Arak
Du peu que j’ai pu retenir
De nos trop courtes vacances
En ex-Yougoslavie,
C’est l’amour guère tempéré
Pour la boisson nationale,
La rakija,
Qui a immédiatement fait écho
À une anecdote juteuse.
En tant que fringant gendre
De mon beau-père qui, à l’époque,
Importait des produits alimentaires
Du pays honni,
L’un de ses articles vedettes
Était l’arak,
Le cousin germain, pardon,
Sémitique,
Du breuvage précité.
Parmi ses meilleurs clients
Figurait un restaurant libanais,
Qui était également,
Le « stam café »,
Autrement dit,
Le bistrot attitré
De la filiale locale
Du Fatah.
Or, le précieux nectar,
Kasher le-Pessa’h de surcroît,
Était consciencieusement transvasé,
Avant dégustation,
Dans des bouteilles
D’un arak libanais
Parfaitement authentique
En apparence.
Les honorables consommateurs
N’y voyaient
Que du feu.
Mieux encore,
Ils ne tarissaient pas d’éloges,
Félicitant le cabaretier
D’avoir enfin déniché
Un breuvage exquis,
Un breuvage
Bien de chez eux.
Ils ne croyaient pas
Si bien dire.
Comme quoi…
Jacques Frojmovics (né en 1952) témoigne de ce qui est …
Pour aller plus loin:
Source : Fondation Auschwitz https://t.co/IeWc3L3SsP
— cattan (@sarahcattan_) April 16, 2026
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