Tribune Juive

Boycott Israël ? Commencez donc par supprimer WhatsApp, les champions. Par Jean Vercors

Pendant que les professionnels de l’indignation recyclent leurs hashtags entre deux lattés équitables et trois stories facebook et Tiktok sur “la paix dans le monde”, une petite nouvelle vient déranger la chorale du boycott : Jan Koum, cofondateur de WhatsApp, balance 200 millions de dollars à l’hôpital Shaare Zedek de Jérusalem. Oui, 200 millions. Pas des bougies parfumées “Free quelque chose”. Du vrai argent. Pour des vrais soins. Pour des vrais patients.

Et pas pour repeindre une salle d’attente en beige thérapeutique : cette donation historique — la plus importante jamais reçue par un hôpital israélien — doit financer une nouvelle tour médicale ultra-moderne, avec des centaines de lits supplémentaires, des unités de soins avancées, des équipements technologiques dernier cri et des infrastructures capables d’absorber les défis sanitaires des prochaines décennies.

Pendant ce temps-là, dans certains salons européens chauffés à la morale subventionnée, ça continue de hurler au boycott d’Israël… via WhatsApp.

Oui, WhatsApp. L’application cofondée par le même Jan Koum. Celui qui vient précisément d’envoyer 200 millions à un hôpital israélien.

Alors soyons cohérents deux minutes : si vous estimez qu’Israël est infréquentable au point de vouloir boycotter ses chercheurs, ses artistes, ses universités, ses médecins et ses technologies… il va peut-être falloir commencer par supprimer WhatsApp de votre téléphone. Tout de suite. Allez hop. Direction Signal, pigeons voyageurs ou tambours militants biodégradables.

Parce qu’il y a quelque chose d’assez savoureux à voir certains militants expliquer qu’il faut “isoler Israël”, tout en utilisant des technologies créées, financées ou développées par des entrepreneurs qui soutiennent ouvertement l’État hébreu. C’est un peu comme manifester contre les boulangers en mangeant une baguette.

Ce don massif rappelle surtout une réalité agaçante pour les professionnels du slogan : Israël n’est pas seulement un sujet de débat permanent sur les campus occidentaux. C’est aussi un pays qui innove, soigne, construit, recherche et attire des investissements gigantesques dans la médecine, la cybersécurité, l’intelligence artificielle ou les biotechnologies.

Et pendant que certains fabriquent des pancartes, d’autres fabriquent des hôpitaux.

La différence est là. Brutale. Concrète. Presque insolente.

© Jean Vercors

Quitter la version mobile