Banco.
Pas au casino.
Non.
On parle de l’univers.
Penser grand.
Il y a très, très, très longtemps, lorsque les hommes apparurent sur terre, les dieux ne tardaient pas à suivre.
Ils prirent mille formes :
les éléments naturels,
le soleil,
les éclairs,
les animaux,
les statues,
les montagnes,
des dieux guerriers,
des dieux amoureux,
des vainqueurs,
des vaincus.
Mais ils avaient tous un point commun :
leur taille demeurait humaine.
Même gigantesques, ils restaient terrestres.
Bornés par l’horizon visible.
Par une montagne.
Un fleuve.
Un ciel local.
Et puis débarque une petite tribu de presque rien du tout.
Une poignée de plaisantins obstinés.
Des Hébreux.
Et ces énergumènes décident soudain de voir très grand.
Immensément grand.
Leur business plan tenait en quelques lignes :
notre Dieu dominera tous les autres.
Rien que ça.
Et surgit alors le tétragramme.
Quatre lettres.
Imprononçables.
Pas vraiment un nom.
Plutôt une idée.
Un concept.
Haya.
Hoveh.
Yihyeh.
Il était.
Il est.
Il sera.
Le passé, le présent et le futur fondus en un seul mot.
Non pas un dieu inscrit dans le temps,
mais un Dieu qui contient le temps lui-même.
Là où les autres dieux naissent, combattent, aiment, vieillissent et disparaissent,
celui-ci échappe à la chronologie.
Avant.
Pendant.
Après.
Tout à la fois.
Et surtout :
il échappe aux limites terrestres.
Il n’est lié ni à une montagne,
ni à un fleuve,
ni à une ville,
ni même à un empire.
Son domaine n’est pas régional.
Il est cosmique.
Sans frontières.
Sans centre.
Sans bord.
Un Dieu à l’échelle de l’infini.
Pas d’image.
Pas de statue.
Pas de visage.
Seulement l’existence pure.
L’Éternel.
Il fallait simplement y penser.
Quel concept.
Trump aurait probablement dit :
“a big beautiful concept”.
À partir du moment où votre Dieu devient infini dans le temps comme dans l’espace,
vous quittez définitivement notre petit monde étriqué.
The sky is the limit.
Et même bien au-delà.
C’est peut-être là que réside le secret de la pérennité de ces petits Juifs.
Face à l’éternité,
quelques milliers d’années ne représentent finalement qu’une goutte dans l’océan.
© Jacques Frojmovics
Jacques Frojmovics (né en 1952) témoigne de ce qui est …
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— cattan (@sarahcattan_) April 16, 2026
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