Tribune Juive

Deux événements culturels : NAZA-FAUDA

Dernier retour sur ce qui s’est passé à la Mostra.

Une fois la colère apaisée et la raison reprenant le dessus, prenons du recul en mesurant l’effet réel de cette séquence qui aura fait couler tant d’encre alors que son impact au niveau médiatico-mondial est infinitésimal. 

Pour ceux qui ont misé sur ce pamphlet pour annoncer la fin de Tsahal, d’Israël et de son peuple, on va remettre les pendules à l’heure. 

 

Pour NAZA, la Mostra documente deux projections le 10 septembre 2026 : une projection presse/professionnels le matin et la première publique à 17 h 15. La salle compte 1 032 places. Même en supposant les deux séances absolument pleines et sans aucun spectateur commun aux deux, cela représente au maximum environ 2 064 personnes ayant vu le film à Venise. Le film a donc fait énormément parler de lui par des foules qui ne l’ont pas vu et son audience directe reste pour l’instant très restreinte.

 

Et pendant ce temps, presque sans vacarme médiatique équivalent, Fauda poursuit sa route. Sa saison 5, mise en ligne sur Netflix le 8 septembre, comptabilisait déjà 2,1 millions de “views” mondiales et 15,9 millions d’heures visionnées pour la seule semaine du 7 au 13 septembre. Et ce n’est que sa première semaine.


Le contraste mérite qu’on s’y arrête. 

D’un côté, on a une « œuvre » dont quelques milliers de personnes ont pour l’instant fait directement l’expérience et de l’autre, une fiction israélienne qui entre directement dans les salons de millions de personnes, dans des dizaines de pays.


Après la mise en ligne de la saison 5 sur Netflix, plusieurs médias ont relevé une vague de témoignages internationaux autour des épisodes 7 et 8. Des spectateurs racontent avoir été bouleversés, certains disent avoir compris autrement ce qui s’était passé ce jour-là. Parce que Fauda ne leur montre plus le 7-Octobre depuis l’extérieur. Pendant deux épisodes, elle les enferme avec les familles dans les maisons, dans les abris, dans l’attente, la peur et l’impuissance. Et soudain, le 7-Octobre redevient ce qu’il fut d’abord : une expérience humaine vécue par des gens ordinaires.


De quoi le monde se souviendra ? D’un pseudo doc qu’il n’a pas vu ou d’une fiction qui l’a ému..
Parce que l’autre paradoxe est bien celui-ci. Fauda est regardé partout et particulièrement dans les pays ennemis d’Israël. Le Jérusalem Post parle même de « nouvelles compréhensions » du massacre suscitées par ces épisodes.


Alors certes, Fauda n’aura hélas pas le pouvoir de transformer le fiel en miel mais il y contribue. 
Et c’est peut-être là que se trouve la véritable force de Fauda et la grande faiblesse de Naza ! 


Mais surtout, ce qui nous a tous, momentanément, plongés dans l’effroi, la colère et l’émoi, aura réussi, une fois de plus à montrer à tous ceux qui tentent de nous détruire, l’extrême force, puissance et résilience de ce petit peuple qui, à chacune de vos attaques, d’où qu’elles viennent et quelles qu’elles soient, s’en sort plus grand et plus fort.

TJInfo

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