
Le scandale absolu, auquel Emmanuel Macron n’est absolument pas étranger, est que les négociations censées porter sur la guerre entre les États-Unis et l’Iran ont, lors de la phase d’hier, porté sur le Liban.
C’est ce que voulaient les mollahs.
C’est ce que demandait Macron.
C’est ce que Trump a concédé.
Et ce, au mépris total du gouvernement libanais et du peuple libanais.
Macron, qui a coalisé plusieurs pays arabes contre un dialogue direct entre Israël et le Liban, a en réalité, une fois de plus, épargné le Hezbollah. Il lui a redonné de la force et a contribué à faire en sorte que les discussions s’ouvrent sur ce sujet, comme si Israël était à l’origine du problème.
Il épargne le Hezbollah, qui a gangrené le sud du Liban de tunnels, de missiles et de stocks d’armes. Macron épargne ce mouvement depuis des années. Il ne lui a jamais sérieusement demandé de respecter les résolutions de l’ONU. Si celles-ci avaient été appliquées, aucune guerre n’aurait éclaté et le Liban ne serait pas dans l’état où il se trouve aujourd’hui.
Au lieu de travailler au désarmement du Hezbollah et d’aider le Liban à recouvrer sa souveraineté, la diplomatie de Macron a constamment cherché à préserver le principal relais des mollahs iraniens dans la région.
La scène de Versailles est ahurissante. Le VRP Macron semblait satisfait de sa manœuvre, j’allais dire son infecte ruse : faire signer cet accord chez lui. Tout son lobbying, inspiré par son ami qatari, a porté ses fruits. Les discussions devaient d’abord porter sur Israël et le Liban avant même d’aborder la guerre elle-même.
Macron a, une fois encore, bradé le Liban aux mollahs.
A-t-il agi par réflexe post-colonial, comme si le Liban ne pouvait pas choisir avec qui discuter de ses problèmes ? Par calcul diplomatique ? Ou pour d’autres intérêts que nous découvrirons peut-être un jour?
Que le Liban dialogue avec Israël semble être le pire des affronts faits à ce président réellement nuisible, efficace dans la nuisance. Incompétent pour trouver de véritables solutions.
Il reste onze mois à cette présidence honteuse pour la France.
J’espère que celui qui lui succédera mettra enfin un terme à cette déchéance.
Photo et texte de Faraj Alexandre Rifai

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