Étant donné qu’Édouard Philippe a baisé à plusieurs reprises la pantoufle des communistes, multiplié les amabilités et les œillades appuyées à la gauche molle et dure, à nos rappeurs les plus distingués, qu’il s’est toujours montré « respectueux » avec Doriochon (quand d’autres ont le courage de l’appeler par son nom), on peut raisonnablement conjecturer que cet homme habile, s’il parvient au second tour, sera élu.
Il est le candidat idéal du système en place depuis des décennies : technocrate policé, ancien premier ministre de Macron, maire qui s’emploie à ne jamais froisser ni les uns ni les autres.
La gauche, ou ce qu’il en reste, le fera roi par défaut. Pas certes par amour mais par calcul : mieux vaut un Philippe « respectable » qu’un candidat qui remettrait vraiment en cause le «logiciel» ( pardon pour ce mot horrible qui fait les choux gras des politistes de plateaux) depuis 1945.
En France, depuis la Libération, il faut encore et toujours faire des ronds de jambe aux « communistes » et aux « révolutionnaires » anticapitalistes, même quand ils ne pèsent plus que quelques points et qu’ils ont trahi la classe ouvrière, les agriculteurs, les petits français de la périphérie qui voudraient la sécurité, y compris culturelle comme disait Bouvet.
C’est le prix à payer pour que le théâtre tourne. On leur offre des strapontins, des hommages culturels, des clins d’œil médiatiques et, surtout, on leur garantit qu’on ne touchera pas au cœur du système : l’état obèse, les rentes, la dette, les subventions aux » assoc » et aux navets cinematographiques bienpensants,, l’immigration de masse gérée en flux tendu et l’euro technocratique.
En échange, ils fournissent le paravent « antifasciste » ou « progressiste » qui permet d’écraser électoralement tout ce qui ressemble de trop près à une droite populaire ou souverainiste.
Le train-train rhubarbe-séné des strapontins du théâtre éternel continue donc : au premier tour on fait semblant de se haïr, au second on s’embrasse pour sauver la ŕépublique (c’est-à-dire le système oligarchique avec ses prébendes diverses).
Philippe, avec son sourire de notaire ou d’ingénieur commercial, selon les circonstances, son physique agréable et « sportif » ( contrairement au chafouin Retaillau-on se doute que je le préfère de loin ) ses courbettes calculées, est taillé pour ce rôle.
Il n’effraie personne à gauche, il rassure les centres et les marchés, et il peut récupérer assez de voix pour barrer la route à celui qui oserait vraiment changer les règles du jeu.
C’est le grand classique de la Ve : le candidat du système l’emporte toujours quand il parvient à se faire passer pour le moindre mal aux yeux de ceux qui, depuis 1945, ont le monopole moral de l’antifascisme et de l’anticapitalisme de salon rive gauche.
Il ne manque plus que Philippe nous explique que « Hamza la douane » est juste un nouveau gavroche très sympqthique, de ceux, qui pour le plus grand bonheur des « pédagogues» « ambiancent » les salles de classe de l’école française ( id est : ont contribué à déliter et pourrir l’école de la transmission : trois ou quatre Hamza impunis par classe de collège) et le tour sera joué.
Philippe n’est pas un raciste : la preuve, il se fout de la chienlit éducative partout.
Il a fait son pélerinage OBLIGÉ à la » fête de l’Huma » que tout bon croyant doit faire une fois dans sa vie.
Il est macroniste ?? Mais c’est un point de détail même si absolument tout le monde s’accorde à trouver le bilan de Macron apocalytique. Étrange.
Cerise sur le gâteau le champion du monde des faux-culs toutes ceintures confondues, Wauquiez vient de dire que Philippe était un homme d’État « responsable », « à la hauteur des enjeux » ou un baratin à la con du même genre.
Bref. Minable et pathétique spectacle. Les « partis » …
Mais Philippe n’est pas encore au second tour. Il faut que la France se réveille.
© Antoine Desjardins

Une seule solution, David Lisnard !