Dangereuses attaques contre l’audiovisuel public

Au-delà des légitimes opinions politiques, un nouvel incident, cette fois audiovisuel, vient affecter les fondements des principes universels (ONU), européens (UE) et français (cinquième constitution de la république française-statuts de l’audiovisuel public) et d’autres encore.

Après avoir soutenu, face à l’opposition syndicale, la désignation d’un journaliste du mensuel Valeurs-Actuelles à un micro commentaire et à une heure de faible écoute, les directions de France-Inter et de Radio-France ont finalement cédé à la pression syndicale en conduisant le journaliste à un débat hebdomadaire.

L’argument syndical reposait notamment sur une ancienne condamnation pénale de Valeurs-Actuelles pour injures racistes juridiquement contestée et à une époque en laquelle le journaliste boycotté n’appartenait pas à Valeurs-actuelles.

Devant un nouveau et virulent refus syndical, le journaliste exprimait son exaspération et sa décision de jeter l’éponge.

A ce stade, quelques questions de fond se posent.

1-Tous syndicats qui se positionnent en faveur ou contre des nominations et des participations de journalistes dont ils considèrent les opinions contraires aux leurs violent le statut syndical qui prohibe les activités politiques des syndicats.

2- Tous journalistes adoptant la même attitude interdite violent la réglementation de la profession de journaliste.

3- France-Inter et Radio-France appartiennent au service public de l’audiovisuel et à ce titre bénéficient du financement public.

Les pressions et le découragement imposés par les syndicats au journaliste boycotté violent l’indépendance de l’audio-visuel public et ses statuts.

Ils contreviennent à la nature et à la destination du financement prélevé sur le Denier public.

4- Le soutient actif et physique d’une part, et l’identité de vue entre les syndicats de Radio-France et le mouvement politique LFI d’autre part, est une anomalie qui heurte notamment la nature et le statut syndical.

L’ identité de vue et la mixité entre syndicats de l’audiovisuel et LFI n’affecte pas seulement l’indépendance structurelle des syndicats, elle fait également fi de la lutte naturelle et conventionnelle contre l’antisémitisme, les racismes, les sexismes, et les luttes contre toute forme de ségrégation adhérente et inhérente à tout service public.

IN FINE,
L’incident imposé au journaliste de Valeurs-Actuelles par les syndicats consacrent un faisceau de violations dangereuses pour l’utilisation des fonds publics, pour le respect des textes et principes universels, européens et français, pour le respect des statuts professionnels et syndicaux, pour les lois parlementaires et pour les lois organiques.

Il appartient au ministre de tutelle, sous les autorités du gouvernement et du chef de l’Etat, de réagir rapidement et avec efficacité contre la mainmise anormale de LFI sur les syndicats et le fonctionnement du service public de l’audiovisuel.

Dans le cas contraire, il restera à constater la gravissime minoration des libertés publiques et privées et l’asservissement du service public de l’audiovisuel à un parti au fonctionnement, aspirations et activités antidémocratiques.

Tous les ingrédients sont visibles, lisibles et audibles, tout le monde le voit, tout le monde le sait.

Dans ces conditions, la passivité gouvernementale serait un abandon inacceptable et irresponsable de ses responsabilités structurelles devant les finances et la souveraineté de la nation.

Pierre Saba
20 septembre 2026

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