Les faits
Le théâtre parisien La Scala a accueilli le 4 juin 2026 quelques 350 élèves mineurs issus de l’enseignement public laïc et semi-public de confession juive.
Le but de la sortie tournait autour du thème du théâtre, évoqué par le directeur de La Scala, Frédéric Biessy.
Rompant brutalement avec le thème théâtral, Biessy s’est cru autorisé à instrumentaliser devant les enfants la crise au Proche-Orient et à s’en prendre violemment au président américain et au premier ministre israélien, ce dernier qualifié de tous les mots et de tous les maux, déshumanisé, diabolisé en des termes calqués sur la logorrhée antisémite sempiternelle.
Les enfants juifs ont été insultés, menacés et ont subi des crachats (témoignages)
Devant l’absence de réaction des organisateurs de l’évènement (témoignages), et afin de protéger les enfants juifs, leurs encadrants ont préféré les faire sortir du théâtre.
Biessy a ensuite présenté des excuses générales imparfaites et insuffisantes en regard de ses responsabilités civiles et pénales.
Le comportement du directeur Biessy n’est pas nouveau. Il est un accoutumé des incidents anti-israéliens … suivis d’excuses personnelles.
Responsabilités du directeur Biessy
1- L’attaque ad-hominem et violente contre Netanyahu, lors d’une réunion destinée à présenter à des enfants de l’enseignement public et semi-public le théâtre, est un exercice de propagande anti-israélienne hors sujet.
2- La violence, circonstanciée à un responsable israélien, des propos de Biessy devant des enfants en général et des enfants juifs en particulier n’est pas innocente. Elle viole la sérénité de l’évènement et malmène les enfants dans leur droit légitime et inaliénable au respect des personnes et des idées.
3- La pratique consistant à propager la haine avant de présenter ses excuses est une technique pratiquée dans les milieux ségrégationnistes visant à tenter d’échapper à des poursuites pénales.
Réactions pénales à l’incident créé par Biessy
Le directeur du théâtre est responsable de ses propos, de ses propos tenus devant des enfants, des désordres subséquents qui ont rompu le calme dont il est également responsable, et des violences antisémites attestées et commises à l’égard des enfants de confession juive.
1- L’école sous contrat relève de l’Éducation nationale.
Il appartient au ministère concerné d’engager des poursuites contre le directeur propagandiste et fauteur de trouble à l’encontre d’élèves – enfants mineurs en son propre établissement.
2- Il appartient à la direction de l’école ou à sa hiérarchie de porter plainte contre le directeur qui a manqué à tous ses devoirs en mettant la vie des enfants en danger (violences antisémites attestées)
3- Il appartient aux organisations représentatives des écoles juives de France et à celles des Français confession juive (CRIF, etc.) de déposer les plaintes conformes.
Compte tenu de la gravité d’une situation transformant une information théâtrale en salle de propagande et d’appels à la haine (propos de Biessy consignés) suivis de désordres et d’atteintes antisémites à l’intégrité des personnes des enfants, les dépôts de plainte sont impératifs.
Violer l’intégrité morale d’enfants en général et l’intégrité physique d’enfants juifs en particulier constitue une somme de délits nécessitant impérativement un traitement pénal indispensable à la prophylaxie de comportements tels que ceux du directeur Biessy.
Ne pas saisir les instruments juridiques mis à disposition des victimes ni les témoignages, se contenter de réprobation et de condamnation morale du comportement du directeur de la Scala, reviendrait à encourager l’itération de telles infractions.
L’enjeu est gravissime.
© Pierre Saba
11 juin 2026
