Tribune Juive

Le Président Macron honore le Massacreur de Damas. Par Pierre Saba

Le déplacement du président français Macron en Syrie est une nouvelle et vaine contravention aux intérêts de son pays, de la paix et des peuples de la région.

Seconde position

En se rendant à Damas, Macron tente, avec une marge de succès aléatoire, de suivre les initiatives de son homologue américain Trump en Syrie, de prendre le train en marche…dans le dernier wagon!

Cette seconde position laissera à Macron les miettes abandonnées par Trump avant lui!

Vieille diplomatie

Macron adopte avec la Syrie la vieille diplomatie arabe de la France gaulliste qui a échoué sur tous les fronts.

On se rappelle, voici quelques années, les initiatives de Macron, parlées depuis les rues de Beyrouth, qui promettait de tout résoudre et qui se sont révélées irréalisées.

Macron honore à vide le massacreur de Damas

Le déplacement de Macron à Damas honore le président syrien.

Celui-ci affirme n’être plus djihadiste, ce qui ne l’a nullement empêché voici quelques mois seulement avant la visite de Macron à Damas, de massacrer, au nom de « l’unité de l’Islam et de la Syrie », ses concitoyens non musulmans : druzes, chrétiens, alaouites et kurdes.

Si prompt à évoquer à tort et par diffamation les violations par Israël du Droit international et déclarer sans fondement que ce sera à l’Histoire qu’il appartiendra de juger d’un génocide à Gaza, Macron ignore les violations du Droit international et les massacres génocidaires perpétrés par son hôte de Damas.

Realpolitik artificielle et rance de Macron en Syrie

Aléatoire, artificielle et totalement surannée, la prétendue realpolitik de Macron méprise le souvenir des soldats libanais assassinés au début de ce siècle par les troupes de celui qui dirige aujourd’hui la Syrie comme il ignore les citoyens français assassinés au Liban, notamment en 1983.

La visite de Macron à Damas révèle la diplomatie moyen-orientale de Macron.

Cette diplomatie est validée par le ministère français des affaires étrangères, célèbre dans le Monde pour ses échecs répétés au Moyen-Orient et par les parlementaires français ségrégationnistes et anti-israéliens (LFI, Écolos…)

Elle est un amas de principes vétustes et vérifiés comme inutiles.

Elle repose pêle-mêle sur l’absence de solidarité avec les États attaqués par l’Iran (Israël, États du Golfes, etc.), la rupture avec la superpuissance régionale qu’est devenue Israël, l’appui public et soutenu à l’organisation criminelle hezbola au Liban et l’abandon des intérêts civils israéliens, libanais et syriens, la violation des dispositions juridiques relatives aux droits dépeuples à disposer d’eux même…

Plus que tout, Macron impose un nouveau coup de buttoir aux principes constitutionnels français, à ceux du Droit européen et du Droit international public.

Pire que tout, une fois encore, Macron impose à la France la sujétion de sa diplomatie à la dictature pétrolière et sanguinaire de l’Etat du Qatar.

Rapprochement avec les criminels du hezbola, obéissance aux injonctions qataries, mépris des victimes de l’ « ancien » djihadiste syrien : c’est dans ce cadre hostile aux libertés publiques internationales et aux droits humains que procède le déplacement de Macron à Damas.

Le comportement diplomatique de Macron est son choix personnel et ne dispose d’aucun aval parlementaire français, d’ailleurs difficile à obtenir compte tenu de la configuration qu’il a lui-même provoquée!

Ce comportement trace un axe coupable et inexcusable entre la France, le Qatar, le Hezbollah et autres immondices liberticides et sanguinaires.

Néanmoins, les expériences d’initiatives diplomatiques, françaises ou autres, hostiles à la superpuissance régionale israélienne et aux droits des peuples notamment minoritaires, ont toutes échoués au détriment de la paix et des intérêts des Etats qui les engagent.

© Pierre Saba

8 juillet 2026

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