
đźđ±Â « On nâĂ©tait pas prĂȘts » : comment IsraĂ«l a dĂ©couvert, en pleine guerre, sa dĂ©pendance et ses failles
EnquĂȘte
Introduction
Tout commence par une phrase.
« On nâĂ©tait pas prĂȘts. »
Pas prĂȘts Ă quoi ?
Ă une guerre qui dure.
à une guerre réelle.
Ă une guerre oĂč, trĂšs vite, ce qui manque⊠ce ne sont pas les idĂ©es, mais les munitions.
Le choc que personne ne sait expliquer
Le 7 octobre reste, pour ceux qui lâont vĂ©cu de lâintĂ©rieur, un point aveugle.
« Impossible dâexpliquer lâampleur de la surprise. Impossible dâexpliquer lâampleur de lâĂ©chec. IsraĂ«l nâa jamais Ă©chouĂ© comme ça. »
Dans ces mots, il nây a pas de recul.
Il y a un constat brut.
La rĂ©alitĂ© de la guerre : les stocks sâeffondrent
TrĂšs vite, le problĂšme devient concret.
« Tsahal sâĂ©tait prĂ©parĂ©e Ă un mois de guerre intensive, sur la base des stocks existants. »
Un mois.
Mais la guerre sâinstalle.
Et les munitions disparaissent.
« Il y avait des manques sĂ©vĂšres⊠en artillerie, en obus de chars⊠mĂȘme en munitions individuelles. »
Puis vient lâaveu :
« Ă un moment, on a clairement ressenti quâon manquait de munitions. »
« On a tiré comme des fous »
Sur le terrain, les soldats ne parlent pas en langage stratégique.
« Au début de la guerre, on tirait comme des fous. »
Pourquoi ?
« Pour leur rentrer dedans⊠mais aussi par manque de confiance. »
Lâartillerie devient une protection.
« Les forces qui entraient Ă Gaza recevaient un Ă©cran de feu quâon nâavait pas vu depuis des dĂ©cennies. »
Mais chaque tir est définitif.
« Une munition que tu tires, tu ne peux pas la tirer une deuxiÚme fois. »
Un pays en production de guerre
Ă lâarriĂšre, tout sâaccĂ©lĂšre.
« On a travaillé 24 heures sur 24. »
Avec moins de personnel :
« Une grande partie des employés était en réserve. »
Alors il faut improviser.
« Des employés religieux sont arrivés directement de la synagogue pour travailler. »
Le pays bascule.
La peur dâun front total
La guerre ne se limite pas Ă Gaza.
« Tsahal doit se prĂ©parer en permanence Ă une guerre au Liban⊠et Ă une escalade avec lâIran. »
Et une inquiĂ©tude sâinstalle :
« Il y avait une crainte rĂ©elle de ne pas avoir assez de munitions pour arrĂȘter un barrage de missiles iraniens et du Hezbollah. »
Puis cette phrase suspendue :
« Si le Hezbollah avait agi avec le Hamas⊠et lâIran en mĂȘme temps⊠la situation aurait Ă©tĂ© beaucoup plus difficile. »
Lâorigine : une illusion stratĂ©gique
Pendant des annĂ©es, une idĂ©e sâimpose :
« On peut gagner une guerre avec une campagne aérienne. »
Alors on réduit :
- les chars
- les soldats
- les unités
« Pourquoi avons-nous besoin dâautant de chars ? Pourquoi autant de soldats ? »
Lâabandon progressif du terrain
Les décisions suivent.
« On a fermé des unités. »
Et une réalité sociale pÚse :
« Personne ne veut des morts. Personne ne veut le sale boulot. »
Alors on privilégie la distance.
Le retour du réel
Mais la guerre impose ses rĂšgles.
« Lâaviation peut exĂ©cuter des missions sans pertes. Mais elle ne peut pas accomplir les missions de maniĂšre fondamentale. »
Puis cette phrase :
« Rien ne remplace la boue⊠et les bottes sur le terrain. »
Une armée gérée comme une entreprise
Le tournant est silencieux.
« Tsahal a commencé à se gérer comme une entreprise évaluée sur son efficacité économique. »
Moins de stocks.
Production Ă la demande.
« Les entreprises ne gardent plus de stock. »
Mais une armée, si.
« Une armĂ©e a besoin de stocks, mĂȘme si cela coĂ»te. »
La dépendance américaine
Peu à peu, Israël change de logique.
« Nous avons renoncé à produire certaines munitions. »
Pourquoi ?
« Ă cause du programme dâaide amĂ©ricain de 3,8 milliards de dollars par an. »
2024 : le tournant Biden
Puis tout change.
« Dans la premiĂšre moitiĂ© de 2024, lâadministration Biden impose un embargo sur certaines armes et retarde des milliers de bombes. »
Conséquence immédiate :
« IsraĂ«l nâa pas ses propres bombes. »
Et sur le terrain :
« Cet embargo a retardĂ© lâentrĂ©e Ă Rafah pendant des mois. »
Puis :
« Ă un moment, il nây avait plus assez de munitions⊠et des combattants sont tombĂ©s. »
MĂȘme la production locale dĂ©pend de lâextĂ©rieur
Plus inquiétant encore :
« MĂȘme des munitions avec des composants produits aux Ătats-Unis ont Ă©tĂ© bloquĂ©es. »
Le constat
Aujourdâhui, plus personne ne contourne le sujet :
« Le concept dâune petite armĂ©e intelligente ne fonctionne pas. »
Nouvelle doctrine :
« Il faut une armée grande et intelligente. »
Reprendre le contrĂŽle
Objectif :
« Israël doit retrouver sa capacité à produire ce qui est vital pour sa survie. »
Créer une base industrielle.
Produire localement.
Ne plus dépendre.
Conclusion
Le 7 octobre nâest pas une anomalie.
Câest un rĂ©vĂ©lateur.
Dâune armĂ©e brillante,
mais trop optimisée.
Et dans une guerre longue,
une seule rĂšgle tient :
đ avoir ce quâil fautâŠ
avant que cela ne manque.
Source
đș « ŚŚŚŚšŚŚ: ŚŚŚŠŚ ŚŠŚŚŽŚ ŚŚȘŚŚŚ Ś ŚŚŚŚŚŚ ŚŚŚŚ? »
(âEmbargo : comment Tsahal se prĂ©pare Ă la prochaine guerreâ)
Film de Tamir Morag et Alon Kish
Diffusé sur Channel 14 (Israel) (C14)
ChaĂźne : C14 â 473k abonnĂ©s
© David Germon


Ce qui a pechÄ depuis 40 ans c est surtout la peur de vaincre et le souci de preserver l ennemi.
Israel le 7/10 est sortie definitivement de l esprit galoutique , cette vision viciĂ©e qui nous faisait imaginer que l ennemi nous serait grÄ de notre belle mansuetude! Vaincre c est tuer et detruire , c est moche , c est cruel , mais c est l histoire de l’humanitÄ et les juifs sont des humains , comme les autres .
Le 7 octobre fut un coup de tonnerre dans le monde. Le 8 octobre, Israel Ă©tait en guerre contre hamas et au fil des jours des mois, on entendit qu’Israel tapait trop fort. Non Tsahal menait une guerre contre un mouvement terroriste . LĂ©gitimement et de plus en plus fort et c’est comme cela qu’il faut faire et pareil avec hezbollah et ceux qui veulent rayer Israel de la carte. Et je dis encore: Israel mon Amour.
Les manifestations de gauche Ă gogo contre le gouvernement en place ont aussi contribuĂ© Ă dĂ©sorganiser l’armĂ©e ou des soldats de reserves n’ont pas rĂ©pondu Ă l’appel du service, ont fait grĂšve et fragilisĂ© le systeme, l’ennemi en face a vu les dĂ©saccords de la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne, ont pensĂ© que c’Ă©tait le bon moment d’agir. Heureusement comme le precise l’un des articles que toutes les parties ennemis en prĂ©sence n’ont pas agi de concert.