Solomon Tekah, le jeune éthiopien de 19 ans, une balle qui a ricoché ?

L’enquête policière sur les tirs ayant entraîné la mort du jeune homme éthiopien, Solomon Tekah suit son cours. L’investigation balistique est formelle. Elle révèle que les balles ont été tiré au sol, comme l’avait, depuis le début, prétendu le policer en civil qui a abattu le jeune éthiopien….

Photo Tomer Neuberg/Flash90

Résultat de l’enquête balistique: la balle qui a tué le jeune éthiopien a d’abord ricoche sur le sol

Une autopsie de Solomon Tekah a révélé que seule, une partie de la balle, s’était logée dans son corps, ce qui tend à prouver que la balle a d’abord touché une surface dure (le sol) puis aurait ricoché pour atteindre la victime. Et en effet, la partie restante de la balle a, bel et bien, été retrouvée dans le sol sur le lieu de la fusillade.

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Le quotidien Walla New! a rapporté la version des faits selon les premiers éléments de l’enquête policière

L’officier de police en civil (et en en congé) était de sortie avec son épouse et ses enfants et tous se baladait en soirée dans un parc lorsque qu’un jeune éthiopien de 13 ans était en train de se faire agressé par trois jeunes éthiopiens d’une vingtaine d’années essayant de lui voler son argent et son téléphone. Le policier en civil se serait approché de la scène en leur ordonnant de laisser le garçon tranquille. L’officier se serait alors identifié comme un policier. Mais loin de les calmer, les agresseurs du jeune garçon qui semblaient être ivres, aurait insulté le policier qui au final aurait alors décidé de quitter les lieux puisque son intervention avait permis au jeune garçon de 13 ans de s’enfuir. Cependant peu après, les trois jeunes éthiopiens seraient revenus à la charge en lui jetant des pierres. Frappé à la tête et à la poitrine, l’officier aurait alors appelé au secours, mais ayant le sentiment que sa vie et celle de ses proches étaient en danger, il aurait ensuite sorti son arme pour dissuader les agresseurs. C’est à ce moment, qu’il aurait tiré vers le sol. « Je n’ai pas tiré dans les airs de peur de blesser les passants, car la zone était peuplée » , a déclaré l’officier lors de l’enquête. Et la preuve balistique révélée dans l’enquête citée ci-dessus corrobore le témoignage de l’agent.

Toute la famille du policier menacée de mort

« Au cours des dernières 24 heures, des photos du policier et de ses enfants âgés de 7 mois, 5 ans et 7 ans, appelant à les assassiner ont été publiées sur les réseaux sociaux et sur des sites Web », a déclaré un officier de police.

Ynet a rapporté jeudi la conférence de presse tenue par Yair Nedshi, l’avocat de l’officier de police qui a déclaré : « Au cours de ses nombreuses années de service, mon client a souvent dû faire face à des situations difficiles, mais il traverse actuellement la plus difficile de sa vie. Mon client, sa femme et ses enfants ont été emmenés loin de chez eux et sont, actuellement, sous protection policière par crainte de tentatives de nuire à leur vie à tout moment…….mon client s’est trouvé dans une situation précaire dans laquelle sa vie et celle de sa famille étaient en danger tangible et, en dernier recours, il a été forcé d’utiliser son arme uniquement à des fins défensives….s’il n’avait pas agi ainsi, il est possible qu’il n’ait pas survécu et il est raisonnable de supposer que sa famille aurait été blessée…. Il est important de souligner qu’il n’avait pas l’intention de nuire, il a tiré uniquement à des fins d’avertissement et de dissuasion » a expliqué Nedshi qui a ajouté que le policier avait dirigé son arme sur le sol et pas sur la victime ».

« Il n’y a toujours aucune preuve ni conclusion à son encontre, et sur les réseaux sociaux, il est accusé de meurtre. Ses enfants et lui sont menacés de mort. Il faut mettre fin à cela. Au nom de mon client et de sa famille, je demande la fin de cette chasse aux sorcières et que les fausses rumeurs et les menaces cessent. Laissons l’enquête faire la vérité dans cette affaire » a conclu l’avocat.

Le policer a été libéré et placé en résidence surveillée

En outre, depuis lundi, le pays est paralysé par des manifestations, qui dénoncent une discrimination systématique contre la minorité éthiopienne. Le mouvement a été, en grande partie, déclenché par la décision de libérer le policier qui a abattu Solomon Tekah et de l’assigner à résidence peu après l’ouverture de l’enquête. Cette décision a été mal perçue par la communauté israélo-éthiopienne qui considère qu’elle minimise la gravité des faits, et montre le mauvais exemple aux autres policiers qui pourraient se sentir exonérer après l’usage abusif de la force contre leur communauté.

Pour le gouvernement, les manifestations ont pris une ampleur démesurée

Le ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan a admis la réalité du racisme contre les israéliens issus de la communauté éthiopienne et le sentiment de discrimination éprouvé par celle-ci. Il a aussi ajouté que cette réalité ne devait être ni ignorée ni dissimulée mais a, en revanche estimé, qu’au regard de la violence des manifestations de ces derniers jours, les manifestants avaient perdu toute légitimité et confiance du public.

« Brûler des voitures et des postes de police, lancer des grosses pierres sur les forces de l’ordre provoque la fin de toute légitimité, parce que c’est de l’anarchie. » a déclaré Gilad Erdan.

Benjamin Netanyahou a déclaré mercredi que la mort de Solomon Tekah était une tragédie, mais que les manifestations violentes ne seraient plus tolérées. « Nous ne pouvons pas accepter que des routes soient violemment bloquées. Nous ne pouvons pas accepter des bombes et des attaques contre les policiers. C’est inconcevable», a-t-il expliqué dans un communiqué.

Source Tel-Avivre

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