« Les Juifs? Pour ou contre? » Suite. Par Marianne Lecach

Sorbonne : pas de sanction pour l’étudiante qui avait exclu des camarades juifs d’un groupe de discussion

Une étudiante de l’université parisienne est accusée d’avoir exclu des camarades juifs d’un groupe de discussion Instagram en septembre dernier. Si elle ne sera finalement pas sanctionné, elle devra comparaître devant la justice ce mercredi.

Une étudiante de la Sorbonne doit cependant s'expliquer devant la justice ce mercredi.
L’étudiante de la Sorbonne s’expliquera devant la justice ce mercredi. © Carine Schmitt / Hans Lucas via AFP

« On ne veut pas de vous ici. » Un message particulièrement hostile avait été adressé à des étudiants juifs dans un groupe Instagram en septembre dernier. Ces jeunes de Paris 1 Panthéon-Sorbonne avaient été exclus du groupe en raison de « leur nom de famille ». Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, avait apporté son soutien aux étudiants visés, « victimes de l’antisémitisme que nous devons combattre partout, y compris, malheureusement, dans nos universités », plaidant pour « la tolérance zéro » à l’égard de l’auteure du message.

Selon RMC, cinq mois après les faits, pour lesquels une procédure interne avait été lancée et un signalement à la justice effectué, l’étudiante mise en cause dans cette affaire ne sera pas sanctionnée par la section disciplinaire de la Sorbonne – composée pour moitié d’étudiants et pour moitié d’enseignants. La direction de l’université a fait appel de cette décision.

L’étudiante devant la justice

« Si d’autres sionistes comme ceux que j’ai déjà retirés sont présents, vous pouvez quitter. On ne veut pas de vous ici », avait écrit cette étudiante à la mi-septembre. Cette dernière se défend cependant en assurant qu’elle ciblait ces personnes car elles suivaient des comptes militaires pro-Israël – et non pas en fonction de leur nom de famille.

Si elle n’a pas reçu de sanctions en interne, l’étudiante doit cependant comparaître devant le tribunal correctionnel ce mercredi 18 février pour « harcèlement scolaire » et « provocation non publique à la haine raciale ».

Marianne Lecach pour le JDD

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