Tribune Juive

Gilles-William Goldnadel: « Pour moi, il y a un parti antisémite : il s’appelle La France insoumise »

 


En trois semaines, la mobilisation lycéenne a gagné des centaines d’établissements et le pays tout entier s’en préoccupe. Mais à force d’en parler, plus personne ne l’écoute, et la manière dont nous la regardons en dit sans doute davantage sur notre société que sur les lycéens eux-mêmes, déplore Lucas Duval, délégué général adjoint du Parti radical de gauche (PRG).


Tout est parti, le 17 septembre, du lycée Saint-Exupéry à Créteil, où des élèves ont rejoint leurs enseignants pour dire ce que chacun, dans l’Éducation nationale, sait depuis des années sans que rien ne change : qu’il manque des professeurs et des personnels, que des bâtiments tombent en ruine, que les classes et les emplois du temps débordent. Il n’y avait là rien de révolutionnaire ni d’idéologique, seulement la demande, d’une banalité presque désarmante, d’étudier dans des conditions dignes.

Trois semaines plus tard, des centaines d’établissements ont été perturbés, des proviseurs agressés, des adolescents grièvement blessés, et chacun, d’un plateau à l’autre, a trouvé dans ce mouvement la confirmation exacte de ce qu’il pensait déjà. Jamais l’on n’aura autant parlé de la jeunesse, et jamais on ne l’aura aussi peu entendue.

Extrait de Marianne

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