Jean-Raphaël Hirsch, le plus jeune résistant de France, est décédé

Il était l’un des figures de la Résistance française : Jean-Raphaël Hirsch alias «Nano» de son pseudonyme, s’est éteint ce samedi à l’âge de 83 ans. Ses obsèques ont eu lieu aujourd’hui à 11 heures, au cimetière du Montparnasse.jean-raphael-hirsch

Agent de liaison de la Résistance à tout juste neuf ans, franchissant la ligne de démarcation dans le moteur d’une locomotive électrique ; enfant caché dans une France occupée, ballotté de famille en famille de Moissac au Puy-Sainte-Réparade ; fils d’un survivant d’Auschwitz et orphelin de mère du même camp d’extermination, Jean-Raphaël Hirsch est pour le moins une exception, pour ne pas dire, un miraculé de la vie.

Tout dans le parcours de ce fils d’un radiologue d’origine roumaine, figure de la Résistance et cofondateur à son retour de déportation, du COSEM (l’ancêtre de la Sécurité sociale) fut marqué par cette enfance traumatique.

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Lorsque nous l’avions interviewé, en avril 2015, à la sortie de son livre «Réveille-toi Papa, c’est fini !» ( préface de Boris Cyrulnik, éditions Albin Michel), le plus jeune résistant de France n’était pas avare de compliment pour le Tarn-et-Garonne et surtout pour Auvillar et Moissac, deux villes chères à son cœur. «Démobilisé, mon père qui avait rejoint Moissac a, en effet, mis en place un dispositif pour placer une partie de l’effectif de la Maison de Moissac et plus particulièrement les jeunes juifs étrangers qui ne parlaient pas un mot de Français dans les fermes entre Moissac et Auvillar. Je n’oublie pas aussi le courage singulier de Mère Placide une religieuse belge et trois de ses Sœurs qui s’étaient repliés après l’Exode à Auvillar pour s’occuper d’enfants déficients et qui a accepté de cacher des jeunes filles juives dans son établissement. C’est cette synergie capitale entre le travail des époux Simon (Shatta et Bouli) à Moissac, et celui de mon père entre Saint-Michel et Auvillar qui a permis d’éviter l’arrestation de ces centaines d’enfants et d’adolescents juifs», nous avait-il confiés. Et d’insister : «C’est un miracle. Moissac reste, pour moi, une commune faîte de gens hospitaliers, une ville de silence, complice et capable de tolérance pour éviter le pire à des centaines d’enfants juifs pris dans la tourmente de l’horreur nazie.»

Source ladepeche

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