
Je ne cesserai jamais de le dire, malgré les intimidations que je reçois.
Oui, il y a un véritable problème avec la politique d’Emmanuel Macron.
Il revendique constamment son amitié avec le prince du Qatar. Le Qatar, grand financier du Hamas et allié des mollahs iraniens. Le Qatar qui a fabriqué et soutenu avec la Turquie le djihadiste de Damas, Joulani.
Il reçoit très chaleureusement le djihadiste de Damas, ignore complètement les massacres des minorités en Syrie et abandonne les Kurdes, alliés de l’Occident dans la lutte contre l’islamisme.
Il a été le premier agent d’introduction de ces islamistes issus d’Al-Qaïda en Occident, avant même Trump.
Il a toujours cherché à préserver le Hezbollah.
Il est obsédé par Israël.
Il ne cherche qu’à se faire applaudir par les ennemis d’Israël.
L’avez-vous entendu manifester une telle chaleur envers Israël, autant qu’il revendique son amitié et sa proximité avec le prince du Qatar ou avec le djihadiste de Damas ?
Non.
Je ne céderai pas.
Je ne cesserai pas de le dire.
Je n’ai peur de personne.
De personne.
Car cette proximité est réellement problématique.
Le Qatar n’est pas n’importe quel État.
Dialoguer avec lui est évidemment nécessaire.
Mais afficher une telle amitié, témoigner d’une telle chaleur envers ses alliés et ses poulains islamistes, les promouvoir comme des modérés alors qu’il s’agit, selon moi, de djihadistes reconditionnés, tout en dénigrant Israël et en cherchant à se faire applaudir par ses ennemis, pose un véritable problème.
Non, le Qatar n’est pas un État comme les autres.
C’est un État qui diffuse l’islamisme en Occident.
Macron, qui prétend combattre l’entrisme islamiste, contribue à lui ouvrir de grandes portes à travers ses amitiés avec le Qatar.
Et les députés Renaissance portent une lourde responsabilité, parce qu’ils se taisent et applaudissent cette politique néfaste et très dangereuse. Ils vont jusqu’à rencontrer le Hamas, enfant gâté du Qatar.
À ce point ils manquent de colonne vertébrale ?
Non, le Qatar n’est pas n’importe qui.
Il est aujourd’hui au cœur d’un nouvel axe de l’entrisme islamiste et de la projection d’influence régionale.
En Syrie, au Liban comme à Gaza, son rôle est celui de nourrir le terrorisme et le djihadisme islamiste le plus obscurantiste.
À cela s’ajoute son alliance avec la Turquie, ce qui réunit deux visions impérialistes parmi les plus dangereuses : le néo-ottomanisme d’Erdogan et le projet de califat défendu par les Frères musulmans, ainsi que par les anciens dirigeants d’Al-Qaïda aujourd’hui au pouvoir à Damas.
Aveuglement ou complicité, Emmanuel Macron valide cette stratégie.
Il en est désormais partie prenante.
La politique étrangère de ce président au Moyen-Orient conduit, selon moi, la France vers un désastre.
Quiconque ne voit pas cela ne participe de facto à l’avènement d’un islamisme fondamentaliste, non seulement au Moyen-Orient mais aussi et surtout en France, en Europe et en Occident.
Non, je ne cesserai jamais de le dire.
Quoi qu’il m’en coûte.
À bon entendeur.
© Faraj Alexandre Rifai
