dégagisme qui consiste à faire avec des mots ce qu’on pourrait faire plus rapidement avec le pied.

Je comprends le message subliminal.

J’apprendrai un peu plus tard que plusieurs grandes marques de maroquinerie s’apprétent à lancer des sacs en cuir vegan. Pour épargner les bovins…
En plastoc, quoi…

À force de prier leur saint dans les chapelles verdoyantes, les vaches ont fini par être entendues…

Si on priait le saint des juifs, il n’y aurait peut être plus d’antisémitisme…

Ou le saint des malades ,des exclus, des victimes de guerre ou d’attentats…

Non je déconne…

Que cette journée signe le retour d’un truc en voie de disparition : le bon sens…

Je vous embrasse

Michèle Chabelski

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Publié dans société
3 commentaires pour “Ce truc, là… Le bon sens, quoi. Michèle Chabelski
  1. Ingrid Israël Anderhuber dit :

    On peut dire que cette cliente a vraiment donné du fil à retordre à cette vendeuse « nouvelle vague »…

  2. luna montoya dit :

    Le cuir dit vegan qui se développe est d’origine végétale, pas seulement du plastique !!! Un peu trop caricatural votre article !
    Une boutique ne permet pas de généraliser, les études portent sur de nombreux échantillons.
    Faire avancer la condition animale m’empêche pas de lutter activement contre l’antisémitisme.

  3. sylvain dit :

    Certains végans sont proches de l’extrême droite décoloniale, raciste et antisémite. On trouve même des sites de vegans « racisés » (terme par définition raciste appartenant au vocabulaire des « décoloniaux »). Tout un programme…

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