Tribune Juive

Eyal Waldman « Murderer Babykiller »! Par Daniel Sarfati

Eyal Waldman est un entrepreneur israélien qui a très bien réussi dans le high tech. 

C’est un homme de gauche, très critique du gouvernement Netanyahou. 

Il faisait partie des nombreux manifestants, qui tous les samedis soirs, manifestaient sur le boulevard Kaplan, contre la réforme judiciaire. 

Il prônait le dialogue et la coexistence avec les palestiniens, et militait pour une solution pour deux états. 

Il avait fait un don de plusieurs milliers de dollars à un hôpital à Gaza, et employait de nombreux palestiniens dans ses entreprises. 

Le 7 octobre 2023, la fille d’Eyal Waldman, Danielle et son petit ami ont été assassinés au Festival Nova, près du kibboutz Beeri. 

Il ne s’en est toujours pas remis. 

« Le processus de deuil est très douloureux. 

Nous nous souvenons d’elle tous les jours. J’essaie de ne pas y penser tout le temps, car c’est très douloureux.»

Malgré ce drame, Eyal Waldman reste persuadé qu’un deal est encore possible avec ses voisins, avec l’aide des USA. 

Pour lui, homme de gauche, Trump n’est ni un crétin ni un fasciste. 

« Trump est un homme d’affaires. Pas un politicien, pas un général. Les hommes d’affaires savent comment conclure des accords – c’est-à-dire créer des situations gagnant-gagnant.»

Eyal Waldman a embauché 20 ingénieurs à Gaza, a donné 360 000 dollars à un hôpital de Gaza et a passé des années à construire des partenariats entre Israéliens et Palestiniens. Sa fille a été tuée à Nova le 7octobre

Eyal Waldmann était à Venise cette semaine. 

Il est tombé sur une manifestation pro-palestinienne, comme il y en a tous les jours en Europe. 

Des manifestations haineuses demandant la destruction de l’Etat d’Israël et scandant des slogans antisémites. 

Eyal Waldman, courageusement, est allé au devant d’un des manifestants, un petit homme barbu à casquette qui agitait un drapeau palestinien. 

Eyal lui a tendu la main et lui a demandé :

« Do you want peace ? »

Lorsque Eyal s’est présenté comme israélien, la réaction a été très violente.

« Murderer ! Babykiller ! Free Palestine !»

Eyal Waldman a dû être exfiltré pour ne pas être pris à partie physiquement. 

C’est donc le père d’une jeune fille assassinée par le Hamas que l’on traite de meurtrier. 

C’est donc celui qui a donné du travail aux palestiniens et qui veut leur donner un État, que l’on menace. 

C’est donc à Eyal Waldman de passer son chemin, et aux partisans de la haine de garder le haut du pavé. 

Eyal Waldman reste un partisan de la paix mais il n’est plus dupe. 

« Nous ne devons plus accepter d’attaques.  Si des balles franchissent la frontière, nous en détruirons la source à chaque fois.  On tend la main à la paix, mais on tuera tous ceux qui mettent en danger Israël et les juifs. »

© Daniel Sarfati
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