Refuser le pire, préparer l’avenir
À Paris, votons Dati
Il y a des moments politiques où les postures tombent, où les masques se fissurent, où chacun révèle ce qu’il est vraiment. La bataille de Paris aura été de ceux-là.
On aura vu une droite hésitante, embarrassée, parfois tétanisée à l’idée de nommer ses propres convergences, et une gauche radicalisée, sûre d’elle-même, avancer sans complexe, portée par une mécanique idéologique désormais bien installée. Au milieu, une scène presque inattendue : celle du panache.
Tribune juive l’a dit clairement : il y a eu, dans le geste de Sarah Knafo, quelque chose de rare en politique. Se retirer. Appeler à voter pour une adversaire. Le faire sans marchandage visible, sans aigreur, sans petitesse. Et surtout, le faire au nom de ce qui devrait toujours primer : la hiérarchie des dangers.
Ce geste oblige.
Il oblige d’abord celles et ceux qui, à droite, ont longtemps préféré l’esquive à la clarté. Il oblige ceux qui prennent des voix sans oser nommer celles et ceux qui les leur apportent. Il oblige, enfin, à regarder la réalité politique en face : nous ne sommes plus dans un jeu abstrait d’étiquettes, mais dans un affrontement de lignes de civilisation.
En effet, pendant que certains pincent le nez, la mine dégoûtée, d’autres avancent. Avec une cohérence redoutable: la France insoumise n’est plus une simple force protestataire. Elle est devenue le cœur idéologique d’un bloc qui banalise l’outrance, relativise l’antisémitisme lorsqu’il dérange son récit, et installe dans le débat public une conflictualité de plus en plus brutale. Ce n’est pas une dérive marginale. C’est une stratégie.
Face à cela, continuer à jouer les équilibristes n’est plus une preuve de finesse : c’est une forme d’aveuglement.
Alors oui, il faut le dire sans détour : à Paris, aujourd’hui, le choix est clair. Il ne s’agit pas d’adhérer à tout. Il ne s’agit pas de se renier. Il s’agit de comprendre où est l’essentiel.
Voter pour Rachida Dati, ce n’est pas se dissoudre. C’est poser un acte de lucidité.
C’est reconnaître que, dans certaines circonstances, la responsabilité commande de dépasser les susceptibilités, les rivalités, les silences gênés même. C’est faire passer l’intérêt supérieur avant les querelles de chapelle.
Et c’est, aussi, préparer l’avenir.
Car l’avenir ne se construira pas sur des anathèmes réciproques et des exclusions morales permanentes. Il se construira sur une droite capable, enfin, de regarder en face ses propres forces, ses propres électeurs, ses propres fractures — et de les dépasser.
Le geste de Sarah Knafo n’est pas une fin. C’est un signal.
À la droite de s’en montrer digne.
À la droite de cesser d’avoir peur d’elle-même.
À la droite, surtout, de comprendre que le véritable courage politique, aujourd’hui, n’est pas dans les postures, mais dans la clarté.
Paris n’est qu’une étape. Mais parfois, les étapes disent déjà tout du chemin.
Les Français se souviendront.
© Sarah Cattan

Etonnant cet appel à voter Dati, alors qu’on sait qu’elle doit paraitre devant la Justice en septembre pour « corruption et trafic d’influence passifs » et « recel d’abus de pouvoir et d’abus de confiance » dans l’affaire en lien avec l’ancien PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn. » – Le Monde
Présomption d’innocence : Toute personne suspectée ou poursuivie est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été établie.
Si Le Monde est votre boussole, je ne peux rien pour vous, mais qu’en est-il de la présomption d’innocence ?
et alors ??
OU mettez vous la présomption d’innocence ?
l’autre candidat a plus de casseroles lourdes à gérer : élu ou pas il sera cmdamné pour complicité de pédophilie;
Et?
Il faut voter Dati des deux mains et des deux pieds. La liste de Grégoire comprend de nombreux antisémites patentés, par exemple Danielle Simonnet, qu’on se le dise !
A part Rachida Dati je ne vois personne d’autre, pour Paris.
Étonnant ! « Epstine » à monopolisé les plateaux pendants des mois pour des Affaires de viol, mais silence radio pour les viols de filles de 2 ans à Paris par de bons français….biens sous tous « rapports »….s’il avaient été Juifs……imaginez donc !
À quel titre Tribune juive donne des consignes de vote ?
Tribune juive est pas dérangée par les procès à venir d une certaine teneur ?
Quel marché de dupe que ces élections décidément nous avons la droite la plus con du mode
Et ce qui est triste c’est que les français sont des moutons de panurge
Je suis à mon âge écœuré
dans cette période de « grand reniement » (cf François Hollande et tous les autres…) le geste de Sarah Knafo est principiel et élégant c’était devenu tellement rare qu’on ne croyait pas que ça pouvait encore exister. Bravo Madame!
Non, ce n ‘est pas étonnant. Je retiens une seule phrase: Le geste de Sarah Knafo, nous oblige. Soyons en dignes.Comme si à gauche, ils n’avaient pas de casseroles. Et pire que cela, les plaintes contre Rima Hassan s’accumulent sans que la justice soit pressée de les traiter.Ca ne les empêche pas d’être tous unis derrière un ramassis de criminels, car s’allier avec LFI c’est légitimer le pogrom du 7 octobre et tous les actes d’antisémitisme.On ne peut même plus parler de casseroles, mais de complicité pour crime contre l’humanité.Helene.