Trump et Poutine. L’inconstant et l’incontournable. René Seror

L’INCONSTANT ET L’INCONTOURNABLE. 

Rien ne semble arrêter Erdogan. Ni les menaces, ni les injonctions. Il a baptisé sa guerre « SOURCE DE PAIX »

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Humour froid. 

La source ruisselle un peu plus chaque jour. Mais ce n’est pas de l’eau, c’est du sang!

Le sang des civils innocents, tués dans les bombardements, celui des 9 kurdes exécutés par les arabes que la Turquie présente en première ligne. 

Parmi les 9 exécutés, sommairement, à la barbare, figurait une femme. 

Mais les islamistes ignorent la pitié. 

Ils ne font pas de différence. 

Autrefois, ces islamistes combattaient Bachar El Assad. 

La guerre civile continue, mais contre les kurdes. 

Après quelques jours de combat, constatant l’abandon américain, les kurdes se tournent vers les russes. 

La logique est implacable, disons même, fatale. 

Bachar El Assad est appelé en renfort, ou au secours!

Triomphe de l’homme qui a décimé son peuple. 

1000 GI remballent. 

DELIL SOULEIMAN

Les femmes et les enfants djihadistes se sauvent. 

800, pour commencer, les hommes suivront. 

Pas le moindre doute. 

Et pendant ce temps, les européens s’inquiètent, s’indignent, font les gros yeux, 

convoquent le conseil de sécurité, puis réunissent un Mini conseil de défense!

La France va poser le problème au Conseil européen, après demain. 

C’est ce qu’elle fait et qu’elle ne manquera pas de faire au prochain attentat. 

Ne voudrait-il pas mieux,allumer des cierges? 

Pour ne rien changer, les européens, la France en tête, vont au bout de leur logique. 

Celle de l’impuissance. 

Et voilà soudain que le Donald hausse le ton. Il annonce une série de sanctions financières et réclame un cessez-le-feu immédiatement. 

Mais comme annoncé plus haut, les kurdes se sont déjà tournés vers Damas, soutenu par Poutine. 

Poutine au Moyen-Orient, c’est l’anti-Trump et se présente comme le grand vainqueur de ce chaos. 

Les russes ne cessent de prospérer dans cette région du monde où se mêle batailles ethniques et guerres tribales. 

Poutine a sauvé le tyran syrien, il traque les djihadistes, il vend des armes, il est le champion des chrétiens d’Orient. 

Alors que Trump a abandonné l’Arabie Saoudite face à l’Iran, maintenant les kurdes. 

Meme si je peine à le reconnaître

Trump est hélas inconstant,  Poutine est incontournable. 

Il vient de voir la consécration de sa politique arabe. 

Erdogan rencontrera Poutine le 22 octobre. Alexei Nikolsky

Le retour de l’armée syrienne s’est négocié sur une base russe. 

Lundi, Poutine était accueilli en Arabie Saoudite au son du canon et la garde à cheval portant le drapeau de sa suprématie. 

Il signe un pacte sur le prix du pétrole, et aujourd’hui les Émirats arabes unis lui déroulent le tapis rouge. 

A ce jour, force est de constater qu’en Orient, la Russie supplante l’Amérique. 

Et si une paix est signée en Syrie, comme en Iran, il y a fort à parier qu’elle le sera en Russie. 

Moscou joue la paix aussi bien que la guerre. 

Et l’Europe, égale à elle-même, impuissante au balcon, voit passer sa dernière chance. 

Publié dans Proche-Orient
2 commentaires pour “Trump et Poutine. L’inconstant et l’incontournable. René Seror
  1. Anakurdi dit :

    Et si au lieu de nous gaver d’harangues enflammées on nous gratifiait, par exemple, d’une analyse concrète et factuelle ?

    Et si on cessait de dépeindre le monde en noir et blanc ? Nous traitant de daltoniens (je suis poli…) au passage ?

    Et si on rappelait qu’un Etat n’a ni amis ni sentiments mais uniquement des intérêts ?

    Ce qui explique les manœuvres dilatoires européennes ; pourquoi voulez-vous qu’un pays européen risque une seule vie d’un ressortissant, civil ou militaire, et un seul euro dans un conflit dont on n’a rien à gagner, dont on connait l’issue d’avance et dont le sort est entre les mains des belligérants locaux dont AUCUN n’est un ange ?

    Combien de contribuables français, par exemple, voudraient voir leurs impôts dilapidés dans ces guerres interminables au proche Orient ?

    « Trump est hélas inconstant », nous dit-on. Pas tant que ça.
    La volonté de sortir les « boys » du bourbier est bien constante, chez lui. C’est une promesse électorale qu’il respecte à sa manière tout-sauf-diplomatique ; et il n’existe AUCUN argument valable, du point de vue US, de les y garder.

    L’Amérique ne fait rien d’autre que de retrouver ses reflexes isolationnistes. Ce n’est pas le départ de Trump du pouvoir, inévitable tôt ou tard, qui modifierait cette donne fondamentale.

    Il appartient à ses clients et protégés (« alliés » ?), Israël en premier, d’intégrer ça dans leur vision des choses.

    • André Mamou dit :

      Bien vu et bien dit ! Trump gère les intérêts des USA et bien sûr les conditions de sa réélection ! L’Europe ventre mou de l’ Occident ne compte pas et les Russes réalisent leur rêve : contrôler les mers chaudes !

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