Tribune Juive

Postface par P.A. Taguieff au livre de Pierre Lurçat, « Les Mythes fondateurs de l’antisionisme contemporain », nouvelle édition augmentée, 2026

Chers amis,

J’ai le grand plaisir d’annoncer la parution de mon livre « Les mythes fondateurs de l’antisionisme contemporain » dans une édition remaniée et mise à jour, augmentée d’une postface de Pierre-André Taguieff.

Le livre est actuellement disponible sur Amazon uniquement: https://amzn.eu/d/0j1qF58A

Demandes de SP (journalistes/bloggeurs) à adresser à editionslelephant@gmail.com

COMMUNIQUE PARUTION

Les mythes fondateurs de l’antisionisme contemporain

Nouvelle édition – Postface de Pierre-André Taguieff 

Qu’est-ce que l’antisionisme? S’agit-il vraiment de la dernière mutation de l’antisémitisme, ou bien d’une simple critique, plus ou moins virulente, de la politique israélienne? L’antisionisme n’est pas seulement un discours radical, maniant slogans et insultes, mais une véritable idéologie, qui mérite d’être analysée, étudiée et si besoin réfutée. Le discours antisioniste actuel se décline autour de quelques thèmes majeurs, qui doivent être répertoriés et analysés, pour comprendre les ressorts et les failles de cette idéologie. 

La Nakba, “Sionisme = racisme”, “Israël, État génocidaire”, etc. ne sont pas seulement des slogans, mais aussi des éléments d’une argumentation élaborée, dont il importe de décrypter la logique interne et de démonter l’articulation. Le présent ouvrage apporte un regard informé et actuel sur ce sujet, rendu encore plus brûlant par la guerre à Gaza et au Moyen-Orient, qui a ravivé les flammes de la haine envers les Juifs et Israël.

Après avoir décrit et analysé en détail les cinq mythes fondateurs de l’antisionisme et relaté leur apparition dans le discours public, dans le monde arabo-musulman comme en Occident, l’auteur s’interroge sur la vague planétaire de haine antijuive actuelle et sur ses causes multiples.

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La lecture de l’essai stimulant de Pierre Lurçat… appelle cette autre vieille question : “Que nous est-il permis d’espérer ?”, concernant à la fois l’avenir de la mythologie antisioniste et celui du sionisme. La réponse est simple, bien que la tâche soit difficile à exécuter : tout faire pour dédiaboliser le sionisme.Pierre-André Taguieff, postface La lecture attentive de ce livre permet non seulement d’acquérir des connaissances systématiques, mais aussi de saisir le dispositif rhétorique, politique et discursif de la mythologie antijuive contemporaine.Yana Grinshpun, revue CommentaireCe livre est une véritable Bible de poche du militant pro-israélien.Marc Brzustowsky, Terre-des-JuifsMagistral, il a le mérite d’être clair et de permettre de repondre à tous les arguments de nos détracteurs”Dora Husselstein, Amazon

Éditeur ‏ : ‎ L’éléphant

Date de publication ‏ : ‎ 3 juin 2026

Langue ‏ : ‎ Français

Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 194 pages

ISBN-13 ‏ : ‎ 979-8517310392

Poids de l’article ‏ : ‎ 272 g

Dimensions ‏ : ‎ 12.7 x 1.12 x 20.32 cm


Postface par Pierre-André Taguieff au livre de Pierre Lurçat, Les Mythes fondateurs de l’antisionisme contemporain, nouvelle édition augmentée, 2026.

      Ce qui me paraît le plus intéressant dans l’ouvrage de Pierre Lurçat sur les principaux mythes antisionistes, c’est, à travers sa typologie et sa cartographie des arguments idéologiques qu’il identifie clairement et soumet à un examen critique rigoureux, la problématisation nuancée des approches, des modèles d’intelligibilité et des concepts à laquelle il nous convie. On sait que Pierre Lurçat, historien des idées et analyste politique, est un intellectuel soucieux de marier l’analyse critique exigeante des événements contemporains, souvent enveloppés de mythes de propagande ou présentés d’une façon biaisée ou mensongère, et l’engagement dans le champ des débats politico-intellectuels, où il s’est révélé un polémiste aussi talentueux que redoutable, sans jamais sombrer dans l’outrance. L’une de ses originalités tient à ce qu’il est aussi un Juif croyant, soucieux de comprendre les évolutions politiques et géopolitiques dans une perspective théologico-philosophique, qu’il n’hésite pas à qualifier de « métaphysique ». Il ne s’agit pas seulement pour lui de décrire, de raconter et d’essayer d’expliquer, il s’agit aussi et surtout de s’efforcer de comprendre, donc de poser la question du sens.

      Cette préoccupation spéculative et herméneutique qui le singularise ne l’empêche nullement de descendre dans l’arène pour défendre le vrai et le juste, donc pour combattre les colporteurs de fake news et les propagandistes ou les agents d’influence spécialisés dans la propagation des accusations mensongères. Pour éclairer ce qu’il est convenu d’appeler le « conflit israélo-palestinien », caractérisation simplificatrice faisant oublier les multiples autres dimensions dudit conflit – confrontation entre Israéliens et islamistes, entre Occident judéo-chrétien et monde islamique, etc. –, mais surtout point de fixation des passions négatives les plus fortes (haine, peur, mépris, dégoût, ressentiment, désir de vengeance, etc.), en considérant tous ses avatars et ses effets imprévus dans l’espace planétaire, il fallait faire preuve d’honnêteté intellectuelle et de sens moral, qualités incarnées par Pierre Lurçat depuis ses premiers écrits, qui témoignent de sa libre recherche de la vérité, par-delà les conformismes idéologiques, dans tous les champs qu’il explore. Il suffit pour s’en convaincre de relire les deux essais qu’il a publiés sous le pseudonyme de Paul Landau : Le Sabre et le Coran. Tariq Ramadan et les Frères musulmans à la conquête de l’Europe (2005) et Pour Allah jusqu’à la mort. En- quête sur les convertis à l’islam (2008), enquêtes éclairantes assorties de réflexions sur les visions tactico-stratégiques des islamistes contemporains et la fascination exercée par l’islam dans les pays occidentaux.      

      De nombreux travaux ont été consacrés à l’étude des « mythes antisémites », définis comme des récits mettant en accusation les Juifs sur la base de divers thèmes, afin de réaliser des objectifs politiques, économiques ou culturels variables. Il s’agit, plus précisément, des mythes antijuifs tels qu’ils ont été forgés et diffusés d’abord dans le cadre de l’antijudaïsme (antique puis chrétien), ensuite dans celui de l’« antisémitisme » au sens strict du terme, à savoir, la doctrine des races appliquée à la solution de la « question juive », ou, si l’on préfère, le racisme antijuif.

      Pour l’historien ou l’anthropologue des configurations antijuives ou de ce qu’on appelle encore, d’une façon incorrecte – mais routinisée –, « l’antisémitisme », il s’agit avant tout d’étudier les origines, les modes de structuration et les fonctionnements divers d’un certain nombre de grands récits d’accusation dans lesquels les Juifs sont stigmatisés, pathologisés, bestialisés, criminalisés ou diabolisés. Ces récits hostiles aux Juifs, plus ou moins élaborés, sont les grands mythes antijuifs, qui constituent la dimension idéologique des passions antijuives. Dans ces ensembles de représentations et de croyances la dimension fictionnelle est largement prédominante. Les assertions chimériques, dénuées de base empirique, y foisonnent. On y rencontre nombre de récits d’horreur et d’épouvante. À certains égards, la littérature antijuive appartient au genre du fantastique. Elle relève aussi de la démonologie, car « le Juif » est assimilé à une figure du diable.

      Les grands mythes antijuifs « classiques » peuvent être réduits à huit, que j’énumérerai dans l’ordre chronologique approximatif de leurs apparitions respectives, en les accrochant à des thèmes d’accusation distincts : 1° la « haine du genre humain », ou, plus précisément, la haine de tous les peuples autres que le peuple juif, soit l’accusation de misoxénie ou de xénophobie généralisée, ou encore celles de « séparatisme » et d’« exclusivisme », observables dans la judéophobie antique ; 2° le meurtre et le cannibalisme rituels, accusation déjà présente dans l’antiquité avant de réapparaître au milieu du XIIe siècle comme accusation d’infanticide rituel censé reproduire la crucifixion de Jésus ; 3° le déicide, accusation centrale de l’antijudaïsme chrétien, qui consiste à accuser les Juifs d’être à la fois les « meurtriers du Christ » et les enfants du diable, ce qui ouvre la voie à leur diabolisation ; 4° la malédiction de l’errance perpétuelle, dans la crainte et le tremblement, pour avoir repoussé le Christ, au cœur de la vieille légende du « Juif errant » qui nourrit les accusations modernes de nomadisme, d’internationalisme ou de cosmopolitisme visant un peuple « sans patrie », voué à la trahison (« Judas ») et intrinsèquement coupable ; 5° la perfidie, l’usure et la spéculation financière – qui sera symbolisée par Rothschild dès le début du XIXe siècle –, impliquant l’attribution aux Juifs d’une pulsion d’exploitation et de domination traduite par une puissance financière (le Juif capitaliste, ploutocrate, « bancocrate », « banquier international », etc.) ; 6° la tendance à conspirer, la propension à fomenter des complots motivés par la volonté de dominer, d’exploiter et de nuire, jusqu’à organiser un mégacomplot en vue de la domination du monde ; 7° la propension au mensonge et la pratique systématique du mensonge : Schopenhauer affirmait ainsi en 1851, dans ses Parerga et Paralipomena, que « le Juif » est « le grand maître en fait de mensonge » ; 8° le racisme, soit l’idée d’une supériorité raciale censée dériver de l’élection divine ethniquement interprétée, liée aux accusations de colonialisme, de nationalisme « tribal » expansionniste ou d’impérialisme.

      À première vue, l’étude historique et critique des mythes antisionistes s’inscrit dans le sillage des travaux inévitablement pluridisciplinaires sur les « mythes antisémites », travaux savants qui relèvent à la fois de l’histoire, de l’anthropologie, de la sociologie et de la psychologie, mais aussi de la linguistique, de la sémiotique et de la rhétorique. La question est de savoir si l’étude transdisciplinaire des mythes antisionistes ne représente qu’un chapitre de plus dans celle des « mythes antisémites », illustrant ce qu’on a appelé le « nouvel antisémitisme » ou la « nouvelle judéophobie », ou bien si, avec l’antisionisme, on aborde une configuration idéologico-politique en grande partie inédite, dans laquelle sont certes réinvestis des thèmes d’accusation de l’antisémitisme « classique », mais qui comporte surtout nombre d’éléments idéologiques et rhétoriques nouveaux, associés à la figure de l’ennemi fantasmé et démonisé : l’État d’Israël (« l’entité sioniste »), le « sionisme » et les « sionistes ».

      Aujourd’hui, diaboliser le sionisme, c’est commencer par l’assimiler à une forme de racisme, et, pour certains, le dénoncer comme le racisme originel, voire originaire, prototypique. L’accusation de racisme « génocidaire », qui implique l’assimilation diabolisante des « sionistes » aux « nazis », structure l’antisionisme radical et alimente les retournements antijuifs de l’antiracisme. Il faut souligner que ce phénomène de corruption idéologique a pris de l’ampleur au cours des trois dernières décennies. Les nouveaux antijuifs, tel Alain Soral, prennent la posture du militant antiraciste pour dénoncer le « suprématisme juif », la « domination sioniste » et le « racisme israélien », ou encore « l’État d’apartheid » que serait Israël.

      Les cinq grands mythes antisionistes distingués et analysés par Pierre Lurçat semblent n’avoir pas de précurseurs directs et bien identifiés, sauf à se situer à un haut niveau d’abstraction permettant de faire des comparaisons et de voir des ressemblances ou des analogies parfois éclairantes mais le plus souvent trompeuses. Le passé est loin de pouvoir toujours éclairer le présent.  Mais rien n’interdit de voir dans tel ou tel thème d’accusation antisioniste le produit d’une métamorphose d’un mythe antijuif dit « traditionnel » ou « classique ». Il en va ainsi des accusations de « déicide » et de « meurtre rituel » (plus particulièrement d’« infanticide »), dont la puissance criminalisante est réinvestie dans l’accusation devenue centrale au sein du discours antisioniste, depuis le 7-Octobre, de « génocide du peuple palestinien ». Ce nouveau mythe diabolisateur présuppose une « christification » du « peuple palestinien » comme peuple-victime ainsi qu’une présentation des enfants palestiniens tués au cours d’affrontements armés comme des victimes d’infanticides rituels commis par « les sionistes ». La propagande antisioniste s’est emparée de l’icône Mohammed al-Dura, image de l’enfant palestinien « martyr » supposé « tué par les sionistes », le 30 septembre 2000, en raison de leur cruauté sanguinaire. Accuser les « sionistes » de génocide, c’est bien sûr les nazifier, stade suprême de l’inversion victimaire.

      Il faut souligner l’importance des mythes antijuifs dans l’histoire des configurations antijuives.  Ma thèse est la suivante : si le mythe du complot sioniste mondial est au cœur de l’antisionisme radical, c’est parce que ce mythe apparu au cours du XXe siècle se situe au croisement de tous les autres mythes antijuifs. Il les attire et les englobe ou les intègre. Il fonctionne à leur égard comme un aimant et un opérateur de synthèse de tous les types d’accusation portés contre les Juifs. 

      L’étude des discours antijuifs plus ou moins élaborés ne se confond pas avec celle des opinions, ni avec celle des comportements ou des pratiques, ni avec celle des législations ou des politiques antijuives. La dimension narrative des formes langagières diverses de judéophobie (je préfère le néologisme, forgé par mes soins, « judéomisie », mettant l’accent sur la haine, misos, plutôt que sur la peur, phobos) est à prendre en considération : les antijuifs racontent des histoires sur les Juifs, des histoires censées révéler ce que ces derniers sont réellement. Ces histoires peuvent être abordées comme des légendes ou comme des mythes, à travers lesquels se construit polémiquement l’identité juive, ou la catégorie essentialisée « le Juif ». Le sujet antijuif prétend raconter ce qu’ont fait, ce que font et ce que feront les Juifs, mais aussi ce qu’ils désirent, veulent, pensent. Il répond à sa manière aux questions : « Qui sont les Juifs ?  D’où viennent-ils ? Où vont-ils ? » La puissance des mythes n’est pas toujours reconnue ni analysée par les spécialistes des diverses formes de judéophobie. Il faut réaffirmer, après Ernst Cassirer dont ce fut l’ultime message, l’importance politique des mythes dans les sociétés sécularisées toujours tentées par de nouveaux réenchantements. La croyance aux mythes réintroduit le fatalisme dans les sociétés démocratiques dont les valeurs proclamées tournent autour de l’émancipation de l’individu, de sa liberté d’agir et de se construire.

      Ce qui est sûr, c’est que nous avons assisté, sans suffisamment y prendre garde, à l’apparition de ce qu’on pourrait appeler un antisionisme d’atmosphère, pour s’inspirer d’une formule désormais elle-même dans l’air du temps. Si l’on attribue à l’antisionisme le statut d’une idéologie politique, alors cette dernière peut être reconnue comme une idéologie dominante de notre époque, et une idéologie mondialisée, dont les représentations, les thèses et les thèmes sont intériorisés par des personnes n’ayant jamais rencontré un « sioniste » en chair et en os, ni souffert de la moindre violence « sioniste ». Nous vivons ainsi à l’âge de l’antisionisme sans sionistes. 

      La conceptualisation de cet ensemble de faits et d’interprétations ne va pas de soi. Ici encore, un regard pluridisciplinaire est requis, allant de l’histoire à la philosophie, en privilégiant les approches relevant de la pensée critique-démystificatrice. Pour aller vite, disons que le problème théorique se pose ou plutôt se décline comme suit : y a-t-il continuité ou discontinuité entre l’antijudaïsme (puis l’antisémitisme) et l’antisionisme ? Ou encore : existe-t-il une communauté de nature entre tous les arguments antijuifs, qu’ils soient dits « antisémites » ou « antisionistes » ? Ces derniers, qui sont les derniers venus dans une longue histoire, peuvent-ils être analysés simplement comme des reformulations des premiers ? L’ancien persiste-t-il dans le nouveau et, si oui, de quelle manière ? Dans ce cas, comment identifier les continuités et les résurgences ainsi que les ruptures et les émergences ?  Telles sont quelques-unes des questions qui se posent, voire s’imposent à la lecture de l’essai stimulant de Pierre Lurçat.  Quant à la question « Que faire » ? », elle appelle cette autre vieille question : « Que nous est-il permis d’espérer ? », concernant à la fois l’avenir de la mythologie antisioniste et celui du sionisme. La réponse à ces deux questions est simple, bien que la tâche soit difficile à exécuter : tout faire pour dédiaboliser le sionisme.

      Aujourd’hui, pour quiconque prétend « lutter contre l’antisémitisme », selon la formule convenue, la démythisation du sionisme est un préalable obligé. Mais il ne faut pas pécher par excès d’optimisme quant à la réalisation d’un tel objectif, car les passions antijuives sont inséparables des récits dans lesquels les Juifs sont démonisés, pathologisés ou criminalisés, définis par des attributs essentiels négatifs. La force du mythe, voilà l’obstacle qu’il s’agit de reconnaître. Car « un mythe est d’une certaine façon invulnérable », en ce qu’« il est imperméable aux arguments rationnels et ne peut être réfuté par des syllogismes », comme le notait Ernst Cassirer dans Le Mythe de l’État, ouvrage achevé peu avant sa mort le 13 avril 1945. Il faut donc s’interroger sérieusement sur les stratégies et les tactiques permettant de contenir ou de limiter le plus efficacement possible la puissance de séduction et de mobilisation des récits antijuifs, notamment sous les formes mythologisantes nouvelles qu’ils prennent, en sacralisant la « cause palestinienne », depuis le dernier tiers du XXe siècle dans le monde musulman traversé par divers courants de l’islamisme radical. Il est temps de désigner l’islamo-palestinisme comme l’ennemi principal, tout en rappelant ce principe élémentaire du réalisme stratégique : se proposer d’empêcher la montée en puissance de la menace, sans prétendre éliminer totalement et définitivement cette dernière.     

© Pierre-André Taguieff


Pierre-André Taguieff, né à Paris le 4 août 1946, est philosophe, politiste et historien des idées, directeur de recherche au CNRS, désormais à la retraite. Il a enseigné notamment à l’Université Paris 7, à l’EHESS et au Collège international de philosophie, à l’Université libre de Bruxelles (Chaire Perelman), et, de 1985 à 2005, à l’Institut d’études politiques de Paris (histoire des idées politiques, pensée politique). Ses principaux domaines de recherche vont du racisme et de l’antisémitisme au nationalisme, au populisme, à l’eugénisme et au complotisme. Il est l’auteur de plus d’une cinquantaine d’ouvrages. Parmi ses derniers livres : Le Nouvel Âge de la bêtise, Paris, Éditions de l’Observatoire / Humensis, 2023 ; Le Nouvel Opium des progressistes. Antisionisme radical et islamo-palestinisme, Paris, Gallimard, coll. « Tracts », 2023 ; Les Protocoles des Sages de Sion des origines à nos jours, Paris, Hermann, 2024 ; L’Antisémitisme (2015), 3e édition mise à jour, Paris, PUF/Humensis, 2025 ; L’Invention de l’islamo-palestinisme. Jihad mondial contre les Juifs et diabolisation d’Israël, Paris, Odile Jacob, 2025 ; L’Anarchisme ou le fanatisme de la liberté, Paris, Éditions de l’Observatoire / Humensis, 2025 ; Les Méfaits de l’idéologie. Politique, religion, philosophie, Paris, Hermann, 2026.    


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