Antisémitisme, Nos indignations de salon, par Sarah Cattan

Tu sais quoi, Lecteur ? Moi je remarque juste que, dans la vie de tous les jours, personne, nobody, ne me parle jamais de l’assassinat de Sarah Halimi.

Je sors beaucoup. Je reçois. Mon cercle est large. Très large. Sarah Halimi, parfois, je me demande si il l’a bien lynchée puis défenestrée, l’autre. La Juge Ihuellou, je me demande si elle existe. Si elle a bien dit, très récemment, que ben non in fine, elle n’acterait pas la circonstance aggravante qui dirait clairement qu’une Juive en 2017 a été tuée parce qu’elle était juive.

T’en conviens, Lecteur ? Si tout cela eût été pour de vrai, au pays des Droits de l’Homme, en France quoi, y aurait eu une levée en masse ? Des millions de gens dans la rue ? Lyncher une Juive en implorant Allah. En plein Paris. La jeter par la fenêtre. Tenir l’assassin. Entendre une Juge dire à la France, 10 mois après les faits, qu’il n’y a en l’affaire rien d’antisémite. L’entendre par ordonnance faire fi des témoignages. Traiter son monde avec mépris. La laisser ajouter que de reconstitution y en aura pas. Penser Abus de pouvoir.

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Elle existe pas, Sarah Halimi.

Réfléchis un peu. Tous ces dîners où tu vas. Où ça parle de tout et de rien. Si Macron est ou pas le Président des riches Si ton pote il est devenu vegan depuis la dernière fois Si l’hypnose ça marche Rapport à la clope Si tu l’as lu le Mengele Ah Ils se sont quittés Pierre et Anne T’en arrives à Tariq Ramadan Et puis Bien sûr T’échappes pas à la réédition du Louis-Ferdinand ou encore à l’affaire Maurras Et même que y aura peut-être trois mots sur ce 27 janvier Journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l’humanité C’est pas glamour Mais C’est incontournable

Ça, ce sont des sujets que Toujours tu y as droit Souviens-toi quand Ardisson était Roi Le débat en son royaume décadent c’était Sucer c’est Tromper Non Là dans tes dîners Toi t’auras Commémorer est-ce célébrer Ou encore Ne faut-il pas différencier l’homme de son œuvre Et patati Et patata

Y a des sujets, ils sont jamais au menu. Doivent pas aller avec les pâtes à la truffe D’ailleurs cette truffe qu’on râpe chacun à son tour avec ferveur solennité Elle vient d’où Ça c’est un good sujet La truffe Et puis aussi ce Pic Saint-Loup Et puis Les Charges Ah Ces charges qu’arrêtent pas de grimper Et même Toi tu t’entends dire Au fait Nous on part à Ostende ce week-end

Y a des sujets, ils sont jamais au menu. Sarah Halimi. Le bruit fracassant du déni qui accompagne ce qui sera le scandale du siècle. L’enfant agressé à Sarcelles. Ce nouvel antisémitisme Ça veut dire quoi au juste Pourquoi le qualifier de nouveau

Y a des sujets, ils sont jamais au menu. Le procès en appel de Georges Bensoussan On n’en parlera pas Pourtant L’appel c’est demain Le djihad judiciaire non plus Le terrorisme des media La soupe qu’ils te servent encore moins

A nos tables et dans nos salons feutrés, en comparant le Ardberg à un autre moins malté, au mieux quelqu’un redira que Les Matins de Guillaume Erner se demandaient si commémorer était célébrer. Rapport à Charles Maurras retiré du livre des commémorations nationales. Alors dites-moi Christoooophe Prochaaasson, commémorer, est-ce célébrer ? Et t’auras Olivier Daaaard, spécialiste en Maurraaaas[1], qui répondra.

Moi J’m’en fouuuuuuuuuuus. J’veux plus vous entendre. Vous écouter encore moins. Ça craint trop. Arrêtez tout : je veux descendre du manège. De votre monde qui déconne à fond la caisse.

Y en a d’autres comme moi Ils en veulent plus de vos indignations de salon. Sont fatigués. Sont dégoûtés. Il me disait ça hier Bensoussan Il évoquait une Grosse fatigue. Lui aussi son téléphone il le mettait en mode silence. Il avait plus écrit. Ou si peu. Ou mal. Ils ont déjà gagné avait-il conclu. Mon job d’historien je peux plus le faire. Que moi J’en avais plein de larmes au coeur.

Moi je lui disais c’est quoi ce fossé Cette dichotomie entre ces soutiens si nombreux sur la toile et cette absence assourdissante sur les plateaux. Dans nos media. Terrorisme médiatique.  Il l’avait pas, la carte. A trop avoir parlé de ses Territoires perdus de la République Il était blacklisté

Ah Que Georges Bensoussan. S’il avait parlé de Céline ou Maurras. Rappelle-toi comment ils se sont tous, dans un même élan, levés comme un seul homme. Les intellectuels. Relayés par les media. Mus par la menace, qu’ils disaient. Ça, c’en est, des sujets.

Bien sûr qu’il fallait parler de Céline et Maurras. Bien sûr que notre PR, il devait parler de la libération d’ Auschwitz-Birkenau. Même s’il fit en ce domaine Le Service minimum. Inexactitudes. Omissions lourdes de sens. Que t’en croyais pas tes yeux. Le mot Juif : absent. L’antisémitisme : absent. Le PR, il te parlait du devoir de mémoire. Non lui il évoqua pas, comme le fit Simone Weill, le Travail de mémoire. Il te parla pas, comme Elle, de la Shoah comme du poison du racisme, de l’antisémitisme, du rejet de l’autre, de la haine. Il dénonça pas, comme Elle, la menace au quotidien, partout et toujours, dans le siècle passé comme dans celui qui s’ouvre.

Il te parla, Lui, de Vigilance. Toi tu te disais Il va exhorter le peuple français à une vigilance toute particulière contre l’antisémitisme qui tue encore en France ? Niet. Il répéta Vigilance. Paix. Union. Tolérance.  Emballé pesé. Et Toi tu actas que jamais elles seraient refaites, les plaques commémoratives qui mentaient en ne disant pas que c’était là le terrorisme islamiste qui avait tué.

Cette extrême prudence désormais de mise. Ces dénonciations à dose homéopathique. Alors quoi. Pourquoi ces mines effarouchées quand le même jour le Ministère de la Culture proposa de commémorer Charles Maurras. Commémorer c’est pas célébrer souviens-toi.

A chaque jour son fait divers antisémite. L’enfant agressé. Parce qu’il portait une kippa Attention:  occasion en or pour le PR que de rattraper la maladresse récente. Et qu’il te tweete vite fait. Et qu’il se range, lui, PR, aux côtés des Français de confession juive. Ils te l’avaient brieffé, son préposé aux tweets présidentiels.

En même temps, t’avais forcément tout le cirque qui reprenait. Tout le cortège des débats attendus. Je pourrais même te dire qui ils inviteraient. Etait-ce un acte antisémite. Et vas-y que je te donne Tribune à toujours les mêmes. Enderlin qui s’écharpe avec Goldnadel. Enderlin qui tweete comme un Trump Comment on pouvait bien savoir que l’enfant avait été agressé parce qu’il était Juif Y avait pas de témoins Y avait même pas un certif médical

Et Gilles-William qui lui sort Le gros dossier Rapport au petit Mohamed qui pèse lourd dans la sacoche du reporter Alors t’as Serge Moati qui fait dans le lyrique L’enfant juif ne se cachait pas ! Erreur d’enfance, erreur d’en France !

Le même Moati qui, le lendemain, sur LCI, Aux 24 heures Pujadas, escortera la haineuse Alima Boumedienne-Thiery Cette ancienne sénatrice de Paris qui osa t’expliquer que ça suffisait de monter tout ça en épingle Que ça allait finir par donner des idées aux antisémites LOL La chanson on la savait par cœur Et d’ailleurs Pourquoi il portait cette kippa

En même temps  – T’as vu comment le PR il m’a contaminée – En même temps donc T’avais L’affaire Sarah Halimi qui repointait le bout du nez Sarah Halimi dont tout le monde se foutait en vérité Mais t’avais soudain la Juge qui refaisait surface. Incognita. Refusant d’acter l’intention antisémite. Osant dire en même temps que une reconstitution ben c’était inutile (ben oui pour quoi faire ? Pour chercher des poux aux 28 flics qui laissèrent un apprenti islamiste lyncher Sarah en direct)

T’as vu Lecteur ? Qui a bronché ? Donne-moi le nom d’un seul qui ait dit ça suffit cet abus de pouvoir

Indignations de salon. Indignations devant un long drink T’as même, tiens-toi bien, celui-là, qui signe pas. Qui te reproche de traiter l’affaire Sarah Halimi comme le crime antisémite qu’elle n’était pas. A ne pas confondre avec d’autres affaires qui l’étaient effectivement.

Et qui t’accuse de contribuer, comme d’autres, à fomenter un climat d’hystérie, à attiser la propension juive à crier au loup à tort, au risque de ne pas être pris au sérieux le jour où un vrai loup sort du bois. Que tu ferais bien de prendre modèle sur Mediapart, qui, lui, acceptait de publier la vérité à ce sujet.

T’as cet autre. Qui signe Attorney at Law. Qui veut, lui, attaquer la Juge Ihuellou pour Faux en écriture publique, le tout via une Tribune intitulée Avons-nous vraiment envie de défendre Sarah Halimi.

L’Attorney at Law.  Rendez-lui juste la justesse de la question. Dites-lui qu’il y a bien une Lettre ouverte citoyenne Et puis aussi une pétition qui circulent

Qui circulent Certes Dans un petit Entre soi. Qui atterriront sur le bureau du Ministre interpellé.  Y a Noémie qui va sortir des Révélations. Sinon C’est tout. Y a bien un bouquin qui va tout te dire. Sinon c’est tout. Qui ici ? Qui en France en a quelque chose à foutre de L’Affaire Sarah Halimi ? Qui s’est offusqué de l’Ordonnance. De la fin de non-recevoir de la Juge ?

Personne. Des condoléances. De sincères indignations assis dans nos fauteuils. Dans ce très sélectif entre soi. Ce trop restrictif entre soi. En vrai, elle faisait rien qu’embêter tout le monde Sarah Halimi avec sa mort à la gomme, là. Lynchée au son des sourates. On avait pas besoin de ça en France hein. Regarde-le notre PR qui s’escrimait à dire en Tunisie que oui, ce pays avait apporté la preuve que l’Islam était compatible avec la démocratie.

De temps en temps Une voix vient troubler l’odieux silence. Cette prof, marocaine de surcroît, qui vient te dire que dans le lycée où elle travaille, 2 collègues de confession juive lui avaient confié qu’ils cachaient scrupuleusement leur judaïsme, par peur. Qui ajoute qu’elle trouvait glaçant que des Français de confession juive dussent craindre pour leur sécurité et pour celle de leurs enfants. Qui insiste lourdement Il était dramatique que cette réalité ne provoquât pas une vague d’indignation dans notre pays. Qui répète que l’heure est grave.

Mais l’écho lui répondit, via les réseaux sociaux, que tout ça c’était un peu comme pour Charlie. Qu’ils auraient pas dû être tués mais qu’ils l’avaient bien cherché. Que ceux qui frappèrent l’enfant étaient des abrutis, mais que tant qu’Israël massacrerait des gosses palestiniens, eh ben ça continuerait. Que d’ailleurs tout ça c’était la faute à Gilles William Goldnadel[2], Le grand responsable de tout ce qui se passait pour les Juifs en France. A attiser qu’il était, Gilles William, cette haine contre les Juifs. Et puis voilà. C’était la faute aux Juifs et puis c’était tout Albert Cohen l’avait bien dit dans son Dialogue des tricoteuses[3] Ce texte où explosaient la pérennité et l’actualité des stéréotypes véhiculés par la parole antisémite Voilà mon rhumatisme qui s’est réveillé C’est la faute aux Juifs Je vous dirais que je suis très constipée C’est la faute aux Juifs Le temps est devenu fou ma parole C’est la faute aux Juifs Il n’y a plus de saisons C’est la faute aux Juifs Ce qui est affreux c’est que les paysans abandonnent la campagne C’est la faute aux Juifs Elle n’a même pas voulu allaiter le bébé

C’était la faute aux Juifs dans ce passage qui te livrait, Lecteur, ce que la linguiste Ruth Amossy appela le prêt-à-porter de l’esprit. Ce prêt-à-porter où le thème figé le plus développé restera à jamais celui de l’antisémitisme.

Antisémite. T’as même des Juifs antisémites. T’as bien Zemmour qui se grilla en le défendant[4], son Maurras. Et vas-y que commémorer c’était pas célébrer. Que si tu tombes sur ça au bac eh ben tu penseras à Maurras hein. Pour ta deuxième partie tu prendras Libé et son OUI, commémorer c’est célébrer. Après tu joueras avec Célébrés au nom de la Nation. T’ajouteras Que Maurras dénonça Pierre Worms, et que ça c’était de l’antisémitisme criminel. Tu réviseras bien tes citations la juiverie qui continuait à étendre ses tentacules sur le monde and so on. Zemmour l’irrécupérable qu’avait déjà dit que Pétain s’en était pris seulement aux Juifs apatrides. Zemmour, ce tout petit Trissotin.

Bref bon courage Il avait raison cet ami très connu de Toi, Lecteur, qui me répéta Mais enfin tu sais bien que tout le monde l’est, antisémite. Sauf les Indiens les Rwandais. Et me refit son cours. Arguments à l’appui.

Elle avait raison Christine[5] A quoi ça sert d’écrire des chroniques Mais qu’on ne nous demande plus d’écrire des chroniques. Comment ? Une petite bande en Alsace décide d’aller vandaliser le cimetière juif de leur village, tout le monde s’empresse de dire qu’ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient, c’est parfait. Pardonnez-leur mon Dieu ils ne savent pas ce qu’ils font. Les djihadistes ont des excuses parce qu’ils viennent de milieux socialement difficiles ? OK. Parfait. Il y a pas de passé ? Il y a pas d’avenir ? Il n’y a que des conditions sociales ? Des quartiers, des salaires, des indemnités de chômage ? C’est tout ce qu’il y a ? Les humains ça se résume à ça ? Rien d’autre ? Il y a pas de pensée ? Il y a pas de liberté ? Il y a pas d’espoir alors. Il y a pas d’humanité.

J’veux descendre de votre monde. Même si Mario Stasi a pris le fauteuil de Jaku. Même s’il dit que le PIR est un groupuscule extrémiste à la doctrine exclusivement vertébrée par le racisme et son obsession des Juifs. J’veux descendre. J’m’sens trop toute seule. Je les supporte plus les Tribunes qui leur donnent bonne conscience et qui s’écrient Eh les gars, il a quel sens le silence à propos de l’affaire Halimi.  

Que toi tu crois que t’as 4 heures pour répondre. Que c’est grotesque Que bientôt tu vas avoir Pascal Boniface comme unique défenseur Parce que sur les plateaux télé, avec ceusse qui l’ont, la carte, ça se pourrait, devant le mutisme indigne des autres, C’est lui qui va monter au créneau Tu sais Juste pour te prouver qu’il l’est pas, Antisémite, et à l’occasion pour le vendre, son bouquin

Mais Le gros mot, Islamiste, Tu l’entendras jamais. Antisémitisme islamiste y en a pas. Ecoute la Juge et sa négation Et puis apprends à te taire. Comme il sied. Essaie de comprendre. On t’a donné Céline. Et puis aussi Maurras. Le Renaudot à Olivier Guez. Ça t’a pas suffi ? Ta France Ce grand pays Des droits de qui vous savez Ta France Elle aime à s’acquitter de commémorations et souvenirs Alors n’en demande pas trop quand même Tu veux quoi Que la France elle s’inquiète aussi de ce vent mauvais qui frappe ses Juifs Non mais Allo quoi.

Redescends sur terre. Ilan ? Mais y en Encore qui persistent et qui disent qu’il en fut alors trop fait trop dit. Arrête avec Sarah Halimi. La Juge te répète que l’enfoiré qui la tua était fragile Arrête de dire que c’est un scandale Tu l’auras pas La qualification aggravante C’est comme ça Va pas m’entraver la Justice

T’es Juif ? Eh ben Sois humble hein Ça changera un peu. Regarde Elle sera peut-être reconnue comme antisémite l’agression du petit Cohen de Sarcelles  Alors arrête Faut pas pousser T’es jamais content Tu veux Tout

Va falloir que tu t’y fasses. Dans cet entre soi cocoon Tout le monde s’en fout S’il avait été exact que l’assassinat de Sarah Halimi nous avait vraiment révoltés, S’il avait été exact que le fait d’être lynché parce que t’es Juif nous avait vraiment indignés, Eh ben peut-être alors que nous n’en aurions pas été là. Suspendus aux caprices et aux colères d’une Juge. Soucieux de surtout pas la fâcher. Son indépendance suprême Fallait pas y toucher. T’es tombé sur une Juge particulière. Ce dossier, il la gave.  

Alors en même temps, quand Plenel, Morin, et leurs amis traitent de racistes et de mythomanes les Juifs qui osent dénoncer la montée d’un antisémitisme que personne ne veut voir, Sois satisfait quand t’as un Cyrulnik qui dans Paris-Match cite des extraits de Bagatelles pour un massacre de Céline. Ou encore des extraits de L’école des cadavres qui t’expliquent que Les Juifs c’est rien que des monstres, des hybrides, des loupés tiraillés qui doivent disparaître.

Voilà. Juif. Non Juif. Tu te débrouilles avec ta conscience. Et puis pense à autre chose. Là tout bientôt C’est la Saint Valentin. Puis Pâques. Et après tu sais quoi ? Après ben c’est l’été. Barbecues Robes à bretelles Sable chaud Sarah Halimi Ce sera trop tard.

Et puis toi L’exception Le Juif Le non-Juif Arrêtez de vous faire du mal Arrêtez de dénoncer ceux qui te parlent de jeunes en mal de reconnaissance, victimes d’une société qui les a relégués, avec l’excuse sociale, celle de la jeunesse, outrés qu’ils sont par le sionisme assassin, ce conflit qui n’était pas le nôtre et qu’ils importaient dans le débat. Arrêtez de crier que c’était la honte que jamais la responsabilité d’un antisémitisme ambiant et sans complexe ne fût pointée du doigt. Cessez d’appeler ça l’inversion accusatoire habituelle.

Ça sert plus à rien. Ils vous entendent pas. Ils veulent pas. Ils savent pas. Ils disent qu’ils peuvent pas. Essaie de les comprendre. Le PR. Le Crif. Le Consistoire. Leur job qu’est trop délicat. Lâche-la, L’Affaire Sarah Halimi

[1] Charles Maurras : le maître et l’action. Editions Armand Colin.
[2] Les Grandes gueules. RMC.
[3] Belle du Seigneur.
[4] Le Figaro. 2 février 2018.
[5] A quoi ça sert d’écrire des chroniques. Libération. 6 mars 3015.

Sarah Cattan

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Publié dans antisémitisme
5 commentaires pour “Antisémitisme, Nos indignations de salon, par Sarah Cattan
  1. Jg dit :

    Un certain Ben Gourion est alle en pologne pour leur demander de ne pas rester plus longtemps dans ce pays , il a parle dans les oreilles d un sourd.Aujourd hui , la situation est la meme , mais les Juifs en france ne le percoivent pas ainsi.
    Les Juifs , sont quantites negligeables , surtout en periode electorale .par concequent , les nouveaux elus viendront de communautes issues de l immigration , associes aux francais de souche majoritairement antisemites .

  2. Jacques Petit-jean dit :

    Même ressenti, même analyse, mot à mot, pensée par pensée…souvent l’impression de faire partie des « hystériques » de trop dans les soirées ou les cercles d’amis…
    Bien à vous.

  3. Jacques Petit-jean dit :

    Chère Sarah,
    ce matin , je m’éveille au son Gaumont de FI? Je suis terrorisé…:
    « plan orange, rouge, alerte niveau deux, intervention du préfet, du ministre de l’intérieur, des milliers de personnes dans les gymnases, des milliers de fonctionnaires et forces de l’ordre mobilisées, des milliers de personnes prises en otage dans leurs véhicules, les uns en pleurs, les autres en colère contre le gouvernement qui n’a pas su anticiper »…
    J’ai des suées, j’imagine l’exode de 1940, puis ma grand-mère franchir clandestinement la ligne de démarcation, je vois transpirant les chars du Pharaon galoper à vive allure vers les cordons de sable et les sables mouvants de la mer Rouge….
    Je mets deux fois du sucre dans mon café, je cherche le reste des beignets faits maison, j’ajoute des amis d’autres continents sur Facebook et que je ne connais pas , croyant devenir Rabbi qui annonce « Le Jour d’Après »…
    J’avale de travers, j’ai la révélation, par une voix mortifère, du nouveau terrorisme qui frappe la France: LA NEIGE.
    Je vais me recoucher et n’en déplaise à votre compagnon ou mari jaloux, avec tout le respect que je lui dois, je pense à vous Sarah et je m’endors à nouveau du sommeil du juste…..

  4. Cjc dit :

    La supposée solidarité juive est un mythe bien ancré chez les non-juifs. S’ils savaient !
    Le calvaires et l’assassinat de Sarah Halimi suscitent autant d’intérêt que les commémorations de la Shoah…
    Il est de bon ton, par contre, d’apparaître sur la photo à côté du Rabin un tel, ou des aparatchics lors du dîner…
    Singulier judaïsme bercé d’illusions sur sa « citoyenneté » et qui se réveille tardivement dans un antisémitisme hexagonal voir planétaire.
    Oui, vraiment, des réactions de salon, totalement inadaptées à la réalité.

  5. Michele dit :

    Personne n’en parle mais tout le monde y pense tout le temps….

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