Aux sources de la haine planétaire contre Israël : l’ère des journalistes-militants. En marge de l’expulsion d’Alice Froussard. Par Pierre Lurçat

Dans une conférence donnée hier soir à Jérusalem, l’historien Georges Bensoussan, qui vient de publier une remarquable Nouvelle histoire du sionisme, s’interrogeait sur le paradoxe de la haine planétaire contre Israël, apparue au lendemain même de l’attaque meurtrière du Hamas contre Israël le 7-Octobre 2023. J’aborde également ce paradoxe dans la nouvelle édition de mon livre Les mythes fondateurs de l’antisionisme contemporain, qui paraît ces jours-ci, et que je présenterai en France dans une série de conférences sous l’égide du Département pour la promotion de l’alyah de l’OSM*.

Parmi les causes multiples de ce phénomène, il en est une qui est rarement abordée, celle des “journalistes-militants”. Sous couvert de journalisme, ils relaient quotidiennement le « narratif » palestinien, celui de l’OLP et du Hamas, dans les colonnes des grands médias, en France et ailleurs. Les exemples sont légion, et on aurait peine à les recenser tant ce phénomène est devenu banal. Il suffira pour s’en convaincre de mentionner le cas emblématique du « journaliste » américain Nicholas Kristof accusant Israël de « crimes sexuels » contre les terroristes du Hamas emprisonnés, en « Une » du New York Times.

Cet article scandaleux, digne du Stürmer nazi, a justifié de la part d’Israël une réaction exceptionnelle, le dépôt d’une plainte pour diffamation publique aux Etats Unis. C’est sans doute le grand changement consécutif au 7-octobre, qui mérite d’être salué : l’État juif a cessé de se comporter comme le « Juif des nations » (expression due au regretté Paul Giniewski) pour rendre coup sur coup, tant sur le champ de bataille que sur le front médiatique.

La décision annoncée ce matin par le ministre Amihai Chikli de refouler à l’entrée du territoire israélien la « journaliste » militante française Alice Froussard s’inscrit dans la même veine. Israël a compris (mieux vaut tard que jamais) que le front des médias était tout aussi important que celui de Gaza ou du Liban. « Les règles du jeu ont changé« , a précisé le ministre Chikli à l’adresse du président Macron et de son ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.

« Ceux qui soutiennent le Hamas et ceux qui soutiennent le mouvement de boycott contre l’État d’Israël n’entreront pas en Israël », a-t-il ajouté. Cette décision doit être saluée et soutenue par tous ceux qui s’inquiètent de la désinformation contre Israël et de la haine antijuive qu’elle suscite en France et ailleurs. Les « journalistes-militants » propalestiniens vont devoir réfléchir à deux fois avant de publier leur prose anti-israélienne.

© Pierre Lurçat

*Je présenterai mon nouveau livre « Les mythes fondateurs de l’antisionisme contemporain » à Strasbourg, Bordeaux et Paris les 25, 29 juin et 1er juillet respectivement. Inscription obligatoire auprès de l’OSM :

Face à la haine planétaire le jeudi 25 juin 2026 à 20h00 Strasbourg

Face à la haine planétaire conférence le lundi 29 juin 2026 à 20h30 Bordeaux

Conférence Pierre Lurçat du mercredi 1 juillet 2026À 20h00 Chasseloup Laubat

SOURCE : Le Substack de Pierre | Substack


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