Iran Update #11: Jour 14 du soulèvement. La Feuille de route d’Hamid Enayat

« Tombés pour la liberté« 

For the 14th straight day, the people of Iran returned to the streets to call for regime change. This is happening despite a 48 hour internet blockade and a brutal response by the regime’s security forces.

Bilan humain

  • Le nombre de personnes tombées pour la liberté, dont l’identité a été confirmée jusqu’à présent, s’élève à 54 martyrs.
  • Le samedi 10 janvier, quatorzième jour du soulèvement national, la mobilisation populaire et les actions des jeunes insurgés se sont poursuivies dans tout le pays.
  • Jusqu’à l’après-midi de samedi, le soulèvement s’était étendu à au moins 190 villes.

Déroulement des événements

  • Outre les rassemblements du matin et de la mi-journée, à la tombée de la nuit, des manifestations ont eu lieu dans de nombreux quartiers de Téhéran ainsi que dans plusieurs villes, dont Ispahan et Chiraz, avec des slogans tels que « Mort au dictateur ». Dans certaines zones, les forces de répression ont attaqué les manifestants à coups de gaz lacrymogènes.
  • À Téhéran, des jeunes insurgés ont affronté les forces de répression dans au moins 30 points différents de la ville, repoussant les attaques contre la population et engageant des affrontements directs avec les mercenaires du régime.
    Dans le quartier de Nezamabad, les affrontements ont été particulièrement violents, et certains centres gouvernementaux ont également été pris pour cible.
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  • À Dareh-Drij (Kermanshah) et à Gilan-e Gharb (province de Kermanshah), les affrontements entre les jeunes insurgés et les forces du CGRI et des unités spéciales, commencés dans la nuit du vendredi 9 janvier, se sont poursuivis jusqu’au matin du samedi.
  • À Izeh, de violents affrontements armés ont été signalés. Des tirs nourris ont retenti dans toute la ville, notamment autour de la place du Croissant-Rouge, principal foyer des combats, où de jeunes manifestants ont résisté avec détermination aux forces du régime.
  • Dans la province du Khorasan Razavi, vendredi soir, dans certaines zones de Machhad, des jeunes insurgés ont attaqué des postes de police et détruit des caméras de surveillance ainsi que des équipements des forces de répression.
  • Dans la province de Fars, la ville de Chiraz a été le théâtre d’affrontements violents. À Ma’ali Abad, les forces du régime ont tiré à balles réelles sur la population.
  • À Kermanshah, 41 citoyens blessés par balles sont actuellement hospitalisés dans un hôpital de la ville.
  • À Gilan-e Gharb, plusieurs bâtiments gouvernementaux ainsi qu’un véhicule du CGRI ont été incendiés. Le centre de la province n’a pas été en mesure d’envoyer des renforts.
  • À Machhad, une foule nombreuse est descendue dans les rues et a affronté les forces du régime. Dans plusieurs zones, les forces de répression ont été contraintes de battre en retraite.

Réaction de la Résistance iranienne

  • Maryam Radjavi, dirigeante de la Résistance iranienne, a déclaré que, au cours des deux dernières semaines, les jeunes insurgés, en défendant les manifestants au prix de leur vie, n’ont pas permis au régime d’éteindre les flammes du soulèvement.
  • Elle a souligné que, grâce à des structures organisées à l’avance, les insurgés ont à plusieurs reprises libéré certaines zones et certaines villes, qualifiant ces actions de répétition courageuse de la libération finale de l’Iran.
  • Mme Radjavi a appelé à « la jonction et la connexion des différents foyers du soulèvement à Téhéran et dans les autres villes ».
  • Réagissant aux déclarations d’Ali Khamenei, qui a affirmé ne pas reculer face aux « émeutiers », elle a déclaré :
    « Ce n’est pas nouveau. Cette dictature ne recule pas devant les exécutions, la torture et les massacres depuis 47 ans. »

Réaction du régime iranien

  • Le procureur général du régime a annoncé que les parquets devaient engager sans délai des poursuites judiciaires et préparer des jugements sévères contre les manifestants, sans indulgence ni clémence.
  • Il a qualifié l’ensemble des personnes arrêtées de « mohareb » (ennemis de Dieu) et rejeté toute idée selon laquelle elles auraient été « trompées ».

© Hamid Enayat

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