Après la bande dessinée créée en décembre 1941 par le psychologue William Moulton Marston et la série télévisée kitsch des années 1970 avec Lynda Carter (qui tournait sur elle-même, les bras en croix, dans un mouvement rapide !), Wonder Woman a enfin bénéficié d’un film à part entière en 2017. Avec, dans le rôle de la super-héroïne, le mannequin israélien – et ancienne instructrice de Tsahal – Gal Gadot. En effet, cette amazone aux pouvoirs surnaturels n’avait fait auparavant qu’une apparition furtive au cinéma dans Batman v Superman – L’aube de la justice en 2016 aux côtés de Ben Affleck et Henry Cavill.

Alors que son concurrent Marvel Studios a hésité pendant des années à produire un long métrage consacré au personnage de Black Widow (La Veuve noire, interprétée par Scarlett Johanssondans la saga Avengers) avant de se raviser, DC Entertainment a courageusement choisi de propulser une femme à la tête d’un blockbuster dont le budget a été estimé à 150 millions de dollars. Une décision payante : Wonder Woman a remporté les faveurs du public et recueilli 412,5 millions de dollars sur le territoire nord-américain et 822 millions de dollars de recettes à travers le monde (dont près de 2,2 millions d’entrées en France). Un succès stratosphérique. Et surtout un succès surprise, en regard de l’échec commercial et artistique de Catwoman (autre personnage féminin de l’univers DC) avec Halle Berry au milieu des années 2000. En effet, le féminisme est aujourd’hui dans l’air du temps au point de devenir un argument marketing de masse.

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En novembre 2017, Wonder Wonder est revenue une troisième fois au cinéma sous les traits de Gal Gadot dans Justice League, où elle faisait équipe avec Superman, Batman, Aquaman, Cyborg et Flash. Mais après le triomphe au box-office de sa première aventure solo, Gal Gadot réendossera à trois reprises d’ici 2020 le costume de la princesse Diana. Explications.

Le synopsis

Après la guerre de 14-18 dans le premier opus, l’action du deuxième épisode se déroulera dans les années 1980. Et plus précisément en 1984, durant la guerre froide. Mais cette fois, le récit devrait prendre place aux États-Unis et non en Europe. Diana Prince alias Wonder Woman affrontera une célèbre méchante de DC Comics, la femme-guépard Cheetah (rien à voir donc avec Cheeta, le chimpanzé de Tarzan !), dotée d’une agilité et d’une force surhumaines. Pour l’instant, aucune information supplémentaire n’a été dévoilée sur l’intrigue du film. On sait simplement qu’il y aura encore une belle histoire d’amour. Et que cette aventure sera totalement indépendante du premier long métrage (on sera loin d’une suite traditionnelle). Les prises de vues débutent en juin 2018.

Par ailleurs, on devrait retrouver Wonder Woman en 2020 dans un autre film du DC Extended Universe : Flashpoint (titre de travail provisoire), réalisé par John Francis Daley et Jonathan Goldstein, les scénaristes de Spider-Man : Homecoming. Un long métrage, actuellement en pré-production, consacré à Flash (Ezra Miller), l’homme le plus rapide du monde, après avoir été frappé par la foudre. Enfin, notre héroïne participera bien sûr à Justice League 2de Zack Snyder, que Warner Bros. compte bien produire, malgré les résultats mitigés – pour ne pas dire décevants – du premier volet au box-office.

Le casting

Si Gal Gadot rempile dans Wonder Woman 2 (après l’expiration de son contrat qui portait sur trois films, elle en a signé un nouveau avec DC Entertainment pour un cachet astronomique), de nouveaux visages vont faire leur apparition dans la suite de la franchise. À commencer par celui de l’actrice et humoriste du Saturday Night Live Kristen Wiig (révélée dans la comédie Mes meilleures amies, puis revue dans HerSeul sur Mars, le remake au féminin de SOS Fantômes et Downsizing). Elle campera dans le film Cheetah, l’ennemie jurée de Wonder Woman. Ce rôle a été proposé au préalable à Emma Stone, oscarisée pour La La Land, qui a refusé. Le Chilien Pedro Pascal (vu dans les séries Narcos et Game of Thrones, mais également dans Kingsman : Le cercle d’or) rejoindra aussi le casting (pour la petite histoire, l’acteur avait déjà joué en 2011 dans Wonder Woman… un téléfilm avec Adrianne Palicki dans le rôle-titre !). Une rumeur prétend enfin que Lynda Carter, la Wonder Woman de la série télé des seventies, devrait faire une apparition fugace et amicale dans le film.

Par ailleurs, Patty Jenkins est officiellement reconduite derrière la caméra pour réaliser la suite du film. À 46 ans, elle devient la cinéaste la mieux payée de l’Histoire avec une rémunération estimée à plus de sept millions de dollars, selon le Hollywood Reporter. Jenkins s’était fait connaître en 2003 avec le thriller Monster, qui avait permis à Charlize Theron d’obtenir l’Oscar de la meilleure actrice pour sa performance (la blonde n’avait pas hésité à s’enlaidir et à prendre quinze kilos pour incarner la tueuse en série Aileen Wuornos).

La date de sortie

Wonder Woman 2 débarquera sur les écrans français le 30 octobre 2019 (afin d’éviter un choc frontal avec Star Wars : épisode IX de J. J. Abrams, le 18 décembre de la même année). Pour patienter d’ici là, vous pourrez découvrir en VOD à partir du 20 août prochain l’étonnant My Wonder Women (sorti au cinéma en avril dernier) qui relate la genèse de la super-héroïne, à travers la figure de son créateur, William Moulton Marston (interprété par Luke Evans), un professeur de psychologie à Harvard, par ailleurs inventeur du détecteur de mensonges. Et de son épouse Elizabeth (Rebecca Hall).

Source programme-tv