La France traverse l’une des plus graves crises de son histoire. Cette crise se fait sentir dans tous les domaines, économiques, sociaux, politiques, agricoles, écoles, universités, secteur de la santé… mais le plus sensible, celui qui heurte le plus les citoyens, concerne le monde de la délinquance et de la criminalité. Par l’ampleur des réactions qu’il suscite, le crime de la petite Lyhanna est devenu une véritable affaire d’Etat.
Ce crime intervient dans un contexte dramatique. Les statistiques de la délinquance et de la criminalité indiquent une forte tendance à la hausse, dans tous les domaines, notamment celui du narco trafic, des agressions contre les femmes, des actes antisémites…
Le pouvoir exécutif déplore la montée de la violence, mais son pouvoir se limite à faire de la « communication », à du « bla-bla-bla » produit par une rhétorique convenue, à des phrases stéréotypées concoctées par des officines du marketing politique, voire par l’I.A.
Globalement, le pouvoir exécutif produit des mots quand les Français attendent des actes
Globalement, le pouvoir exécutif produit des mots quand les Français attendent des actes.
Le pouvoir tente de comprendre le phénomène de la violence sous toutes ses formes. Des rapports sont produits. Mais ceux-ci s’entassent sur les étagères des bibliothèques du Sénat et de l’Assemblée Nationale, se couvrant de la poussière fine du silence.
La République macronienne a une devise qu’elle partage avec la gauche politique et les progressistes: Tout ce qui a concerne les problèmes ressentis par le peuple sont frappés du sceau infamant de « populiste », ou « d’extrême droite », et, plus graves encore, de « sioniste », de « génocidaire »…
On condamne du bout des lèvres l’arrestation arbitraire dont l’écrivain Boualem Sansel a été la victime; mais obligation est faite de dévaloriser le livre qu’il publie sur son année de détention…
Interdiction d’évoquer les crimes commis par le Hamas à Gaza, par le Hersbollah au Liban…
Mais obligation de désigner Israël comme le responsable des morts civils. Nulle voix officielle ou qui est en connivence avec le pouvoir ne doit dire que le Hamas détourne l’aide internationale, utilise les civils comme boucliers humains, défenestre les homosexuels… bref, maintient son peuple dans les fers d’une dictature totalitaire.
On doit répéter en boucle que la cause principale de la bouffée de haine contre les Juifs, qui fait passer les agressions antisémites de 339 en 2020 à 1676 en 2023, est imputable à Israël et uniquement à Israël.
Mais cet écran de fumée, le déni permanent des réalités, est en train de voler en éclat face à l’impossibilité de maquiller une nouvelle fois l’horreur qu’est devenu le quotidien d’une masse considérable de Français.
Justice: disfonctionnement ou connivence avec le criminel ?
La plupart des observateurs ont fait part de la troublante inaction de l’appareil judiciaire, aucune suite n’ayant été donnée aux plaintes déposées contre l’assassin de la fillette dont la vie aurait pu être sauvée si la Justice avait agi conformément à sa mission. Or, les responsables interpellés n’ont rigoureusement rien fait.
Si le meurtre de la fillette LYHANNA était le résultat d’un disfonctionnement des services de la Justice, cela serait déjà un fait préoccupant.
Mais ce meurtre exprime quelque chose d’infiniment plus grave. Il est le résultat, et je pèse mes mots, d’ une véritable connivence de la Nouvelle Justice avec la délinquance et la criminalité, connivence mise en place loi après loi, décret après décret, depuis 1981 ainsi que cela va être démontré.
La Justice inerte face aux plaintes. Comment expliquer l’étrange aboulie des juges ?
On se souvient de la chanson de Bob Dylan « Qui a tué Davy Moore, qui est responsable et pourquoi est-il mort ? » dans laquelle le chanteur faisait l’inventaire des protagonistes ayant concouru à la mort du boxeur pour conclure que ceux qui y ont contribué sont si nombreux, si liés, qu’ils ne peuvent être mis en cause. Au final, personne n’a tué Davy Moore en tous cas, les vrais responsables de sa mort ne seront jamais inquiétés.
Mutatis mutandis, chaque fois qu’un récidiviste est en cause dans un nouveau crime, nous entendons la même rangaine médiatico-politique, recouvrant les mêmes interrogations, les mêmes plaintes, les mêmes condamnations. On dénonce l’absence de moyens, le laxisme des juges…et puis plus rien jusqu’à la prochaine affaire, jusqu’au prochain crime horrible.
Le meurtre de Lyhanna n’est imputable ni au « laxisme des juges », ni au manque de moyens.
Lorqu’on examine la procédure, on constate que les Juges ont fait leur travail et ce conformément aux lois et principes imposés par les normes non de l’ancienne justice que tout un chacun a en tête, mais de la Nouvelle Justice.
1°) La nouvelle justice est fondée sur des lois scélérates
Le Ministère de la Justice note « Le taux de récidivistes est en hausse tendancielle de puis 2005. »
Donc depuis plus de vingt ans, le pouvoir exécutif assite les bras croisés à la croissance continue des violences. Plus grave, il renforce les différentes mesures qui sont la cause principale de cette récidive dont il importe de donner les chiffres:
« En 2020, 166 condamnés pour crime et 48 700 condamnés pour délit sont en état de récidive légale. De plus, 90200 autres condamnés pour délit sont en état de réitération. Aussi, 42% des personnes condamnées en 2020 sont en état de récidive ou de réitération. »
Ces chiffres et d’autres, montrent amplement la faillite du nouveau système pénal mis en place depuis 1981. Toutes les réformes adoptées depuis cette date funeste, prétendent s’inspirer du souci ô combien louable, d’éviter la récidive. Or, toutes les nouvelles lois n’ont fait qu’alimenter la récidive. Ces lois peuvent donc légitimement être qualifiées de « lois scélérates » dès lors que loin d’atteindre le but qu’elles s’étaient fixées elles alimentent le phénomène qu’elles prétendent combattre.
Ces lois sont la source du désordre qui menace la société tout entière, elles favorisent l’extension continue du domaine de la criminalité en général.
L’assassinat de Lyhanna, une fillette de onze ans, n’est pas un fait isolé, résultant d’un disfonctionnement ponctuel de l’administration de la justice et de la police. Il se produit dans un contexte où la violence sous toutes ses formes explose; il s’inscrit dans une longue chaîne de raisons, de faits, de causes. Il est en tout premier lieu, le résultat d’une profonde mutation de la perception, de la gestion de la criminalité et du régime des peines initiée depuis 1981 où une véritable révolution a profondément boulversé la justice humaniste française.
Deux hommes, deux chefs de file, deux maîtres, honorés, vénérés par la République ont été à l’origine du boulversement de l’édifice judiciaire.
A la base de cet invraisemblable enchaînement de « défaillances » de la machine Juridico-policière, il y a l’important processus de réforme du code pénal inscrit dans le marbre de la loi à partir de 1981 par le tout jeune ministre de la Justice, Robert Badinter, révolution elle-même précédée par un intense travail idéologico-philosophique dont le maître d’oeuvre fut le très célèbre et illustre Michel Foucault, philosophe français mondialement connu, entouré d’une cohorte de philosophes, sociologues, journalistes…tous anti-humanistes, déconstructivistes…vénérant le Maïtre.
Au terme des travaux respectifs et complémentaires de ces deux grands Maîtres, la vision du criminel, la gestion de la criminalité, de la délinquance, du régime des peines, ont été totalement transformées.
Nous allons rappeler ici brièvement les fondamentaux et les étapes de ce qui a conduit au meurtre de la fillette Lyhanna:
PREMIÈRE ÉTAPE DE CETTE RÉVOLUTION: Quand la personne d’Eichmann, de hauts dignitaires nazis, de grands criminels… est qualifiée de Sacrée.
Je n’invente rien. Cela est dit et écrit par l’initiateur de la nouvelle justice. Lors d’une intretien, Robert Badinter, répond aux questions du journaliste de « L’Express »:
-L’Express: Vous êtes absolument contre la peine de mort ?
-R. Badinter: Absolument
-L’Express: Même dans le cas de tortionnaires, des criminels de guerre nazis comme Eichmann ? Quelles que soient la quantité et la gravité des crimes commis ?
R. Badinter: Je réponds catégoriquement oui.
Et, pour le cas où le journaliste et le lecteur n’auraient pas compris pourquoi, il énonce le premier principe de base de la nouvelle justice : LA VIE DOIT ËTRE SACRÉE MÊME EN LA PERSONNE DU SACRILÈGE. » Autrement dit, la vie de la petite Lyhanna est aussi sacrée que celle de son bourreau.
Dans la nouvelle Justice, les protagonistes du crime sont placés fondamentalement, sur le même plan.
DEUXIEME PRINCIPE de la nouvelle justice ; le criminel est un homme comme nous.
Pour bien enfoncer le clou, Robert Badinter énonce le deuxième principe de la nouvelle justice : « Le criminel de sang, on voudrait qu’il nous soit étranger. Il ne l’est pas. C’est un homme comme nous. »
Interchangeabilité des rôles entre les citoyens lambda et les criminels.
TROISIEME PRINCIPE de la nouvelle justice : tout coupable est amendable et doit rejoindre la communauté des hommes.
« Pour nous, il n’est point d’être humain, si coupable soit-il, qui ne puisse s’amender, devenir autre et, à travers la peine et au-delà d’elle, retrouver la communauté des hommes. »
Devenir autre ! Pol Pot, Staline, Hitler, Himmler, les bourreaux d’enfants avec actes de barbarie… seraient aptes à rejoindre la « communauté des hommes « ?
Il s’agit là d’un mensonge. Tous les psychiatres, les magistrats… savent que les grands criminels pervers sont « inguerrissables ».
Conséquence : La nouvelle justice enferme le juge dans une problématique qui le place de facto en connivence avec le criminel.
Ce tryptique trace le cadre dans lequel tout juge moderne se doit d’appréhender le criminel. (Malheur au juge, et il en existe, qui persiste à appliquer l’ancienne Justice, qui sanctionne, punit! S’il le fait, le juge de l’application des peines, le juge des libertés… peuvent à tout moment neutraliser l’action de ces juges ancien régime.
En tout premier lieu, si la personne du criminel, quelle qu’elle soit, doit être considérée comme sacrée, il devient intouchable. Raison première pour laquelle l’assassin de la petite Lyhanna a tardé à être inquiété et appréhendé. On ne peut mettre la main sur lui, on ne peut le toucher, l’appréhender.. Juges et policiers ont la quasi interdiction d’agir pour neutraliser le criminel en dépit des plaintes qui le visent. C’est un « intouchable ». Sa personne est sacrée !
En second lieu, tout citoyen honnête étant un assassin qui s’ignore, le criminel de sang étant un homme comme les autres, étant un « frère », on ne peut ni le punir vraiment, ni l’arrêter sur le chemin du crime dès lors que tous les citoyens peuvent se rendre coupables de crimes.
Le crime comme maheur
Au demeurant le crime n’est plus défini comme une atteinte à l’ordre public, comme agression, mais comme un malheur qui frappe et la victime et son bourreau. Lyrique, R. Badinter écrit: « Que le crime soit le point de rencontre, le lieu géométrique du malheur humain, je le sais mieux que personne. Malheur de la victime elle-même et, au-delà, malheur de ses parents et de ses proches. Malheur aussi des parents du criminel. Malheur enfin, bien souvent, de l’assassin. Oui, le crime est malheur… »
Encore une fois, on met victimes et bourreaux dans le même sac et on fait de la condamnation du criminel un crime moral. Comment punir le malheur ? Impossible! Cela reviendrait à ajouter du malheur au malheur. Le délinquant doit donc jouïr de la plus grande impunité possible.
L’ancienne justice humaniste qui sanctionne le voyou, le délinquant est accusée, est jugée coupable.
En troisième lieu, selon nos réformateurs antihumanistes, c’est l’action de l’ancienne justice, celle qui sanctionne celui qui transgresse la loi, qui est jugée coupable de la criminalité et de la délinquance. Badinter écrit : « La prison est un mal, une école du crime qu’il convient d’épargner, autant que possible, aux délinquants qui en sont menacés. » Il faut donc éviter à tout prix de punir et si l’on est contraint de le faire, sous la pression de l’opinion publique, on ne peut le faire qu’à la condition que la peine infligée concourt à aider le criminel à s’amender et à rejoindre la communauté des hommes.
Le commerçant cambriolé se retrouve très vite face à son voleur et la fille violée face à son violeur…
Il faut de toute façon adoucir la peine, et laisser les délinquants dans la communauté qu’il a agressée, y compris une fois celui-ci condamné.
C’est à cette logique mortifère qu’ont obéi tous les protagonistes (magistrats, policiers….) qui sont intervenus dans l’Affaire du bourreau de la fillette Lyhanna.
La Justice à genoux devant les délinquants
1°) Rachida Dati libère les délinquants condamnés jusqu’à 2 ans de prison ferme.
Dans la réalité, la nouvelle justice éprouve une véritable répugnance à punir, à sanctionner. La preuve ? Rachida Dati, sous couvert de limiter la population carcérale, fait adopter une loi généralisant le principe de l’aménagement des peines (travaux d’intérêt général; régime de semi-liberté, bracelet électronique) à tous les condamnés à deux ans de prisons ferme et ajoute la Mininistre, la détention provisoire doit être prononcée qu’à titre exceptionnel. Les droits des détenus sont renforcés, améliorés…toujours pour favoriser l’insertion des condamnés et éviter la récidive. C’est l’inverse qui se produit, mais qu’importe. On poursuit dans le même direction, dans la même impasse.
2°) Christiane TAUBIRA enfonce le clou et libère les condamnés jusqu’à 5 ans de prison
Elle supprime les peines planchées, étend la mesure des peines alernatives à la prison, aux condamnés jusqu’à cinq ans de prison. Oui, vous avez bien lu : jusqu’à cinq ans de prison ferme, le condamné, sauf exception, ne doit plus aller en prison. La ministre crée une peine » hors prison », ne concernant que les délits punis de 5 ans de prison ou moins. On impose au criminel des stages, une formation ou des soins…entre autres. Les loi du 1er octobre et du 15 août 2014 promeut « l’individualisation des peines ».
3°) La nouvelle loi place le juge dans une position absurde dès lors qu’il n’est plus tenu d’appliquer la Loi qui sanctionne, qui punit.
Traduisons en langage clair : le juge n’est plus tenu d’appliquer la loi. Il apprécie au cas par cas.
A ce stade, la justice au sens humaniste et classique du terme a disparu. Reste un « monstre ».
Selon les chiffres communiqués par le Ministère de la Justice, 9 peines sur 10 de prison ferme, sont susceptibles de bénéficier d’aménagement avant toute incarcération.
Si les juges consentent à punir le criminel c’est parce que deux justices cohabitent :
– La vieille justice humaniste issue de la problématique biblique qui estime l’homme libre et responsable de ses actes, qui le puntit donc quand il transgresse la loi;
– La nouvelle justice qui se nomme « justice réparatrice » qui ne peut punir que dans un cadre extrêmement restrictif, en réalité, qui ne peut punir qu’à la condition de « réparer ». Le juge devient dans ce cadre, le thérapeute d’un corps social malade. Etrange guerrisseur qui prétend appliquer une thérapie qui n’existe pas.
Cette vétable bouillie judiciaire conduit à créer dans la tête des criminels et concomitamment, dans celle des juges, la confusion la plus totale. Plus rien n’a véritablement de sens. Le magistrat devient dans une société athée, une sorte de « mini-dieu » par interim, livré aux aléas de sa conscience, qui doit se mettre dans la tête du coupable pour deviner s’il peut s’amender ou non. Dans le doute, il s’abstient de poursuivre, il classe sans suite. En 1995 le pourcentage des plaintes classées sans suite atteind le chiffre impressionnant de 80 %. La justice n’est rendue qu’à la marge, par exception. La violence peut s’exprimer librement. Lyhanna est morte. Combien de milliers de Lyhanna ont été et sont victimes de harcellement, d’agressions, d’insultes, de violences…?
Si poursuite il y a, s’il n’y a aucun doute quant à la culpabilité de l’accusé, toute la mécanique judiciaire fera ce qui est en son pouvoir pour lui éviter d’aller en prison, pour adoucir sa peine. La Justice nouvelle est animée non par le souci de la protection du citoyen mais prioritairement par la compassion à l’égard du bourreau.
La nouvelle justice s’inspire directement des rêves du grand écrivain Victor Hugo, un rêveur au grand coeur:
« D’ailleurs, nous ne voulons pas seulement l’Abolition de la peine de mort, nous voulons un renouvellement complet de la pénalité sous toutes ses formes, du haut en bas, depuis le verrou jusqu’au couperet…La douce loi du Christ pénètrera enfin le code et rayonnera à travers… »
Tout comme l’ écrivain, le juge entre en connivence avec le criminel. Il compatit à sa souffrance lorsqu’il tue, qu’il est enfermé. Le juge prend la place du prêtre, le comprend et partant l’ absoud a prioriautant que faire se peut, de ses fautes. Comme le dit Schakespeare, celui qui comprend le crime devient complice du criminel : « C’est le châtiment que l’on juge et jamais le délit. » Hamlet.
Nouvelle justice : globalement, l’acte criminel est jugé coupable mais non punissable
Kant avait déjà perçu et dénoné cette tendance mise en oeuvre dans la « nouvelle justice » selon laquelle l’acte recourant à la violence (vol, viol, meurtre…) ne doit pas être jugé comme non coupable mais simplement comme non punissable, et cette impunité subjective est tenue par les juristes, à la faveur d’une étonnante confusion, pour une impunité obbjective (pour une conformité à la loi) Kant, Doctrine du droit.
Kant ne pouvait imaginer que cette impunité subjective deviendrait effectivement conforme à la Loi.
La plupart des juges de la nouvelle justice ne sont plus vraiment des juges. Ils sont avant tout des « psychologues », des « assistantes sociales », des « prêtres », des militants syndicalistes… auxquels on a enseigné d’être avec le locataire contre le propriétaire, avec le salarié contre l’entrepreneur, avec le voyou contre le policier…Les juges de la nouvelle justice ne retrouvent leur fonction de juge classique qu’à la fin d’un long processus de renoncement, de démission, de refus de la punition.
Il faut la répétition, l’émotion collective pour que le juge consente à revenir à la problématique de l’ancienne justice, celle qui a pour vocation d’arrêter le criminel, de le juger, l’enfermer afin de protéger les citoyens. Mais les criminels, y compris les plus endurcis, tels les terroristes, finissent par bénéficier d’un adoucissement de leur peine.
Mesures à prendre de toute urgence:
Globalement, le recours à la vieille justice, est trop tardif. Les prisons sont pleines de récidivistes qui une fois libres, recommencent à faire leur « métier » de criminel avec l’active complicité de la nouvelle justice.
La solution à appliquer est simple: il faut, avant l’effondrement total, avant l’explosion ou l’implosion de notre société, abroger la quasi-totalité des lois portant réforme de la Justice classique, qui ont été adoptées depuis 1981.
Pour ce faire, en matière législative, le peuple français doit retrouver sa pleine souveraineté, celle qui lui a été confisquée par des procédés douteux. Toute décision prise par Bruxelles ou par n’importe quel organisme mondial, devrait être soumise à l’appréciation préalable des élus du peuple français avant d’être intégrée dans le droit interne.
La hiérarchie des normes doit être rétablie : primauté au droit interne sur le droit européen et internationale.
La Justice doit de nouveau être rendue au nom du Peuple français et non au nom de ?
Au final, il existe bien des tribunaux, des juges et le personnel qui va avec, mais les Français ont la terrible impression qu’il n’existe plus de Justice.
© Sydney Touati
Avocat, essayiste, Sydney Touati s’intéresse aux transformations contemporaines du droit public, du droit international et à leurs effets sur les États démocratiques. Dernière publication: « De Voltaire à Badinter. Un essai sur la transformation du droit en France »
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