Le meilleur chasseur actuel a été déployé en Israël ce mardi. Par Jean Tsadik

Raptor, le meilleur chasseur actuel

Des F-22 Raptors ont atterri ce soir (mardi) sur une grande base du Khe’l Avir, l’Aviation israélienne, dans le sud de l’Etat hébreu.

Ils avaient cet après-midi décollé de la base de la RAF de Lakenheath, à 110 km au nord de Londres ; ils étaient alors douze au moment de prendre l’air, mais l’un d’entre eux a dû rebrousser chemin à cause d’ennuis techniques, ce qui fait que nous pensons à Métula que onze de ces appareils sont finalement arrivés en Israël.

Le Raptor est l’un des deux chasseurs furtifs de cinquième génération fabriqués aux USA, l’autre étant le F-35, également utilisé par Tsahal.

Mais le F-22 surpasse le F-35 dans pratiquement tous les domaines, son principal inconvénient étant son prix de près de quatre-cent-millions de dollars l’unité (340 M€), contre cent-vingt millions pour son concurrent (102 M€).

De plus, en raison des technologies secrètes qu’il recèle, une loi américaine interdit la vente du F-22 à toutes les armées étrangères.

C’est avant toute autre chose un intercepteur assurant la supériorité aérienne, capable de missions d’attaque au sol, de guerre électronique et de reconnaissance.

A l’approche du moment où Donald Trump devra décider s’il opte pour la négociation ou pour le conflit armé, on peut légitimement se demander pourquoi les Etats-Unis en positionnent une douzaine en Israël. Ce, alors que Washington n’y dispose d’aucune base militaire, contrairement à de nombreux pays du Moyen-Orient, dont la Jordanie toute proche.

Deux facteurs renforcent cette interrogation : premièrement, le positionnement concomitant de quatre appareils avitailleurs Boeing KC-135 sur l’aéroport Ben Gourion près de Tel-Aviv.

Le second participe de ce que les caractéristiques du Raptor sont à ce point exceptionnelles, que les appareils actuellement stationnés dans le désert du Néguev augmentent considérablement la puissance de frappe des aéronefs du Khe’l Avir.

Tant et si bien que, si les onze ou douze F-22 étaient « confiés » à l’Aviation israélienne, cette dernière pourrait carrément se passer des Etats-Unis pour attaquer l’Iran.

Ce, même si les F-22 ne sont pas capables de transporter la GBU-57, la plus grosse bombe conventionnelle au monde, avec ses 13.6 tonnes, dont 2.7 d’explosifs, mais uniquement ses déclinaisons inférieures. L’emport de la GBU-57 étant réservé au bombardier furtif B-2 Spirit et au B-52.

Le déploiement des Raptors en Israël ajoute une option au Président Trump, qui dispose désormais de la possibilité de décider de ne pas intervenir contre la Théocratie perse, tout en laissant faire les pilotes hébreux, comme ce fut déjà le cas en juin dernier lors de la Guerre des douze jours.

Sachant que Jérusalem est très motivée pour oblitérer les stocks de missiles balistiques iraniens et leurs lanceurs, au point que, si l’US Air Force ne s’en occupe pas, nous sommes convaincus que le Khe’l Avir s’en chargera de toute façon.

Le système des missiles de la junte cléricale, avec ses centres de recherche et ses usines enterrées pouvant, si la menace n’est pas rapidement éradiquée, devenir une menace stratégique à moyen terme pour l’Etat hébreu (ainsi que pour l’Europe).

Or, les avitailleurs arborant la bannière étoilée stationnés à Ben Gurion doublent les possibilités d’approvisionnement en vol des chasseurs-bombardiers frappés de l’étoile de David, le Khe’l Avir n’en possédant que quatre.

Et qui dit multiplication par deux des capacités d’avitaillement, dit pratiquement que l’Aviation israélienne, si elle disposait des citernes volantes américaines actuellement stationnées sur son sol, aurait la possibilité de doubler également le nombre des appareils d’attaque dans le ciel iranien.

Quand on connaît l’étendue considérable des dommages infligés au régime des ayatollahs par les pilotes hébreux lors de la Guerre des douze jours, alors qu’ils ne disposaient que de quatre avitailleurs, on imagine aisément les craintes cumulées que l’arrivée des F-22 et des KC-135 suscite à Téhéran.

Avant la rencontre de la dernière chance prévue jeudi à Genève, il est évident que ces simples déplacements de matériels volants ajoutent une pression considérable et bienvenue sur la volonté du régime d’aller dans le sens des exigences américaines.

Au niveau stratégique et logistique, on doit aussi prendre en compte l’hypothèse que les KC-135, qui ont été prélevés sur les stocks de la base américaine d’al Udeid au Qatar, serviront, le cas échéant, à fournir du carburant emporté aux appareils du porte-avions USS Gerald Ford.

En attente sur le tarmac de Ben Gurion, ils sont idéalement placés, du point de vue géographique, pour participer à cette mission.

Ce qui ne répond en aucune manière aux questions que nous nous posons relativement à la présence des F-22.

Le Gerald Ford a quitté aujourd’hui le port de La Canée en Crète, et fait actuellement mouvement afin de se positionner quelque part entre Chypre et Israël, avec 85 appareils à son bord.

Nous allons, à 4h du matin de notre heure (3h en France) suivre avec une attention accrue le discours sur l’état de l’Union du président yankee.

En hors-d’œuvre, il a déclaré à des confrères journalistes :  » L’Iran souhaite parvenir à un accord pour éviter une attaque, mais ne s’engage pas à renoncer à développer l’arme nucléaire ».

De plus, la dictature chiite s’était obligée à faire parvenir son plan de résolution du différend à la Maison-Blanche ce mardi, mais à minuit de notre heure, le Président n’a encore rien reçu, ce qui va le mettre de mauvaise humeur.

Ceci dit, les observateurs ne prévoient pas le déclenchement de l’offensive américano-israélienne avant vendredi, pour les raisons que le Président du pays où coulent le lait et le miel, Isaac Herzog, vient de poser le pied en Ethiopie où il débute une visite officielle de 48 heures, et que son homologue indien, Narendra Modi, arrive ce mercredi à Jérusalem, où il s’adressera notamment à la Knesset. La durée de son séjour parmi nous est également de deux jours.

Quoi qu’il en soit, il semble bien cette fois que la décision d’intervenir militairement contre le régime des ayatollahs interviendra avant la fin de la semaine en cours.

Au lieu de jouer les voyants, il est beaucoup plus sage de s’armer d’encore un peu de patience, pour voir si la Satrapie persane à raison de trembler, et, accessoirement, pour connaître la vocation des Raptors du Néguev. Pour ne rien vous cacher, notre curiosité est à son faîte.

Source: Metula News Agency

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