Je suis tombé amoureux de cette femme iranienne. Par Daniel Sarfati

Les rouages de la machine à poison commencent à se gripper.

Les masques tombent.

Les vrais dictateurs apparaissent en pleine lumière.

Sur X, Melenchon ( « Maduro c’est moi ! » ) s’en prend maintenant à la CGT de Sophie Binet :

« En désaccord formel avec la déclaration de Sophie Binet au nom de la CGT dénonçant les violations des droits de l’homme sous l’autorité de Maduro. »

Médiapart titre tristement :

« À gauche, le soutien au Venezuela se fissure sur la critique de Nicolás Maduro.

Des organisations de gauche appellent à manifester samedi pour le peuple vénézuélien, mais les mots d’ordre varient et les cortèges sont scindés. Pour certains, la mise à distance de Maduro est nécessaire, quand d’autres exigent sa libération au nom du droit international et de la lutte prioritaire contre l’impérialisme américain. »

D’ici que Melenchon traite Sophie Binet de « dinde », après avoir traité Macron de « poulet d’élevage », il n’y a qu’un pas.

Melenchon est un coq de basse-cour, agressif, qui se dandine dans la boue sur ses ergots, mais qui commence à se déplumer et à s’enrouer.

Le fameux « tribun » ne fait plus recette.

Ses discours sont ceux d’un arracheur de dents que seuls quelques gogos gobent encore.

C’est étrange, mais je suis peut-être naïf, j’attendais de la gauche, de tous les progressistes, de toutes les féministes un appel à une gigantesque manifestation, ce samedi, en soutien au peuple iranien et à ses femmes qui en en ont ras le tchador.

Une manifestation contre l’obscurantisme religieux, contre les Gardiens de la Révolution qui tirent à balles réelles sur des civils, contre les pendaisons d’innocents qui se succèdent à Téhéran.

Plutôt qu’à une manif réclamant la libération d’un narco-trafiquant moustachu qui s’habille en jogging Celio.

Bompard, le porte-flingue du gourou suprême, qui ânonne « droit international et droits de l’homme », en secouant sa tête d’ampoule 60 W, sur tous les plateaux télés, ne voit aucune violation de ces droits de la part des mollahs ?

Alors moi, je suis tombé amoureux de cette femme Iranienne, qui n’est ni de droite ni de gauche, qui aime son pays passionnément et qui allume une clope, comme après avoir fait l’amour, avec le portrait d’un ayatollah dont l’image se consume.

© Daniel Sarfati

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1 Comment

  1. Entièrement d’accord avec vous. J’ai été féministe quand c’était encore une insulte. Aujourd’hui, j’ai honte de ces pseudo féministes glamour qui n’ont pas un mot pour le combat des Iraniennes. J’admire cette femme dont vous êtes tombé amoureux…

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