« Qu’elles sont belles tes tentes, Jacob,
tes habitations, Israël »
Dixit Balaam,
le mage du roi Balak,
en voyant passer à l’horizon,
avant que Moïse ne traverse le Jourdain, direction Israël, avec sa horde de loqueteux, de retour d’un stage longue durée en construction d’immeubles en terre d’Égypte.
Bien d’autres excursions, généralement involontaires, suivront.
Un compliment qu’on aimerait bien entendre aujourd’hui.
Et pourtant.
En fait, Balak avait commandé, à cette occasion, à son mage Balaam, une malédiction contre le peuple juif lorsqu’il passerait dans les parages.
Mais il a sans doute voulu jouer un mauvais tour à son patron…
et a changé la formule magique négative en bénédiction, genre compliment.
Oui, ces malédictions étaient de mise à l’époque.
Version harcèlement à distance.
Mais cékwassa :
« Qu’elles sont belles tes tentes, Jacob, tes habitations, Israël. »
En simplifiant beaucoup, sans s’engouffrer dans des détails linguistico-philosophiques, la première partie de la phrase renvoie plutôt à l’aspect matériel, physique.
La seconde, à une dimension plus spirituelle.
Un très beau compliment, ma foi.
Quelque chose comme :
« Quel beau peuple vous avez bâti. »
Bon.
Ça ne risque pas vraiment de se produire actuellement sur les réseaux sociaux.
Mais enfin, ça a existé.
Au moins une fois.
Et comme l’histoire se répète, dit-on,
espérons.
© Jacques Frojmovics
Jacques Frojmovics (né en 1952) témoigne de ce qui est …
Pour aller plus loin:
Source : Fondation Auschwitz https://t.co/IeWc3L3SsP
— cattan (@sarahcattan_) April 16, 2026
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