
Il y a quelques jours, Waze m’a conduit par erreur au cimetière de Netanya, en lieu et place de l’école Chouvou dans laquelle j’avais rendez-vous. Le hasard est bizarre parfois.
Alors que je cherchais à faire demi-tour, une famille m’a abordé et m’a demandé si je pouvais compléter le minyan pour le Kaddish d’un proche. C’était ok pour moi, bien entendu, même si dans ma tête une pensée à cent balles pestait encore contre la défection de mon gps.
Je suis resté quelques minutes et puis la famille m’a remercié, en me regardant comme le dixième homme envoyé par la providence.
Mais moi, je suis resté encore un peu dans ma voiture, avec un sentiment coupable, car ce cimetière est plein de gens que j’ai aimés, que j’aime encore, et que je ne viens pourtant jamais visiter. Et qu’il a fallu un bug pour que je m’approche d’eux. Sans même me souvenir où ils sont exactement enterrés.
Pourquoi? Parce que la vie va sûrement trop vite et que les vivants ont probablement plus besoin de nous.
Mais, très honnêtement, après cette mitsva fortuite, je ne me sentais pas très fier. Nous croyons parfois, à certaines occasions, que nous sommes appelés par le ciel pour aider les autres. Puis nous découvrons que l’appel était surtout là pour nous aider nous-mêmes, à nous souvenir que nous devons être plus présents, plus impactants. Parce que si nous les oublions, alors les morts seront partis… définitivement.
Il y a quelques jours, Waze m’a conduit par erreur au cimetière de Netanya, en lieu et place de l’école Chouvou dans laquelle j’avais rendez-vous. Le hasard est bizarre parfois.
Alors que je cherchais à faire demi-tour, une famille m’a abordé et m’a demandé si je pouvais compléter le minyan pour le Kaddish d’un proche. C’était ok pour moi, bien entendu, même si dans ma tête une pensée à cent balles pestait encore contre la défection de mon gps.
Je suis resté quelques minutes et puis la famille m’a remercié, en me regardant comme le dixième homme envoyé par la providence.
Mais moi, je suis resté encore un peu dans ma voiture, avec un sentiment coupable, car ce cimetière est plein de gens que j’ai aimés, que j’aime encore, et que je ne viens pourtant jamais visiter. Et qu’il a fallu un bug pour que je m’approche d’eux. Sans même me souvenir où ils sont exactement enterrés.
Pourquoi? Parce que la vie va sûrement trop vite et que les vivants ont probablement plus besoin de nous.
Mais, très honnêtement, après cette mitsva fortuite, je ne me sentais pas très fier. Nous croyons parfois, à certaines occasions, que nous sommes appelés par le ciel pour aider les autres. Puis nous découvrons que l’appel était surtout là pour nous aider nous-mêmes, à nous souvenir que nous devons être plus présents, plus impactants. Parce que si nous les oublions, alors les morts seront partis… définitivement.
© Bernard Zanzouri
