Tribune Juive

Deux femmes s’adressent au Recteur Hafiz

« La France n’a pas à demander pardon d’être la France, Monsieur le recteur Chems Hafiz ! 

Votre déclaration est d’une gravité extrême.

Affirmer que le Canon Francais, incarné par 4000 convives autour d’un cochon à la broche, constitue une manière « d’exclure symboliquement ceux qui ne ressemblent pas », revient à présenter les traditions populaires françaises comme des instruments de discrimination. C’est une accusation injuste, blessante, et profondément révélatrice d’un renversement idéologique inquiétant.

Depuis quand les fêtes de village, les banquets populaires, les repas de terroir et les traditions gastronomiques héritées de siècles d’histoire devraient-ils être regardés avec suspicion ? Depuis quand le peuple français devrait-il avoir honte de ses coutumes et de ses racines, simplement parce qu’elles ne correspondent pas aux prescriptions de certains nouveaux arrivants ?

Votre raisonnement mène à une impasse : si une fête de village devient un acte de discrimination, c’est la France elle-même qui est mise en accusation.

Votre formule « Ceux qui ne ressemblent pas » est particulièrement choquante. Elle glisse du culturel au racial. Or les traditions françaises ne reposent ni sur la couleur de peau ni sur l’origine ethnique, mais sur une adhésion culturelle choisie.

Des millions de Français issus de l’immigration ont adopté les codes, les fêtes et les références de ce pays sans y voir une humiliation.

La France n’a jamais construit son identité contre quelqu’un. Elle s’est construite autour d’une civilisation, d’une histoire et de traditions transmises. Le vin, le pain, les cochons à la broche, les crèches, les carnavals font partie d’un patrimoine vivant. Libre à chacun d’y participer ou non. Mais certainement pas de les présenter comme des actes d’exclusion.

Ce que révèle votre propos, c’est le basculement des élites : on ne demande plus aux nouveaux arrivants de s’intégrer, on exige que la culture française s’efface. À force de déconstruire les traditions de notre pays, on alimente les fractures que l’on prétend combattre.

La vérité est simple : tout peuple a le droit de vouloir exister et de sauvegarder ce qu’il est. Ce n’est donc pas à la France de s’excuser de ses traditions, de ses mœurs, de son âme.

La France n’a pas à demander pardon d’être la France ».

Naima M’Faddel


« Ça suffit ! 

Le cochon n’est pas un aliment « anti-musulman ».  C’est un aliment consommé en France depuis des siècles, bien avant l’arrivée de l’islam sur notre sol.

Transformer une tradition culinaire française en message hostile adressé aux musulmans est une erreur grave.

Cela revient à communautariser les musulmans en permanence, mais aussi à nier l’identité culturelle, populaire et historique de millions de Français non musulmans.

Tout ne tourne pas autour du religieux.

Une culture majoritaire a le droit d’exister sans être soupçonnée d’hostilité.

La gastronomie française n’est pas une provocation. Elle est un héritage.

Ça commence à bien faire ces revendications et cette victimisation !‌‌ »

Zohra Bitan
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