Tout le monde est à la maison. Par la Presse israélienne

Avec le retour du corps de Ran Gvili, “nous sommes enfin arrivés au 8 octobre”
Le rapatriement de la dépouille de Ran Gvili scelle le retour “jusqu’au dernier” de tous les otages du 7 octobre 2023 sur le sol israélien. Mais le Hamas est encore présent dans l’enclave palestinienne, contrairement au deuxième objectif de la guerre fixé par le gouvernement de Benyamin Nétanyahou.

“La dette est remboursée”, titre le quotidien “Israel Hayom”, au lendemain du rapatriement du corps de Ran Gvili, dernier otage à Gaza.“La dette est remboursée”, titre le quotidien “Israel Hayom”, au lendemain du rapatriement du corps de Ran Gvili, dernier otage à Gaza.
Les rubans jaunes “peuvent être enlevés. Les plaques militaires peuvent être retirées. Les pancartes peuvent se baisser. Les manifestations peuvent s’arrêter. Ran Gvili est de retour chez lui. La mission est accomplie. ‘Jusqu’au dernier otage’”, écrit Yoav Limor, le journaliste défense du quotidien Israel Hayom, le journal (gratuit) à plus gros tirage de l’État hébreu.

Le corps du sergent, le dernier des 250 otages israéliens tués et capturés lors des attaques sans précédent du Hamas le 7 octobre 2023 qui se trouvait encore dans la bande de Gaza, a donc été rapatrié le 26 janvier en Israël au bout de 843 jours.

“Tout le monde est à la maison”, titre le quotidien israélien “Yediot Aharonot”, édition du 27 janvier 2026.
Une annonce attendue depuis des jours et des semaines en Israël ; et reçue dans un sentiment mêlé de soulagement, de joie et de douleur.

“’Ils l’ont retrouvé ! Ils l’ont retrouvé !’, entendais-je partout. Ici et là, les gens avaient les larmes aux yeux. Certes, ce n’est qu’un corps sans vie, mais toute une nation était sous le choc”, écrit ainsi Ben Dror Yemini dans le Yediot Aharonot. C’est dans ces moments comme celui-ci, poursuit-il, que l’on “comprend que nous ne sommes pas un peuple comme les autres”.

La fin d’un “long et douloureux chapitre”
“Ils sont tous de retour”, titre “The Jerusalem Post”, édition du 27 janvier 2026 au lendemain du retour de la dépouille de Ran Gvili, dernier otage à Gaza.“Ils sont tous de retour”, titre “The Jerusalem Post”, édition du 27 janvier 2026 au lendemain du retour de la dépouille de Ran Gvili, dernier otage à Gaza.


“Personne n’a été laissé derrière”, se félicite The Jerusalem Post dans son éditorial du jour. “Enfin, Ils sont tous rentrés à la maison” et ce, au prix d’“immenses souffrances” et de “sacrifices” car Israël a érigé, au-delà de ses “profondes divisions”, le retour de ses fils, vivants ou morts, comme une “valeur suprême”. Pour la première fois depuis 2014, il n’y a plus aucun otage israélien à Gaza.

“Un jour historique” : tous les otages israéliens vivants ont été libérés
“Le 7 octobre, Israël a perdu le contrôle : de ses frontières, de sa sécurité et de sa maîtrise des événements. Le fait d’avoir pu les ramener chez eux, tous sans exception, est un symbole cathartique de contrôle retrouvé et réaffirmé”, écrit le journal anglophone avant de conclure :

“Le retour de Ran Gvili – le premier à partir et le dernier à revenir – permet à sa famille de faire son deuil et au pays de souffler enfin. Il clôt un long et douloureux chapitre.”
Et en ouvre un autre, écrit Ben Caspit dans les colonnes de Maariv. “Après les larmes de joie et de soulagement, place à la correction des choses. Hier, le 26 janvier 2026, nous sommes enfin arrivés au 8 octobre. Au jour d’après. Et ce jour dépend de nous.”

“Ran [Gvili] est rentré chez lui”, titre le quotidien “Maariv”, édition du 27 janvier 2026, au lendemain du retour, en Israël, de la dépouille du dernier otage encore à Gaza.“Ran [Gvili] est rentré chez lui”, titre le quotidien “Maariv”, édition du 27 janvier 2026, au lendemain du retour, en Israël, de la dépouille du dernier otage encore à Gaza.


Le Hamas est “toujours en pla
ce”
En ramenant tous les otages, les dirigeants politiques et militaires israéliens “s’acquittent enfin de leur engagement sacré envers la nation”, levant “un obstacle crucial dans la reconstruction de leurs relations avec les citoyens”, écrit David Horovitz, le directeur de la rédaction du site Times of Israel.

Mais “le premier objectif”, celui de l’élimination du Hamas, “n’est pas atteint”.

“Le corps du dernier otage [à Gaza] Ran Gvili est revenu chez lui”, titre le quotidien israélien “Ha’Aretz”, édition du 27 janvier 2026.


Le Premier ministre Benyamin Nétanyahou et son gouvernement doivent “enfin se rendre à l’évidence”,
écrit Amos Harel dans le quotidien d’opposition Ha’Aretz. “La guerre à Gaza est terminée” et ce, par un accord de cessez-le-feu “imposé par les États-Unis à Israël, très éloigné des promesses du gouvernement”.

En effet, la deuxième phase du plan de paix de Donald Trump pour Gaza “ne correspond pas à la réalité d’après-guerre décrite par Nétanyahou à ses partisans”. Car “la réalité et au véritable sens de l’accord”, c’est “notamment la survie – du moins pour l’instant – du Hamas”, “toujours en place” dans la bande de Gaza, dont il occupe près de la moitié du territoire, mais aussi “l’implication manifeste du Qatar et de la Turquie” dans l’enclave.


Quoi qu’il en soit, les otages et leurs familles “peuvent désormais entamer un véritable processus de guérison”, écrit Israel Hayom. “L’État Israël, aussi, a besoin de guérir. Déjà malade le 7 octobre, il l’est encore aujourd’hui. Le retour de Gvili peut servir de boussole. Si victoire totale il y a, ce serait celle-ci”.

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