Tribune Juive

Du massacre du Festival Nova à l’Eurovision. Par Deborah Navah

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Il y a des scènes qui devraient n’appartenir qu’à la lumière. Des scènes faites pour les chansons, les drapeaux qui dansent, les voix tremblantes d’émotion, les regards qui se croisent sans se demander d’où l’on vient.

L’Eurovision devait être cela : un endroit où les frontières se taisent quelques heures pour laisser parler les cœurs.

Et pourtant, aujourd’hui, certains voudraient faire taire Israël. Comme si exclure une voix pouvait réparer la douleur du monde. Comme si la musique devait choisir quels peuples ont encore le droit de chanter.

Mais il existe une blessure que beaucoup oublient.

Avant les polémiques, avant les slogans, avant les boycotts contre Israël, il y avait des jeunes qui dansaient. Ils dansaient au festival Nova. Ils célébraient la vie, la musique, l’aube qui arrivait doucement sur le désert. Ils étaient venus pour se sentir libres, reliés les uns aux autres, loin de la haine et de la peur. Et c’est précisément dans cet instant de joie qu’ils ont été massacrés. Massacrés en dansant. Massacrés là où l’humanité aurait dû être la plus belle.

Depuis ce jour, chaque chanson israélienne porte quelque chose de plus lourd qu’une mélodie. Elle porte l’absence. Le souvenir. Les voix qui ne peuvent plus chanter. Les corps qui ne danseront plus jamais.

Et malgré cela… Israël continue de monter sur scène. Non pas pour oublier. Mais pour refuser que la peur gagne.

Car aujourd’hui, l’Eurovision est devenu bien plus qu’un concours. C’est un symbole de résilience. La preuve qu’après l’horreur, il est encore possible de tenir debout sous les projecteurs. De chanter avec une gorge nouée. De transformer les larmes en musique. De répondre à la haine par une présence.

La présence d’Israël sur cette scène dit quelque chose d’essentiel : nous sommes encore là. Nous vivons encore. Nous chantons encore. Et peut-être que la véritable victoire ne se trouve pas dans les points ou dans les trophées. Peut-être qu’elle réside dans ce simple acte de monter sur scène malgré tout. Malgré le deuil. Malgré les regards hostiles. Malgré les appels au silence.

Parce qu’au fond, continuer à chanter après avoir vu la mort danser au milieu de la musique… c’est déjà une forme de courage immense.  Danser et chanter devant le monde entier c’est célébrer la vie ! 

#Eurovision

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© Deborah Navah‌‌, Poétesse & Pasionaria

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