Tribune Juive

En France, LFI fait la loi. Par Julien Brünn

Donc, en France, c’est LFI et affidés qui commandent. La preuve par Quatremer (entre autres, car les exemples sont innombrables). Oui, encore une affaire Quatremer ! Quatremer déplaisait aux affidés LFIstes de Libération (où il essaie d’exercer le métier de journaliste), qui avaient exigé que la direction du journal le convoque pour l’admonester. Ce qu’elle avait fait fissa, bien entendu, le doigt sur la couture du pantalon. Motif du froncement de sourcils : il n’était pas dans la ligne du déni dans l’affaire Adama Traoré (la Cour de cassation avait finalement dédouané les policiers : et puis quoi encore ?).

Cette fois-ci, c’est une micro-affaire, mais bien significative, et même hautement significative. Jean Quatremer devait faire une conférence organisée par un département du ministère de la transition écologique. Sujet : « Les résistances internes des institutions communautaires au détricotage du Green deal. » A priori inoffensif (même si je ne comprends pas tout à fait l’intitulé). Quatre jours avant la conférence, le ministère l’appelle pour l’informer qu’elle est déprogrammée. Motif exposé sans honte au téléphone : la polémique initiée par LFI contre lui parce qu’il a publiée sur sa page Facebook personnelle, le 29 mai, le mural de @PalomboArtist représentant Hitler portant un keffieh et un brassard « hate ». Rima Hassan a même claironné qu’elle allait porter plainte : c’est vous dire la gravité de la chose, qui est ci-dessous ! Cancelé, comme il le dit lui-même, « en raison de son combat contre l’antisémitisme ». Il fallait le faire ! Les détails ici.

Vous avez certainement déjà vu des westerns où une bande soudards, commandés par un soudard en chef, terrorise une petite ville de l’Ouest. Eh bien la petite ville de l’Ouest, c’est la France. Terrorisée par les soudards Elléfistes qui, dès qu’un individu ne leur plaît pas, menacent de troubles à l’ordre public au saloon, dans les universités, les théâtres, les festivals. Et tout le monde se planque, terrorisé.

Comme dans les westerns du bon vieux temps, on attend le shérif. 

© Julien Brünn

Journaliste. Ancien correspondant de TF1 en Israël


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