
Tribune matinale : Israël ne frappe jamais pour rien
L’Occident, et parfois même l’Amérique condamnent souvent Israël avant même de chercher à comprendre les raisons de ses décisions. Puis, lorsque le brouillard se dissipe, on découvre parfois que derrière l’opération se cachait une menace bien réelle.
Rappelez-vous Osirak en Irak en 1981, ou le réacteur nucléaire syrien d’Al-Kibar en 2007 : Israël agit, le monde s’indigne… et des années plus tard, on comprend mieux ce qu’Israël voulait empêcher.
Aujourd’hui encore, Israël a frappé l’aéroport militaire d’Abu al-Duhur, en Syrie.
En fait les systèmes radar turcs étaient susceptibles de réduire la liberté d’action de l’aviation, particulièrement importante en cas de reprise des opérations contre l’Iran.
Israël par l’œil du Mossad, guette le danger avant les autres, agit avant qu’il ne soit trop tard, et supporte en silence les condamnations…
C’est ça le destin d’Israël !
Avraham Azoulay
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📕 J’étais cette nuit aux Seli’hot au Kotel / La part quotidienne / Sivan Rahav-Meir :
Il m’a fallu quelques secondes pour réaliser à côté de qui je me trouvais. Cette nuit, j’étais dans l’espace réservé aux femmes, sur la terrasse du Mur occidental, regardant les foules venues réciter les Seli’hot. À côté de moi se trouvaient Noa Argamani, libérée de captivité à Gaza lors de « l’opération Arnon », et Ziv Abud, rescapée de l’abri de Nova, qui s’est mariée la semaine dernière avec Eliya Cohen, lui aussi revenu de captivité.
Toutes les deux étaient plongées dans la récitation des Seli’hot, et je n’osais pas les déranger. J’ai regardé du côté des hommes, et là, le rabbin du Kotel, le Rav Shmuel Rabinovitch, dirigeait la cérémonie, entouré de Eliya Cohen, Omer Shem Tov, Itay Regev et Bar Kupershtein. Tous ont été détenus dans les tunnels du Hamas, et tous sont maintenant ici, un sidour à la main, récitant les Seli’hot avec une immense émotion. « Anénou », « Adon HaSeli’hot » : chaque mot prenait une signification supplémentaire.
Puis le ‘hazan s’est écrié : « Notre Dieu qui es dans les Cieux, délivre-nous de la main de tous nos ennemis ! » Et je les ai regardés, eux qui avaient justement été délivrés de la main de nos ennemis.
Je me suis dit que c’était là le message de ce moment bouleversant : parfois, on voit tout simplement de ses propres yeux des prières se réaliser. Je me suis souvenue de toutes les grandes prières organisées pour eux, ici et partout dans le monde, lorsque leurs noms étaient prononcés avec des larmes.
Mais ce n’est pas la fin. Soli Eliav, directeur général de la Fondation pour le patrimoine du Kotel, est justement passé près de nous et m’a montré dans le sidour les paroles récitées un peu plus loin :
« Notre Dieu qui es dans les Cieux, rapproche pour nous le terme de la Guéoula ! Notre Dieu qui es dans les Cieux, rapproche pour nous le jour de la délivrance ! »
Et il m’a expliqué :
« Voilà l’objectif : la Guéoula, la délivrance. J’ai le sentiment que nous devons tous rêver plus grand. Regarde autour de toi : cinquante mille personnes sont ici, dont la majorité sont des jeunes. Et ils remplissent aussi les synagogues partout dans le pays.
Le peuple d’Israël a reçu un coup terrible, il paie un prix très lourd, mais en même temps, il s’élève d’un niveau. Il revient à lui-même.
Alors nous remercions, nous sommes émus, mais nous ne nous contentons pas de cela. Il faut rêver grand, le plus grand possible. Il faut croire, aspirer, prier et agir.
Puissions-nous mériter de voir ainsi toutes nos prières se réaliser. »

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