Pourquoi Memorah
Fondée à Paris en janvier 2025, Memorah s’est donné pour mission de préserver et de faire connaître l’histoire des Juifs de Tunisie en sauvegardant des archives fragiles et souvent abîmées par le temps. L’association travaille à la restauration et à la numérisation de centaines de milliers de documents -lettres, photographies, registres communautaires, papiers personnels, articles de presse- arrachant ainsi des pans entiers d’histoire à l’oubli. Avec l’objectif, à moyen terme, de les réunir dans une plateforme internet dédiée, où ils pourront être retrouvés, consultés, et surtout transmis aux jeunes générations.
Derrière ce travail patient se cache bien plus qu’une simple volonté de conservation : c’est l’idée qu’une mémoire dispersée peut encore être rassemblée et que des traces éparses peuvent redevenir une histoire commune. Il ne faut pas oublier que les Juifs de Tunisie étaient une très ancienne communauté, établie en Afrique du Nord il y a 2000 ans et dont la présence est attestée bien avant la première invasion arabe en Ifriqiya, au 8ᵉ siècle après J.-C. Avant l’indépendance du pays, en 1956, ils étaient 150 000 à y vivre. Aujourd’hui, leur nombre atteint à peine 1 500.
Le poids des souvenirs
La démarche de Memorah répond à quelque chose de très profond : la nostalgie d’un monde disparu et le besoin de lui redonner vie. Dans ces archives, il ne s’agit pas de simples dossiers à classer, mais de visages, de voix, de lieux, de façons de vivre qui ressurgissent.
On y trouve des maisons, des fêtes, des recettes de cuisine, des chansons, des gestes hérités. Cette mémoire, à la fois intime et familiale, raconte une histoire commune autant qu’une manière singulière d’habiter le monde. Elle porte la trace d’un Orient juif, tunisien, séfarade, où se rencontrent le soleil, la mer, les marchés, les langues et les récits. C’est cette matière sensible que Memorah s’efforce de préserver, avant qu’elle ne disparaisse avec ceux qui la portent encore.
Des événements pour soutenir le projet
Pour mener à bien ce chantier colossal, Memorah s’appuie sur des événements qui ont aussi pour fonction de récolter des fonds. Le 12 mai 2025, l’association a été lancée aux Folies Bergère, lors d’une soirée « mémorable » qui a réuni près de 1 300 spectateurs venus applaudir Michel Boujenah. Entre émotion pure, nostalgie élégante et humour, les fondations de Memorah ont été posées.
Cette année, l’association a mis sur pied une exposition de l’artiste peintre Lisa Seror. Ses toiles vibrantes capturent l’essence des scènes de vie judéo-méditerranéennes : atmosphères familiales feutrées, gestes séculaires et silhouettes suspendues entre l’Orient, l’Afrique du Nord et Paris. L’exposition se tiendra du 31 mai au 4 juin à la prestigieuse galerie Rimbaud Verlaine à Paris.
Puis, le mercredi 24 juin 2026, les Folies Bergère ouvriront de nouveau leurs portes pour un gala d’exception. Memorah a convié une légende de la scène francophone et orientale, une icône de la fraternité : Enrico Macias. Figure emblématique des cultures méditerranéennes, le chanteur d’origine algérienne incarne depuis des décennies la poésie de l’exil, le dialogue des cultures et la transmission intergénérationnelle. Plus qu’un concert, ce rendez-vous se veut une communion intime où le public redécouvrira les grands chefs-d’œuvre de l’artiste dans une atmosphère à la fois joyeuse et profondément chaleureuse.
Sefardim, faire entendre les voix des anciens
Dans cette quête de transmission, Memorah soutient le projet culturel Sefardim Voices, créé Myriam Levain et Eliza Azogui-Burlac. Son objectif est de recueillir les témoignages audiovisuels des témoins les plus âgés de la communauté juive tunisienne puis d’élargir cette collecte à d’autres communautés séfarades. La qualité de ces récits a capté l’attention de la prestigieuse Shoah Foundation, créée par Steven Spielberg. Grâce à ce partenariat exclusif, les vidéos rejoindront les archives mondiales de la Fondation, garantissant à cet héritage une résonance et une visibilité internationales. Avec Sefardim, il ne s’agit plus seulement d’archiver des souvenirs, mais de faire entendre des voix qui s’éteindront bientôt.
En réunissant ainsi les archives, les témoignages et les événements de soutien, Memorah ne cherche pas seulement à conserver des documents : elle entend préserver un lien entre les générations pour que notre héritage continue de vibrer en chacun de nous.
Exposition Lisa Seror du 31 mai au 4 Juin 2026
Vernissage le 31 mai à 17h00
22 rue des boulangers 75005 Paris
Concert Enrico Macias
https://www.billetweb.fr/concert-enrico-macias
https://www.foliesbergere.com/fr/product/2419/folies_bergere/enrico_macias
Le 24 juin 2026 à 20h00
32 rue Richer 75009 Paris
Places carré d’or avec CERFA :
billetweb.fr/concert-enrico-macias
Places Grand Public :
Foliesbergere.com
Communiqué de presse
Memorah présente l’exposition « Traces et Trames » de Lisa Seror
Quand l’art devient acte de mémoire d’une civilisation disparue
Atelier Rimbaud-Verlaine — 22 rue des Boulangers, 75005 Paris
31 mai — 4 juin 2026 · Entrée libre
Vernissage presse : dimanche 31 mai · 17h–22h
Paris, le 22 avril 2026. Ils sont parmi les derniers. Ceux qui ont connu cette Tunisie plurielle — où juifs et musulmans partageaient un même territoire, un même soleil, un même univers de rites et de croyances qui basculent peu à peu dans l’oubli. C’est face à cette urgence que l’association Memorah, organise, du 31 mai au 4 juin 2026 à Paris, l’exposition « Traces et Trames » de la peintre Lisa Seror. Née à Tunis, précipitée hors de sa terre alors qu’elle était adolescente dans le sillage de la guerre des Six Jours, Lisa Seror a fait de la toile sa patrie. Peindre, pour elle, ce n’est pas revivre le passé : c’est l’empêcher de mourir une deuxième fois.
« TRACES ET TRAMES » : UNE EXPOSITION POUR LA TRANSMISSION DE PATRIMOINE
Au cœur de l’exposition : la série Les Sucrés. Ces toiles font ressurgir le monde des Juifs de Tunisie — leurs rites, leurs superstitions, ces traditions qui rythmaient la vie bien plus que les appartenances religieuses elles-mêmes. Une civilisation à part entière, dont les derniers ancrages cèdent.
Pour Lisa Seror, peindre est une façon de reprendre la parole à ce destin imposé : elle retranscrit des fragments de vie que le temps et l’exil ont dispersés, immortalisant ce que l’histoire menace d’effacer. Chaque toile devient un acte de mémoire et de transmission — une histoire intime, celle du déracinement, d’une absence, d’un passé qui continue d’habiter le présent.
« Depuis mon départ de la Tunisie, je vis avec des flash-back comme sur le divan d’un Psy, des visions qui refusent de se détacher de ma rétine ; le bleu «Nilla» qui blanchissait le linge devenu le miroir de mes émotions, et le charbon noir de mon enfance qui réchauffait ma chambre d’enfant, se sont conjugués pour fixer la vision de mon nouvel univers. » — Lisa Seror
Un parcours en trois temps
L’exposition se déploie en trois temps : voir, ressentir, transmettre.
Les peintures originales de Lisa Seror — scènes de vie, traditions, gestes — restituent les traces sensibles d’un monde disparu. Des objets du quotidien dialoguent avec les toiles ; dans l’air, le parfum du jasmin, le son de l’oud. Ce que l’on vit là n’est pas une exposition sur la mémoire : c’est une mémoire qui se manifeste.
De ces peintures naissent les digigraphies de la série Les Sucrés : chaque œuvre quitte son unicité pour entrer dans d’autres lieux, d’autres maisons, d’autres mémoires. La transmission s’accomplit.
L’exposition réunit 14 œuvres : 10 digigraphies (label Digigraphie® Epson) de la série Les Sucrés, tirées à 30 exemplaires, numérotées, signées et accompagnées d’un certificat d’authenticité, ainsi que 4 peintures originales proposées à la vente.
« LISA SEROR OU LA PEINTURE COMME PRÉSENCE AU MONDE »
Lisa Seror est née à Tunis. Sa pratique, elle la définit comme une errance picturale — l’usage de pigments, de cendres et de papiers brûlés qui portent en eux la trace du départ et du déracinement. Arrivée en France à l’adolescence, elle traverse une longue période que le critique Francis Parent décrira comme celle d’« un arbre déraciné qu’on tente vainement de transplanter ». C’est dans les années 80 qu’elle commence à peindre, sans aucune formation. Et renaît.
Ses œuvres s’articulent en quatre séries : Les Sucrés, évocation de la fraternité des communautés de Tunis ; Les Chaises vides, allégories d’un vide existentiel — selon Francis Parent, « toute la palette des (re)sentiments : manque, souvenirs, regrets, tourments » ; Traversée, où la matière lacérée témoigne des déracinements contemporains ; Les Neurones, une introspection des stigmates intimes du passé.
Ses toiles ont été présentées au Grand Palais (Art Capital, 2026), au Chelsea Art Museum de New York et au Palais des Arts de Cracovie. En mars 2026, la Galerie Sol Hand l’expose aux côtés de Soulages, Calder, Giacometti, Matisse, Dalí et Cartier-Bresson.
QUAND L’ART DEVIENT ACTE DE MÉMOIRE — Avec le soutien de Memorah
En France comme en Israël ou aux États-Unis, des dizaines de milliers de Juifs tunisiens vivent avec la même fracture : un pays quitté précipitamment, une culture transmise par bribes, des récits familiaux qui s’éteignent avec leurs porteurs. Face à cet effacement, l’association Memorah, représentée par son secrétaire Silvio Ascoli, et portée par l’engagement de figures telles que le Dr Hubert Chamouni, membre actif de l’association, mène un travail de collecte de témoignages et de transmission aux jeunes générations.
L’association Memorah, dédiée à la sauvegarde et à la transmission de la mémoire de la communauté juive tunisienne, soutient naturellement l’exposition de l’artiste Lisa Seror. À travers ses toiles sensibles et lumineuses, elle fait revivre les scènes de la vie quotidienne, les traditions et les fêtes qui ont façonné l’identité de cette communauté. Son travail artistique constitue un véritable acte de mémoire : il donne à voir, à ressentir et à transmettre un patrimoine culturel riche, souvent porté par les souvenirs familiaux et les récits intergénérationnels. En accompagnant cette exposition, Memorah affirme que l’art est un vecteur essentiel de transmission, capable de toucher toutes les générations et de faire vivre, au présent, l’histoire et l’âme de la communauté juive tunisienne. »
— Silvio Ascoli, Secrétaire de l’association Memorah
Contacts presse
| Direction de la communication Karen Herenberg karenherenberg@gmail.com 06 11 46 39 86 | Memorah Silvio Ascoli silvio.ascoli@aurelman.com 06 13 61 15 58 | L’artiste Lisa Seror lisa.seror@gmail.com 06 98 80 44 00 |
Dossier de presse et visuels HD disponibles sur ce lien
