J’ai écrit « *La fin des Juifs de France ?* » il y a un an avec mon ami du JPPI Dov Maimon , et je ne ne partais pas (et lui non plus!) d’une supposition d’Alya comme le croient certains, mais d’une « analyse sérieuse du terrain avec 200 interviews de juifs », de grands flics, de politiques locaux, d’experts du renseignement, de sociologues, politologues, politiques, etc… Nous disons que « l’Etat d’Israël ne pourra pas facilement intégrer tous les français juifs » (moyenne d’âge trop élevée, capital financier de départ et retraite insuffisante pour vivre en Israël, priorité pour Israël d’investir pour les soldats et pas pour des logements sociaux)… En clair : les riches auront les moyens d’aller n’importe où dans le monde, les pauvres restent « coincés dans les banlieues ou des villes dangereuses ».
La réalité que nous avons analysée et qui se vérifie de jour en jour est la suivante :
1/ J’ai vérifié ce matin nos études avec une patronne du marketing de Carrefour et de Monoprix. 10 Millions de personnes mangent hallal en France, dont 7M de musulmans, 65% des musulmans qui mangent tout le temps Hallal, 15% le plupart du temps. Résultat : 9M de musulmans pratiquants « dont 28% radicalisés et 50% chez les jeunes » (Institut Montaigne… déjà en 2016). Donc une pression démographique qui va « passer de 15 à 30% de la population d’ici 30 ans ». On ne connait pas de pays où vivent 30% de Musulmans et où il y a des Juifs….
2/ Nous annoncions le renversement des maires PS de la petite couronne soutenus par les islamistes pour des candidats aux ordres des islamistes et en général LFI. Cà a eu lieu. A commencer par Sarcelles dont le maire voulait me faire un procés, mais aussi dans le 93 et le 95
3/ La bipolarisation Mélenchon – Bardella : la répartition des 15% de la droite sur 3 candidats. L’étiage naturel de Melenchon à 18-20%, une gauche en miettes avec là aussi de nombreux candidats. « Aucun candidat des blocs centriste ou de la droite républicaine n’arrivera donc au second tour », on va vers une élection gagnée d’avance par le RN. C’est presque une évidence maintenant. Le résultat d’un mouvement de balancier et de l’immigration depuis 30 ans.
Dans ce cadre… en cas d’arrivée de Bardella 1er ou de balayage de Mélenchon au 1er ou au 2eme tour, on aura des appels à l’émeute généralisées et déjà lancés à Saint Denis !
4/ Les forces de sécurité en France envisagent DEJA ces scénarios de contagion partout sur 12 semaines. La différence avec 2005 et juillet 2023 ? En 1995 « la paix a été faite en vendant les banlieues au Qatar » (la banque mondiale des frères musulmans) grâce aux « grand frères » + aux incitations fiscales) – « rappelez vous la signature sur le T-shirt des émeutiers ce samedi »… En juillet 2023 les trafiquants de drogue ont arrêté au bout de 7 jours de business par terre. Mais en plus, depuis le 07 octobre, « les Juifs sont devenus le facteur explicatif du malheur en banlieue ». Et là on a maintenant des « Etats infiltrés » (Algérie, Turquie, Qatar) qui ont des intérêts et des forces vives en France.
Les armes et les DZ mafias peuvent désormais passer à l’action avec des sécessions de parties du territoire promises, c’est déjà réalisé en partie !
5/ Donc oui, « il faudra évacuer les Juifs de certains endroits dans moins d’un an » (150.000 sur 440.000, dont 115.000 n’ont pas les moyens de partir).
Sinon ? Le risque de « banlieues fermées avec des chekpoints de vérification à l’entrée », de viols et de pogroms. « Un 7 octobre français est tout à fait possible ». Je ne me situe pas sur le terme de « Shoah » trop spécifique. Ce seront plutôt des pogroms éparpillés.
Les livreurs Amazon et les chauffeurs Uber connaissent vos adresses !… « Comme on dit en Corse : « Je sais où tu habites…
6/ « Que fera Israël » ? Rien !!! Car Israël ne peut pas intervenir dans une démocratie, ici on n’est pas en Ethiopie ou en Ukraine.
« Que fera la police française » ?
Selon un ancien patron de la DGSI, « elle restera au pied de l’immeuble sans intervenir, comme pour Sarah Halimi ». Et l’Etat ? Pas grand chose de plus !
« Après le grand moment de séduction des Juifs pour gagner l’élection la main sur le cœur, il faudra que l’Etat passe aux choses sérieuses ». C’est-à-dire « dealer la paix avec les ‘grands’ des banlieues » pour éviter une guerre civile » (dixit François Pupponni).
7/ Que feront les institutions juives… « absolument rien car elles sont très faibles et sans stratégie et moyens d’actions, et seraient vite balayées » par ce type de crise.
8/ Et si rien de tout cela n’arrive, ‘has veshalom, relisez mon premier point‼️‼️
La France est « en train de basculer dans une société à la libanaise du fait de sa démographie, et on ne voit pas ce qui pourra arrêter cela ». Même s’il est incorrect de le dire. Il faut sans doute se battre pour imaginer encore une place pour les juifs dans la « Nouvelle France » ou dans le chaos économique et social de l’extrême droite au pouvoir… Mais hélas l’urgence n’est plus là !!!
Donc oui. Préparez vous malheureusement ! « Mettez vos enfants, vos femmes et votre ARGENT à l’abri en Israël, en Corse ou ailleurs », mais dans tous les cas, préparez-vous. Car la suite risque de n’être pas très drôle !…
ATTENTION‼️‼️
Tout ceci n’est pas une « prophétie de malheur autoréalisatrice. C’est la réalité »‼️Cette vérité coûte cher. Il n’y a peut -être pas forcément d’Alya au bout. Peut être rien de connu.
Mais à vouloir l’établir sur des faits réels, « Dov et moi nous avons risqué nos vies ».
Ps : je ne suis financé ni par le Maroc, ni par Israël, ni par les Émirats ni par le Bahreïn, ni par l’Arabie Saoudite… Juste un simple consultant en stratégie depuis 30 ans, ancien chez Mckinsey ! Comme nous l’a dit un évêque : « Gouverner c’est prévoir ». En effet. Il faut prévoir…
© Didier Long
Pour aller plus loin avec Dov Maimon:
« Voilà les réactions typiques des leaders communautaires qui se prétendent responsables. Je prends le temps de déconstruire.
On m’accuse de téléologie — partir de la conclusion pour construire l’analyse. Regardons ce qui se passe réellement dans ce post. La conclusion est posée dès le départ : rester est courageux, partir est une capitulation. Tout le reste — Rav Sacks, les marranes, les coalitions — vient habiller cette position. C’est exactement la démarche qu’on me reproche. La téléologie est dans ce post, pas dans mon travail.
Mon métier c’est de produire des rapports de risque pour des gouvernements. Pas de gérer l’identité communautaire. Pas de produire du réconfort. Évaluer des scénarios et dire ce que les données montrent, même quand c’est inconfortable. Ce n’est pas le même registre. Ce n’est pas comparable.
Sur la Shoah — le titre n’était pas de moi. Je n’ai pas dit “Shoah en France”. J’ai dit qu’une nouvelle Shoah n’est plus inconcevable, mondialement, dans un scénario précis que nous documentons : un basculement des États-Unis contre Israël. Ce scénario est dans nos rapports. Des décideurs le prennent au sérieux aujourd’hui. Démolir une position que je n’ai pas défendue c’est confortable. Ce n’est pas rigoureux.
Sur la prétendue contradiction entre coalitions et antisémitisme structurel : les deux coexistent parfaitement, n’importe quel analyste de risque vous le dira. L’Allemagne de Weimar avait d’excellents amis juifs. La question n’est jamais “est-ce que des gens bien existent”. La question c’est quelle force l’emporte sur vingt ans. Les tendances démographiques, culturelles, politiques — elles sont lisibles. Elles ne vont pas dans le bon sens.
Sur la marrânisation : des enfants qui enlèvent leur kippa, des mezouzot qui disparaissent, des noms qui s’effacent des interphones. Si ce n’est pas une invisibilisation contrainte, quel mot propose-t-on ?
Et le point central que ce post évite soigneusement : les gens qui le lisent, qui trouvent les arguments élégants, et qui se couchent rassurés ce soir — ils ne se préparent pas. Endormir des gens face à un danger documenté pour leur offrir du réconfort intellectuel c’est une faute grave. Une faute de responsabilité.
Une seule question concrète : comment un Juif ordinaire, pas intellectuel, pas mobile, vit ouvertement juif en France dans dix ans sans mettre ses enfants en danger ?
Cette réponse n’est pas dans ce post. Elle n’existera pas.
Better being vaguely right than precisely wrong ».
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ILAN SCIALOM
« Dov Maimon, tu es un ami, et c’est précisément parce que je te respecte, et que je prends ton travail au sérieux, que je veux te répondre publiquement après ton interview sur Radio J avec Ilana Ferhadian Perso.
Tu poses un diagnostic sombre : l’État ne protégera pas les Juifs, nous allons nous marrâniser, et une nouvelle Shoah est possible en France. Je comprends d’où vient cette lecture. Mais je crois qu’elle souffre d’un problème de méthode qu’il faut nommer franchement : elle est téléologique. Tu pars d’une conclusion (l’alyah est la réponse) et tu construis une lecture du réel qui la rende inévitable. Ce n’est pas de la mauvaise foi, c’est le biais du chercheur-militant. Et ce biais produit trois problèmes sérieux.
Premier problème : la Shoah n’est pas une analogie disponible.
Dire qu’une nouvelle Shoah est possible en France, c’est commettre deux fautes simultanées. Une faute historique d’abord : la Shoah n’est pas un degré supérieur d’antisémitisme. C’est un événement singulier qui a requis une conjonction très spécifique tu le sais mieux que moi. Un État totalitaire, une bureaucratie industrielle de la mort, une occupation militaire de l’Europe, une idéologie raciale d’extermination portée au pouvoir. La France de 2026 n’est pas l’Allemagne de 1933. Pas parce que l’antisémitisme a disparu, loin de là, mais parce que ces conditions structurelles n’existent pas. Une faute politique ensuite : quand tout devient Shoah, rien ne l’est vraiment. L’inflation analogique émousse la perception, fatigue les alliés, et finit par discréditer les alertes légitimes. On ne combat pas l’antisémitisme avec des analogies qui tétanisent. On le combat avec des analyses qui permettent d’agir.
Deuxième problème : une contradiction interne.
Tu affirmes simultanément que l’antisémitisme est cognitif, structurel, quasi-universel, inscrit dans les représentations.
Et que des coalitions existent, que des Français « de la France profonde » sont avec nous. Mais ces deux propositions ne peuvent pas coexister sans tension.
Si l’antisémitisme est cognitif, sur quoi reposent ces coalitions dans la durée ? Et si ces coalitions sont réelles et solides, pourquoi la marrânisation serait-elle inévitable ?
Tu veux les deux: le catastrophisme pour légitimer l’alyah, et les alliés pour rester crédible dans le débat français. Analytiquement, tu ne peux pas avoir les deux.
Troisième problème : la marrânisation
Ce mot porte une histoire précise et lourde. Les marranes étaient des Juifs contraints par la violence d’État et la menace de mort de feindre la conversion sous peine d’Inquisition. Ils n’avaient pas le choix. L’utiliser pour décrire la France de 2026, c’est confondre une pression sociale réelle (et dans certains contextes, extrêmement grave) avec une persécution institutionnelle légiférée. Cette confusion n’est pas neutre : elle sert ton récit, mais elle dessert l’analyse. Et surtout, elle produit ce qu’elle prétend décrire : un discours qui dit aux Juifs de France « vous allez vous invisibiliser » légitime le repli au moment précis où l’engagement est le plus nécessaire. Il transforme une possibilité en fatalité.
Et cette fatalité, une fois intériorisée, devient auto-réalisatrice.
Rav Sacks, que tu connais aussi bien que moi, avait mis en garde contre exactement cela : la tentation du repli est compréhensible, mais elle revient à abandonner notre responsabilité.
Envers l’humanité, et envers nous-mêmes. Ce n’est pas être optimiste de le dire.
L’alyah peut être un choix. Légitime.
Elle ne devrait pas être une capitulation présentée comme une évidence analytique.
Les marranes n’avaient pas le choix. Nous, nous l’avons encore. Et le premier acte de responsabilité collective, c’est de refuser le discours qui nous convainc du contraire.
Avec toute mon amitié, mon cher Dov ».

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