Les actes terroristes des pyromanes de tous bords, par Freddy Eytan

Des enquêtes sont en cours pour connaître l’origine des foyers des incendies déclenchés ces jours-ci, toutefois, selon plusieurs indices, la chaleur accablante n’est pas la seule cause ni non plus le court-circuit électrique.

Certes, une partie des incendies a été déclenchée par négligence et manque de vigilance de la part des allumeurs de feux de joie, mais nombreux sont aussi des actes criminels, terroristes.

Ces incendies ont surgi bien avant la création de l’Etat juif. Déjà dans les 1930, des plantations, des fermes et des propriétés juives ont été détruites par les flammes. Les pyromanes anti-écologistes comme les lanceurs de ballons incendiaires de la bande de Gaza utilisent cette arme, si facile à manier, pour déraciner toute présence juive en Terre sainte et saboter toute coexistence et bon voisinage. Dans la même veine nous devrions condamner tout acte de vandalisme et de pyromanie de la part de certains provocateurs juifs à l’encontre des champs et vergers palestiniens.

Durant ces dernières décennies, des forêts entières ont aussi été ravagées à l’intérieur du pays, telle que la « petite Suisse » du mont Carmel, ou celles des montagnes de Judée. Les arbres, symbole de la vie, souvenir des enfants assassinés durant la Shoah, sont plantés par les enfants d’Israël chaque année, suivant ainsi la tradition biblique : « tu ne détruiras pas son feuillage… car l’homme est comme un arbre dans la plaine. » Et pourtant, aucune protestation officielle n’a été entendue de la part des Verts en Europe qui condamnent automatiquement Israël pour le moindre incident avec les Palestiniens. Ni non plus des condamnations au sein des organisations onusiennes et mouvements écologistes internationaux.

Cependant, malgré les intentions prévisibles des pyromanes comme la négligence des utilisateurs des feux de joie prévue chaque année avant la canicule de l’été, les autorités et les différents ministères réagissent toujours après coup. Contrairement aux pays européens et à l’Amérique, en Israël, le combat contre les feux de forêts n’est pas une priorité nationale, le matériel utilisé date souvent des années 1970 et le métier de sapeur-pompier est considéré encore comme archaïque. Il est stupéfiant de constater qu’un pays moderne, puissant sur le plan économique et militaire, et fer de lance dans la recherche technologique et scientifique, n’est pas capable de maîtriser rapidement un incendie banal.

Comme de coutume, on ne se réveille ici de sa torpeur qu’après une catastrophe. A chaque fois nous assistons au scénario classique d’accusations mutuelles, de renvois de responsabilités, d’excuses, de prétextes et de commissions d’enquête. Ce dernier incendie a été l’un des plus vastes que nous ayons connu depuis la création de l’Etat et une fois encore la négligence, l’indifférence, et le manque d’infrastructures dévoilent la carence et le désarroi des autorités gouvernementales.

Par contre, il met en relief la solidarité extraordinaire chez nos compatriotes, le courage exemplaire des sapeurs-pompiers et le dévouement exceptionnel d’hommes et de femmes de bonne volonté, véritables patriotes et remarquables citoyens.

L’appel au secours à chaque fois à des pays voisins tel que l’Egypte ou Chypre, n’est sans doute pas le bon remède, il est même humiliant pour un Etat qui possède des escadrilles d’avion et d’hélicoptères les plus sophistiqués au monde.

Aujourd’hui comme hier, ces incendies dévoilent notre grande faiblesse et nos points vitaux et sensibles. L’arrière n’est toujours pas assez préparé à subir des catastrophes. Pire encore, est-il bien préparé devant un déluge de fusées et de roquettes en provenance du Hezbollah, du Hamas ou de l’Iran ?

L’incendie du Carmel, le 2 décembre 2010, a fait 44 victimes (photo Wikipedia)

Les terribles images que nous avons vues au kibboutz Harel et surtout les cinquante maisons calcinées au mochav Mevo-Modihim rappellent celles des bombardements de la guerre. Elles ne devraient plus se produire. Des familles entières ont perdu tous leurs biens. Toute une communauté a perdu un fief, un foyer. Tout est parti en fumée, les meubles, les habits, les tapis, les tableaux, les livres, les albums et les photos. Chaque maison a été complètement réduite en cendres. Le feu a tenté d’effacer un passé familial ainsi que les pages d’Histoire de cultivateurs solidement enracinés dans la terre d’Israël, dans leur terroir.

Dans ce douloureux contexte, nous devons très rapidement tirer des leçons et prendre toutes les mesures et budgets nécessaires pour reconstruire et replanter, se préparer aux nouveaux défis et faire face aux menaces.

La maîtrise des incendies est une rude épreuve et provoque à chaque fois des manifestations de joie à Gaza, Beyrouth et Téhéran. Nous devons prouver qu’Israël est capable d’affronter les pires dangers, et notamment les incendies de forêts.

Nous sommes toujours capables de transformer nos faiblesses en force puissante et dissuasive. Pour pouvoir atteindre nos objectifs, des décisions gouvernementales sont impératives et doivent être appliquées sans délai. Dans les moments de crise nationale, nous ne devons compter que sur nous-mêmes et ne jamais attendre un miracle.

Freddy Eytan,Le CAPE de Jérusalem,jcpa-lecape.org



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