
Alors qu’on attendait l’Ozempic et ses effets hyper concrets, le Nobel de médecine récompense ce matin des travaux de recherche fondamentale. Un message ?
La question à la base des travaux des lauréats : comment une algue microscopique, Chlamydomonas, parvient-elle à nager vers la lumière ? En 2002, ils trouvent la réponse : grâce à une protéine, la channelrhodopsine, qui s’ouvre dès qu’elle est exposée à la lumière. En 2005, Deisseroth a l’idée de faire produire cette protéine par des neurones afin de contrôler leur activité (= l’optogénétique). Résultat : des cellules du cerveau qu’on allume et qu’on éteint : un interrupteur à neurones.
20 ans plus tard, l’outil équipe des milliers de labos. Il a permis de cartographier les circuits de la peur, de l’addiction ou de la mémoire. En 2021, une équipe de l’Institut de la Vision (Paris) a même rendu une vision partielle à un patient aveugle.
Si les étapes suivantes sont des défis immenses (implanter le gène de l’algue chez le patient, apporter la lumière jusqu’au cerveau), la faculté d’identifier et éteindre uniquement les neurones fautifs ouvre d’immenses possibilités (douleur, surdité, épilepsie ou Parkison…). Vive la recherche !
Dépenses R&D (% du PIB) : France : 2,18%, Allemagne : 3,15%, US : 3,45% (Source : Banque Mondiale)
TTSO ( Time to signe off)