Le journal Le Monde crie au loup mais le vrai loup ne se regarde pas

Le Monde dénonce Bolloré comme une menace pour la liberté de presse. Juste. Bolloré contrôle des chaînes, c’est visible, c’est critiquable directement. On sait à qui on a affaire.

Mais Le Monde signe un accord avec OpenAI.

ChatGPT utilise ses articles pour s’entraîner.

Des millions de gens consultent ChatGPT sans savoir que Le Monde a façonné les réponses. L’accord est signé, annoncé, puis rangé au placard.

Où est la dénonciation ? Nulle part. Silence.

Voilà la différence. Bolloré contrôle des journaux. On le voit. On peut le critiquer. Le Monde contrôle ChatGPT. On ne le voit pas. ChatGPT passe pour neutre. L’influence est multipliée par mille et l’invisibilité est totale.

Le biais, c’est système

Et ce n’est pas abstrait. Regardez la couverture du conflit israélo-palestinien. Depuis des années, Le Monde mélange allègrement journalistes palestiniens et combattants du Hamas. Un gars qui pose avec un fusil et publie des revendications d’attentats devient un « journaliste tué par Israël ». Le flou est volontaire. C’est une technique.

Maintenant ce flou est dans ChatGPT. Des millions de gens qui posent une question sur le conflit héritent de cette confusion. Pas parce qu’OpenAI l’a décidé. Parce que Le Monde l’a construit, et que Le Monde alimente ChatGPT.

L’hypocrisie évidente

Le Monde crie que l’IA menace la démocratie. C’est une affirmation creuse. L’IA ne menace rien. Ce qui menace, c’est qui contrôle les données de l’IA. Et voilà Le Monde qui contrôle. Sans que personne n’en parle.

Les organisations puissantes qui prêchent la morale le font rarement en la pratiquant. Elles la prêchent au lieu de. C’est plus efficace. On parle de vertu, personne ne regarde ce qu’on fait.

Le Monde a une formule. Elle marche depuis longtemps. Contrôler l’information. Donner des leçons sur ceux qui contrôlent l’information.

Personne ne regarde ses propres mains.

Avec l’IA, c’est mieux caché et plus puissant. Pas plus transparent. Pire : plus invisible.

Ce qui ne change pas

Est-ce étonnant ? Non. Les organisations de ce type ne renoncent pas au pouvoir. Elles le raffinent. Elles le camouflent mieux.

Ce qui changerait les choses, c’est que les gens regardent enfin d’où vient vraiment l’information qu’ils reçoivent. Que quelqu’un crie que le roi est nu. Que Le Monde soit traité comme ce qu’il est : une organisation puissante qui défend ses intérêts et ses orientations pas la vérité.

Mais tant qu’on crie « les IA menacent la démocratie » au lieu de regarder qui contrôle les IA, on gagne du temps. Et on continue.

Et on ne voit pas qui est la vraie menace à la liberté d’opinion et d’expression, Tartuffe manœuvre bien.

Paul Germon

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