Tribune Juive

Réjouissance devant tuerie. Par Daniel Sarfati

Demain 7 juillet, l’euro députée Rima Hassan comparait devant le Tribunal de Paris pour « apologie du terrorisme ».

Il lui est reproché d’avoir relayé un tweet de Kōzō Okamoto, seul auteur encore vivant de la tuerie qui avait fait 26 morts et 80 blessés à l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv, le 30 mai 1972. 

Kōzō Okamoto lors de l’ouverture de son procès devant un tribunal militaire, dans un lieu tenu secret du centre d’Israël, le 10 juillet 1972. (AFP)

Dans ce tweet il est dit :

« J’ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne. Tant qu’il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir. »

On ne peut pas être plus explicite : massacrer des civils au nom de la cause palestinienne est un devoir et un acte de résistance. 

Depuis son signalement, Rima Hassan a effacé ce tweet. 

Mais la mémoire électronique est presque aussi longue et tenace que la mémoire juive. 

Le jour de l’attentat, les trois membres de l’Armée Rouge Japonaise s’étaient envolés pour Francfort puis pour Rome, où ils avaient acheté des billets pour un vol Air France vers Tel-Aviv. Ils n’avaient éveillé aucun soupçon lors de leur atterrissage à l’aéroport de Lod à 22 heures.

Lorsque leurs valises sont arrivées, ils les ont ouvertes, ont sorti des mitraillettes et des grenades et ont ouvert le feu. 

En deux minutes, ils avaient tué 17 Portoricains, sept Canadiens et un Israélien. 

La Meute se mobilise depuis plusieurs jours, sur les réseaux sociaux et les plateaux télés, pour manifester son soutien à l’égérie en keffieh de LFI.

Pour eux , la justice et « le lobby » veulent faire taire les voix qui dénoncent « le génocide à Gaza ».

Pour moi, cela va au-delà de l’apologie du terrorisme, il s’agit aussi d’une réjouissance devant une tuerie. 

© Daniel Sarfati

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