Elie Chouraqui : Les Dix Commandements reviennent

Les Dix Commandements ont marqué le début des années 2000 avec 1,8 millions de spectateurs en France, une tournée pendant près de 7 ans en Europe, aux Etats Unis  et en Asie, des chansons emblématiques. Un succès immense.

img_3896
16 ans plus tard, la comédie musicale LES DIX COMMANDEMENTS, la plus belle histoire de tous les temps, fait son retour  et remontera sur la scène de l’AccorHotels Arena, ex-Bercy, les 17, 18 et 19 novembre avant une tournée dans toute la France.

publicitÉ


Entretien avec Elie Chouraqui, le metteur en scène

TribuneJuive.INFO : Pourquoi revenir avec une nouvelle version des dix commandements ? Que représente pour vous ce Comeback ?

Elie Chouraqui :  D’abord pour le plaisir, celui qu’on donne et que l’on reçoit. Cette comédie musicale est fondée sur le partage et le don de soi.

La plus belle histoire de tous les temps rassemble  plutôt qu’elle n’oppose, rapproche les peuples et les hommes, et je crois qu’en cette période si troublée, il est bon de retrouver ces valeurs. 16 ans après sa création, l’émotion est intacte,  l’enthousiasme toujours là, la passion de toute l’équipe, artistique et technique, toujours aussi vibrante.

T.J.info : Vous avez rajeuni le casting ?

E.C : Oui il faut générer de nouvelles choses, oui nous voulions aussi que la nouvelle génération découvre cette nouvelle version, plus modernisée, avec une nouvelle troupe, de nouveaux interprètes. Je souhaitai montrer le déploiement de leur talent.

T.J.info : Avez vous aussi repris des anciens comédiens qui ont fait le succès de la comédie musicale ?

E.C : Que les fans se rassurent, plusieurs anciens sont de retour, et dans des rôles-clés.  Joshaï et Merwan Rim, qui doublaient Daniel Lévi et Ahmed Mouici dans le spectacle d’origine, seront les nouveaux Moïse et Ramsès. Micky Gabay prendra le rôle d’Aaron, le frère de Moïse, et Pablo Villafranca celui de Josué, l’esclave hébreu qui se cache derrière le tube « La peine maximum ». Lisbet Guldbaek (Bithia, la mère adoptive de Moïse) et Anne Warin (Yokébed, la mère de Moïse) seront de nouveau réunies sur l’intense « Je laisse à l’abandon ». Enfin, Jocelyn Durvel est lui aussi de retour dans la peau de Sethi, le roi d’Égypte.

T.J.info : Vous avez rappelé que les mêmes titres musicaux seraient conservés dans la nouvelle version, que s’est il réellement passé avec Pascal Obispo ?

E.C : Pascal était en train de monter son nouveau spectacle « Jésus » quand il a appris que je reprenais les Dix Commandements. Il a rue dans les brancards, il a perdu son procès, mais par la force des choses, il est dans l’aventure. Je pense qu’il a eu le sentiment que le retour des Dix Commandements allait le gêner face à Jésus. Les chansons et la chorégraphie seront un point fort du spectacle. Nous retrouverons les chansons cultes telles que  » l’Envie d’Aimer « ,  » Mon Frère  »

T.J.info : A quelques semaines des représentations comment vous sentez vous ?

E.C : Bien sûr très anxieux, je veille sur tous les détails, on peaufine la mise en scène, avec Kamel Ouali on affine la chorégraphie, les répétitions se passent bien. Le spectacle sera plus intense visuellement on a enregistré toutes les bandes sonores, ça va être formidable.

T.J.info : Pensez vous jouer les dix commandements en Israël ?

E.C :  Bien sur, c’est un projet qui me tient beaucoup à cœur. Nous cherchons des partenaires et nous espérons pouvoir produire les Dix Commandements sur scène cet été ou au plus tard a l’automne,  l’idéal serait de la produire en hébreu.

Propos recueillis par Sylvie Bensaid

 

 

(c)S.Castioni-xcom2

Encadré : Elie Chouraqui est né le 3 juillet 1950 à Paris. Issu d’une famille de quatre enfants, rien ne le prédisposait à entamer une carrière artistique et à devenir metteur en scène, scénariste, producteur acteur et écrivain. Il suit des études classiques, lettres, droit, mais déserte rapidement les facs du quartier latin et part à l’armée. En 1966, il devient international de volley ball et portera le maillot tricolore plus de 100 fois, avant de rencontrer le cinéma en 1971. Il a 20 ans et brûle les étapes, écrit ses premiers scripts et réalise plus de cent films publicitaires. En 1974, sa rencontre avec Anouk Aimée sera déterminante. Pour elle, il va écrire Mon Premier Amour, son premier film. Après un détour par la télévision, (une  page d’Amour d’après Émile Zola), il écrit et met en scène  » Qu’est ce qui fait courir David ?  » Qu’il produit aussi comme il produira et co-produira tous ses films.

Tagués avec : , , , , , ,
Publié dans interview

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Abonnez-vous à notre newsletter
Montgeron"