28 juin 2026
Deux accords, une vision, un même président, et (presque) tout le monde n’y a vu que du feu
Le protocole d’accord conclu par l’administration Trump avec l’Iran a été présenté comme une voie vers la stabilité, mais son esprit sous-jacent est, selon mon analyse, sans équivoque : Trump veut faire croire à l’Iran qu’il veut le calme à presque n’importe quel prix (ce qui est vrai, mais qu’en partie – les deux bombardements américains du week-end sur l’Iran étaient là pour leur rappeler qui est le patron).
Puis il s’est passé vendredi un événement majeur, magistral, qui confirme ce que je dis avec force depuis des mois : 1) avec Trump, il faut savoir attendre et s’abstenir de conclure trop vite, 2) le Memorendum ne veut rien de plus qu’un bout de papier.
Le préambule aux discussions (MOU) est loin d’avoir dévoilé les objectifs du président américain – sauf pour ceux qui devinent le très complexe futur géopolitique du Moyen-Orient (mais sont incapables de savoir de quoi demain sera fait). Pour l’instant, il est certain que pour Trump, ce préambule implique d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme atomique, de donner la priorité à la baisse des cours du pétrole, de stabiliser les marchés mondiaux, de traverser les élections de mi-mandat et de mettre fin au paradigme d’une « guerre sans fin ».
L’Iran voulait s’assurer que le Liban reste au premier plan de ses priorités, car c’est au Liban que le pouvoir du Hezbollah se traduit en réalité politique, et qu’il servait à dissuader Israël de l’attaquer pour entraver le développement de son arme nucléaire. Ce protocole d’accord vise pour les Iraniens à consolider le Hezbollah en tant que force centrale au sein du Liban.
Trump a laissé les Iraniens le croire. C’est probablement pour cela qu’il a envoyé le vice-président Vance, un pro-isolationniste qui ne voulait pas faire la guerre à l’Iran, afin d’endormir les mollahs. Il a même laissé Vance signer le document. Au final, le MOU (mémorandum d’entente) a fait hurler les naïfs, car il donnait à croire que le Hezbollah resterait en place et qu’Israël se retirerait du Liban.
C’était même écrit en toutes lettres au paragraphe 1 :
« Les États-Unis d’Amérique et la République islamique d’Iran, ainsi que leurs alliés dans la guerre actuelle, en signant le présent protocole d’accord, déclarent la cessation immédiate et définitive des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban, et s’engagent dès à présent à ne plus déclencher aucune guerre ni aucune opération militaire les uns contre les autres, à s’abstenir de toute menace ou recours à la force les uns contre les autres, et à garantir l’intégrité territoriale et la souveraineté du Liban. L’accord définitif confirmera la cessation définitive de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban, ainsi que les autres dispositions du présent paragraphe. »Actualités sportives
En clair : Israël doit se retirer immédiatement du Liban.
Ce que les Iraniens n’avaient pas prévu, c’est qu’ils sont peut-être bons aux échecs, mais Trump joue au billard à trois boules
Jean-Patrick Grumberg
Ce que les Iraniens n’avaient pas prévu, c’est qu’ils sont peut-être bons aux échecs, mais Trump joue au billard à trois boules.
Est arrivé le secrétaire d’Etat Marco Rubio, qui a signé avec le Liban et Israël quelque chose de fondamentalement différent du MOU.
Il n’a signé ni un préambule d’accord, ni une trêve, ni une échappatoire politique, mais un accord de sécurité et de mise en œuvre du cessez-le-feu. La principale caractéristique de l’accord signé entre le Liban et Israël réside dans le fait qu’il s’agit d’un accord trilatéral sur le plan opérationnel (Israël-Liban- Etats-Unis), négocié et « garanti » par les États-Unis.
Récapitulons :
Un protocole d’accord (MOU) se distingue fondamentalement, tant en droit international que dans la pratique diplomatique. Il est non contraignant et il définit un objectif et des principes/
L’Accord entre Israël et Liban définit les obligations opérationnelles, les modalités du cessez-le-feu, les conditions du retrait, les règles de déploiement, et les mécanismes de vérification.
Alors que l’Iran ne peut accepter que le Liban reprenne sa souveraineté, que le Hezbollah soit écarté de l’équation militaire, c’est exactement ce que Rubio a signé.
Ce coup magistral lève le voile sur les tactiques du président Trump : retourner contre l’ennemi les fractures manifestes qui existent au sein de Washington
Jean-Patrick Grumberg
Ce coup magistral lève le voile sur les tactiques du président Trump : retourner contre l’ennemi les fractures manifestes qui existent au sein de Washington.
JD Vance l’isolationniste a proposé et promu un protocole d’accord avec l’Iran fondé sur l’opportunisme, tandis que l’approche du défenseur d’Israël Marco Rubio vis-à-vis du Liban est ancrée dans une philosophie différente — celle où le pouvoir est utilisé au service de la justice, où la diplomatie est mise au service de la libération d’un pays, et où la puissance américaine soutient un allié fort, Israël, et un allié à genoux, le Liban, tout en affaiblissant le réseau des proxys de l’Iran.
Trump a laissé dire à quel point il se laissait rouler dans la farine par les Iraniens. Il a laissé dire que ces derniers jouent des négociations pour gagner du temps. Il a ignoré ceux qui affirment qu’ils refont à Trump exactement ce qu’ils ont fait à Obama, ce qui a rassuré les mollahs dans leur certitude qu’ils jouent la bonne carte, que Trump n’est pas fondamentalement différent de ces lourdauds américains, et qu’ils peuvent le mener par le bout du nez jusqu’à atteindre leurs objectifs. Se sentant sûrs d’eux, ils ont manqué d’attention et n’ont pas vu le piège arriver. Il s’est retourné contre eux avant même qu’ils le voient s’approcher.
L’accord sur le Liban ne se contente pas de remettre en cause le préambule d’accord avec l’Iran ; il en a détruit le fondement même. La paix véritable passe par le démantèlement du rôle néfaste du Hezbollah, c’est la doctrine de l’effet domino que Trump a déjà mis en œuvre en 2016 avec la Chine et le Proche-Orient.
L’accord stipule (rappelons qu’il a été signé par le gouvernement libanais ) :
Le retrait des Forces de défense israéliennes (FDI) passe par un désarmement vérifié, et non par une déclaration politique libanaise affirmant que « le problème du Hezbollah est réglé » :
« L’Armée libanaise rétablira l’autorité souveraine effective sur l’ensemble du territoire libanais, sous réserve du désarmement vérifié des groupes armés non étatiques et du démantèlement des infrastructures qui leur sont associés, ce qui permettra aux Forces de défense israéliennes (FDI) de se retirer progressivement du territoire libanais. » (paragraphe 2)
et :
« La mise en œuvre réussie [du désarmement], et les mécanismes de vérification [par les Etats-Unis] visant à faire avancer ce processus ouvriront la voie à des relations stables et pacifiques entre les deux pays et permettront aux Forces de défense israéliennes (FDI) de se retirer du territoire libanais. » (paragraphe 2)
Et le lien structurel qui crée une logique de retrait conditionnel est le suivant :
« Le gouvernement israélien et le gouvernement libanais s’engagent à mettre en œuvre un processus réciproque et progressif, assorti de conditions claires, dans le cadre duquel les Forces armées libanaises (FAL) rétabliront leur autorité souveraine effective sur l’ensemble du territoire libanais, sous réserve du désarmement vérifié des groupes armés non étatiques et du démantèlement des infrastructures associées, ce qui permettra aux Forces de défense israéliennes (FDI) de se retirer progressivement du territoire libanais. »
C’est le cœur de la mécanique :
Processus séquencé (processus réciproque et séquentiel)
Conditions explicites (à des conditions claires)
Prise de contrôle par l’armée libanaise (LAF)
Désarmement vérifié des groupes armés non étatiques
Puis ensuite seulement : redéploiement progressif de l’IDF
et les Etats-Unis sont sollicités pour assister le Liban et faire en sorte que son engagement à désarmer le Hezbollah ne reste pas lettre morte : finies les parlottes, place aux actes concrets, aux vérifications terre-à-terre, vérifiables et vérifiées, et pas de retrait d’Israël tant que les résultats concrets ne sont pas effectifs.
Le gouvernement libanais se félicite de la volonté des États-Unis de soutenir ces efforts, tout en reconnaissant que toute nouvelle aide américaine sera strictement subordonnée à des étapes vérifiables, à une transparence totale, à des résultats tangibles et à un suivi continu.
Plus important encore, la « condition relative au Hezbollah » figure parmi les obligations du Liban :
« Le gouvernement libanais rétablira le monopole de l’État sur l’usage de la force, parviendra à un désarmement complet et vérifié de tous les groupes armés non étatiques, et veillera à ce que ces groupes n’aient aucun rôle militaire ou sécuritaire et ne disposent d’aucune capacité armée où que ce soit au Liban. » (paragraphe 4)
Le paragraphe 5 est encore plus explicite quant au lien entre la menace que représente le Hezbollah et la présence israélienne :
« Le gouvernement israélien souligne que la fin de cette menace, grâce au désarmement et au démantèlement de ces groupes sur l’ensemble du territoire libanais, ainsi qu’à des dispositions supplémentaires en matière de sécurité à convenir entre les deux pays, rendra inutile toute action militaire ou présence future des Forces de défense israéliennes au Liban. »
Ici, le raisonnement est le suivant :
la présence militaire israélienne est présentée pour la première fois comme une conséquence de la menace et non une cause ;
la disparition de cette menace (désarmement/démantèlement + mesures de sécurité) supprime la nécessité d’une présence militaire.
Les conséquences se font désormais sentir. Dès l’annonce de l’accord, les partisans du Hezbollah ont tenté de mettre le feu à Beyrouth.
Le MOU n’a pas fait gagner du temps aux Mollahs, comme tout le monde l’a hurlé, il a fait gagner du temps à Trump ! L’accord sur le Liban a remis la vérité et la morale au centre du débat. Israël a toutes les cartes en main, et Trump a montré à des observateurs et des analystes qui n’ont encore rien vu, que les mollahs ont signé un bout de papier avec lequel ils peuvent faire des confettis.
Avec ce que je viens de vous expliquer, et si vous vous abstenez prudemment de faire des plans sur la comète et de lire le futur, qui a roulé l’autre dans la farine ?
© Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.com
Annexe : CADRE TRILATÉRAL ENTRE LES ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE, L’ÉTAT D’ISRAËL ET LA RÉPUBLIQUE LIBANAISE
Le gouvernement d’Israël et le gouvernement du Liban, avec le soutien total des États-Unis sous la présidence de Donald J. Trump, affirment leur objectif commun d’instaurer une paix et une sécurité durables. Comme le reflète le présent cadre trilatéral (« le Cadre ») et à travers de futurs accords, les deux pays déclarent leur ambition de mettre fin au conflit qui les oppose, de garantir la souveraineté et la sécurité de chacun d’entre eux, et d’établir des relations de bon voisinage pacifiques entre eux.
- Israël et le Liban réaffirment le droit de chaque État à exister en paix, ainsi que leur volonté commune de vivre en sécurité en tant qu’États souverains voisins. Israël et le Liban déclarent par la présente leur intention de mettre définitivement fin au conflit, de s’attaquer à ses causes profondes et, ce faisant, de mettre officiellement un terme à tout état de guerre entre eux. Ce cadre, fruit de multiples cycles de négociations directes entre les parties, s’appuie sur les accords et ententes fructueux conclus précédemment, et exprime la détermination à réaliser des progrès irréversibles vers le règlement global de toutes les questions entre les deux pays. Les deux pays affirment leur intention de résoudre ces questions en tant qu’États souverains par le biais de négociations bilatérales directes, avec la médiation et le soutien des États-Unis.
- Le gouvernement d’Israël et le gouvernement du Liban s’engagent à suivre un processus réciproque et progressif, assorti de conditions claires, dans le cadre duquel les Forces armées libanaises (FAL) rétabliront leur autorité souveraine effective sur l’ensemble du territoire libanais, sous réserve du désarmement vérifié des groupes armés non étatiques et du démantèlement des infrastructures associées, ce qui permettra aux Forces de défense israéliennes (FDI) de se redéployer progressivement hors du territoire libanais. Les éléments constitutifs de ce processus seront détaillés dans une annexe sur la sécurité, élaborée avec le soutien total des États-Unis, qui viendra compléter le présent cadre. Ce cadre définira les mesures requises, les dispositions de sécurité et les mécanismes de vérification nécessaires pour faire avancer ce processus. La mise en œuvre réussie de ce cadre ouvrira la voie à des relations stables et pacifiques entre les deux pays et permettra aux FDI de se redéployer hors du territoire libanais.
- Conformément à l’annexe sur la sécurité, et dans le cadre de l’effort plus large visant à assurer le monopole de l’État libanais sur les armes et le contrôle territorial souverain, les Forces armées libanaises (FAL) assumeront progressivement la responsabilité pleine et effective de la sécurité dans des zones pilotes, qui serviront de mécanisme pour les redéploiements progressifs et vérifiés des FDI et les déploiements des FAL. Deux zones initiales ont été convenues par les FDI et les FAL, et les futures zones pilotes feront également l’objet d’un accord d’un commun consentement. Dès confirmation du désarmement effectif des groupes armés non étatiques et du démantèlement de leurs infrastructures dans ces zones, les FAL assumeront la responsabilité pleine et effective de la sécurité dans ces zones, les efforts de reconstruction soutenus par la communauté internationale débuteront, et les civils libanais pourront retourner en toute sécurité dans ces zones placées sous le contrôle exclusif des autorités de l’État libanais. Les États-Unis ont l’intention de travailler en étroite collaboration avec les deux pays pour vérifier et soutenir ce processus.
- Le gouvernement libanais réaffirme son engagement résolu et irréversible à rétablir et à exercer sa pleine souveraineté sur l’ensemble de son territoire. Le gouvernement libanais rétablira le monopole de l’État sur l’usage de la force, parviendra au désarmement complet et vérifié de tous les groupes armés non étatiques, et veillera à ce que ces groupes n’aient aucun rôle militaire ou sécuritaire et ne disposent d’aucune capacité armée où que ce soit au Liban. Le gouvernement libanais sollicite par la présente le soutien de ses partenaires internationaux, et en particulier arabes, sous l’égide des États-Unis, pour parvenir à ce résultat.
- Le gouvernement israélien souligne que ses actions militaires au Liban sont uniquement la conséquence des attaques, de la menace que représentent et des intentions hostiles des groupes armés non étatiques, en particulier le Hezbollah. Le gouvernement israélien insiste sur le fait que la fin de cette menace, grâce au désarmement et au démantèlement de ces groupes sur l’ensemble du territoire libanais ainsi qu’à des dispositions de sécurité supplémentaires à convenir entre les deux pays, rendra superflue toute action militaire ou présence future des Forces de défense israéliennes (FDI) au Liban. Conformément à ce qui précède, le gouvernement israélien déclare n’avoir aucune ambition territoriale au Liban.
- Le gouvernement libanais, conformément à la Charte des Nations unies et dans l’exercice de son autorité souveraine, réaffirme que ses forces de sécurité assument la responsabilité exclusive de la sécurité et de la défense du Liban et que le gouvernement libanais détient l’autorité souveraine exclusive de faire la guerre et de conclure la paix. Le gouvernement libanais rejette toute prétention d’un État ou d’un acteur non étatique à recourir à la force en son nom sans son autorisation explicite, et réaffirme que toute prétention d’un État ou d’un acteur non étatique à exercer un rôle militaire ou de sécurité est illégale au regard des décisions du gouvernement libanais et contraire aux intérêts nationaux libanais.
- Le gouvernement libanais et le gouvernement israélien affirment qu’aucune disposition du présent cadre ne les empêche d’exercer leur droit inhérent à la légitime défense, tel que reconnu dans la Charte des Nations unies et conformément au droit international applicable, et réaffirment qu’aucune tierce partie ne peut exercer ce droit en leur nom. Les deux gouvernements s’engagent à mettre en place un groupe de coordination militaire, avec le soutien et la participation des États-Unis, afin d’assurer la mise en œuvre globale du présent cadre.
- Les deux pays affirment qu’ils partagent l’objectif d’un Liban sûr et reconstruit, sous la pleine souveraineté de l’État libanais, dans lequel aucun groupe armé non étatique ne constitue une menace pour Israël, le Liban ou les citoyens de l’un ou l’autre pays. En outre, les deux pays reconnaissent que le rétablissement de la sécurité dans le Sud-Liban grâce au déploiement des Forces armées libanaises (FAL), le retour en toute sécurité de sa population civile et la sécurité des communautés du nord d’Israël sont essentiels à la stabilité et à la paix à long terme.
- Le gouvernement libanais s’engage à mettre en œuvre un programme rigoureux, axé sur les résultats, visant à permettre aux Forces armées libanaises (FAL) d’exercer un contrôle militaire et sécuritaire total au sein du Liban, conformément aux dispositions de sécurité convenues dans le cadre des négociations, ainsi qu’à procéder au désarmement de tous les groupes armés non étatiques et à exercer une autorité effective sur l’ensemble du territoire libanais. Le gouvernement libanais se félicite de la volonté des États-Unis de soutenir ces efforts, tout en reconnaissant que toute nouvelle aide américaine sera strictement subordonnée à des étapes vérifiables, à une transparence totale, à des résultats tangibles et à un suivi continu. Cet effort permettra le rétablissement sûr et ordonné de la souveraineté libanaise, contribuant ainsi à la stabilité et à la sécurité plus larges de l’ensemble du Moyen-Orient.
- Par ailleurs, et parallèlement, les États-Unis mobiliseront leurs partenaires internationaux afin qu’ils soutiennent activement le gouvernement libanais dans la reconstruction du pays, la remise en état des infrastructures, la relance de l’économie et la création de perspectives de prospérité. Cela devrait notamment passer par la mobilisation d’une aide substantielle à la reconstruction et d’une aide humanitaire en faveur du Liban, de programmes de relance économique et d’initiatives d’investissement, afin que le Liban puisse se remettre de ces années de conflit et offrir un avenir meilleur à tous ses citoyens.
- Le Liban et les États-Unis s’engagent à empêcher que des fonds ne soient versés à toute entité, organisation ou personne affiliée à des groupes armés non étatiques et à prendre les mesures juridiques disponibles pour interdire les activités de toute entité, organisation ou personne de ce type. Le gouvernement libanais s’engage explicitement à empêcher que les fonds de reconstruction ne soient détournés au profit de groupes armés non étatiques et d’entités qui leur sont liées.
- Dès la signature du présent cadre, les deux pays s’emploieront à mettre en place des groupes de travail chargés de rédiger l’accord global de paix et de sécurité. En outre, afin d’atteindre les objectifs du cadre, les deux gouvernements mettront immédiatement en place des volets complémentaires de dialogue direct et continu, facilités par les États-Unis. Les deux gouvernements s’engagent à agir de bonne foi jusqu’à ce qu’une paix complète et durable soit instaurée, apportant sécurité, stabilité et prospérité aux peuples d’Israël et du Liban.
- Conformément à leurs objectifs communs visant à établir des relations stables et pacifiques, Israël et le Liban s’engagent à prendre des mesures de bonne foi témoignant d’une intention positive, notamment la cessation de toute action hostile ou préjudiciable au sein des instances politiques ou juridiques internationales, et s’engagent à œuvrer à la recherche et à la restitution des dépouilles ainsi qu’à la libération des détenus.
- Les deux gouvernements reconnaissent le rôle joué par les États-Unis dans le soutien apporté à leurs efforts visant à mettre fin à des décennies de conflit et à instaurer une stabilité durable ainsi qu’une paix globale entre les deux pays, et expriment leur profonde gratitude pour la vision et le leadership du Président Donald J. Trump.
Si vous lisez ce document, vous allez équarquiller les yeux : c’est presque irréel à quel point l’équipe Trump a pensé à tous les aspects, et à quel point nous nous sommes rapprochés de la paix avec le Liban. L’accord concernant Gaza et le Hamas était excellent pour Israël, celui-ci est encore meilleur : il est excellent pour les deux pays car il affirme clairement qu’ils ont en commun le même ennemi : l’Iran et son bras armé au Liban. Jean-Patrick Grumberg
Signé à Washington D.C., le 26 juin 2026, en trois exemplaires originaux, en langue anglaise.
