đżđ đđđđąđđ đđąđđĄđąđđđđđ đđđ-đđđđđ đĄđđđđđđđ, đđđĄđđ đÌđđđĄđ đđđđđđ đ đđđđđđđđ đđĄ đđÌđđđđđđąđ đâđđđđđđĄđ đčđđđđđđ đđ đŽđđđđđđ đ đÌđĄđđđĄ đđđŁđđĄđÌđ đđ 30 đđđđ 2026, đđą đđÌđđđđđđđđ đđđđÌđđ đ”đđđŠđđđ, đÌ đ”đđđđđ.
AprÚs cette soirée avec Francesca Albanese au cinéma Babylon, je suis surtout une chose : horrifié.
Non pas parce que je serais surpris que ce sujet suscite des émotions.
Mais parce que jâai Ă©tĂ© confrontĂ© Ă une forme dâagressivitĂ© verbale que je nâavais encore jamais vue â et que, pour ĂȘtre honnĂȘte, je nâaurais mĂȘme pas crue possible.
Peut-ĂȘtre aussi parce que je ne frĂ©quente pas « professionnellement » les manifestations et que je ne fais pas partie de ce milieu.
đđ đ«đđŹđŹđąđšđ§, đđđŹđđšđŹđđÌđ«đšđ§đ đ©đđ«đđšđźđ
Devant lâentrĂ©e, des groupes se tenaient avec des haut-parleurs et des drapeaux palestiniens. Il ne sâagissait pas de slogans au sens habituel. CâĂ©tait des cris.Â
Avec des tambours, encore et encore : « Gaza, Gaza, gĂ©nocide ! »Â
Le « génocide » est déjà un terme établi.
Personne ici ne le remet en question â celui qui le fait est un « nazi » â on cherche dans la scĂšne un nouveau superlatif pour insulter IsraĂ«l.
« Deux millions de personnes », me dira de façon professorale une participante avec un accent berlinois à la fin de la soirée, deux millions auraient été tuées par Israël à Gaza.
Mon objection, Ă savoir quâil nây a mĂȘme pas autant dâhabitants lĂ -bas ? « Que des mensonges » â puis elle sâen va.
Dâautres phrases encore, que je nâai parfois mĂȘme pas comprises. Ce volume sonore, cette intensitĂ©, cette montĂ©e permanente de tension : cela ne sâest pas arrĂȘtĂ© Ă la porte, cela sâest poursuivi dans la salle.
Dans le public, plus de la moitiĂ© portait des keffiehs, ce motif que je perçois comme un signe de reconnaissance moderne, dâun milieu qui veut plus que de la « compassion ».
Et jâai senti des regards, une sorte dâĂ©valuation : qui appartient au groupe, qui non ? Jây Ă©tais avec @PreislerKa. Elle Ă©tait assise Ă lâavant gauche avec trois accompagnatrices. Moi, jâĂ©tais plus au fond, rangĂ©e treize, avec un autre accompagnateur.
Et cela a commencé immédiatement.
Avant mĂȘme quâun quelconque « dialogue » puisse naĂźtre, Karoline Preisler a Ă©tĂ© montrĂ©e du doigt et on lui a criĂ© « Nazi, Nazi ! » â tout en la filmant, simplement parce quâelle Ă©tait lĂ .
Sa seule présence suffisait.
Nous en avons parlé à voix basse et avons été immédiatement désignés comme ennemis.
La rĂ©action est arrivĂ©e comme sur commande : toute la rangĂ©e devant nous sâest retournĂ©e, et ce nâĂ©tait plus quâune pluie dâĂ©tiquettes.
« Nazis ! Racistes ! Racistes ! » Aucune question, aucun échange, aucune curiosité. Seulement des mots lancés comme des pierres.
Ce qui mâa Ă©galement troublĂ© : une grande partie du public semblait ne pas venir dâune quelconque « rĂ©alitĂ© proche-orientale », mais du centre de Berlin. TrĂšs allemand, trĂšs blanc, trĂšs sĂ»r de soi â et en mĂȘme temps dans une posture consistant Ă expliquer aux autres comment le Moyen-Orient « fonctionne rĂ©ellement ».
Ce mélange de supériorité morale et de refus total du dialogue est difficile à supporter.
La reine de la guerre totale contre Israël.
Je nâaime pas ces comparaisons. Il ne sâagit pas tant pour moi dâune comparaison de contenu entre des nazis au Sportpalast et des antisĂ©mites au Babylon, mĂȘme sâil peut y avoir des parallĂšles.Â
Les colonnes lumineuses dĂ©coratives sur scĂšne, rappelant les rassemblements du Reich, nâont en tout cas pas donnĂ© une impression diffĂ©rente.
Ce qui mâintĂ©resse, câest la dynamique de groupe quâune figure leader peut produire dans une sorte de secte entiĂšrement dĂ©vouĂ©e.
Une psychose de masse.
Je nâavais jamais vĂ©cu cela.
Sur scĂšne, Francesca Albanese racontait tout cela avec un calme qui contrastait avec lâambiance surchauffĂ©e dans la salle.
Cela a encore intensifiĂ© les Ă©motions â la dĂ©magogie fonctionne !
Un homme courageux dans le public Ă©voque lors des questions des victimes du terrorisme quâil connaĂźt et demande pourquoi les terroristes nâapparaissent jamais chez Albanese.
Il est presque expulsĂ© de la salle par la foule agitĂ©e, mais geste théùtral : Albanese intervient pour lui â seulement pour mieux lâattaquer ensuite : « terroriste » ne serait pas une catĂ©gorie juridique (ce qui est faux, mais qui oserait la contredire).
Et puis est venu un moment qui mâa alarmĂ© : elle a affirmĂ© en souriant que des Belges Ă©lĂšveraient des chiens, pour les vendre Ă des IsraĂ©liens, afin que ceux-ci violent des Palestiniens.Â
Les chiens seraient déjà conditionnés en Europe.
Ce nâest pas seulement grotesque, câest un vieux schĂ©ma antisĂ©mite â une accusation de type « calomnie du sang » sous une forme moderne.
Et le public a applaudi.
Aucun choc, aucune pause, aucun « est-ce vrai ? ».
CâĂ©tait cĂ©lĂ©brĂ©.
Je pense alors Ă lâunitĂ© Oketz et Ă cette photo dĂ©chirante dâune conductrice avec « son » malinois, qui nâont pas survĂ©cu Ă la guerre.
Ă Gaza, Oketz a perdu presque tous ces chiens courageux Ă cause des explosifs et des tirs.
Dâautres mensonges nâont pas tardĂ©.
Il nây en manquait pas ce soir-lĂ . Parmi les plus originaux : le conte racontĂ© avec charme italien selon lequel « la Palestine », avant la crĂ©ation dâIsraĂ«l, Ă©tait un pays oĂč toutes les religions vivaient pacifiquement ensemble jusquâĂ lâarrivĂ©e des colonisateurs.
Elle y croit vraiment.
Je nâai pas pu mâempĂȘcher de faire une intervention en rappelant le massacre dâHĂ©bron. RĂ©sultat : « nazi », bien sĂ»r.
On voulait me faire sortir, mais personne nâa Ă©tĂ© physiquement violent â lâagressivitĂ© verbale, elle, dĂ©passait tout ce que jâavais connu.
Mon accompagnateur mâa dit quâon sentait Ă quel point ils la vĂ©nĂ©raient â comme sâils Ă©taient amoureux dâelle.
Câest exactement ce que jâai ressenti.
Et cette vĂ©nĂ©ration est devenue encore plus absurde aprĂšs lâĂ©vĂ©nement : peu avant, ils criaient « pas de rois, tous Ă©gaux », dans un esprit quasi communiste â puis dehors : « Queen ! Queen ! ».
Ces contradictions nâĂ©taient mĂȘme pas perçues. Il ne sâagissait pas de logique, mais dâappartenance.
Le mainstream est dĂ©passĂ© â suis-je chez les extrĂȘmes ?
Les médias, tout le monde en est convaincu, seraient scandaleux en Allemagne, car ils ne montreraient que le point de vue israélien. Oui, vous avez bien entendu. Ici, tous seraient victimes de la propagande israélienne.
Ă lâextĂ©rieur, certains se prĂ©sentaient comme des « combattants » clandestins. Une personne sâest dite militante française.
Albanese semblait vouloir rejeter la violence, mais sans le dire clairement. Elle restait vague, parlant de « rĂ©sistance » et de nĂ©cessitĂ© de continuer.Â
Pas de refus net â plutĂŽt une ambiguĂŻtĂ© qui, dans cette ambiance, peut ĂȘtre interprĂ©tĂ©e comme un encouragement.
Un intervenant avait aussi Ă©voquĂ© des « combattants de la libertĂ© » emprisonnĂ©s en Allemagne pour avoir attaquĂ© Elbit Systems, une entreprise israĂ©lienne dâarmement, prĂ©sentĂ©e comme un pur mal.Â
Je me suis alors demandé : à quel point ce mélange de certitude morale, pression de groupe et fantasmes de violence est-il dangereux ?
Mon impression : trĂšs dangereux.
Ă la fin, jâĂ©tais assis dans un public qui ressemblait Ă une secte : chargĂ© Ă©motionnellement, presque en transe, sans aucun intĂ©rĂȘt pour le dialogue ou le dĂ©bat.
On prĂ©tend ĂȘtre ouvert aux questions, mais en rĂ©alitĂ©, il sâagit de rĂ©pĂ©ter des dogmes et de dĂ©signer les dissidents.
LâatmosphĂšre mâa rappelĂ© des images historiques oĂč une masse se confirme elle-mĂȘme, dĂ©signe toute divergence comme ennemie et transforme lâagression en morale.
Je ne veux pas faire de comparaisons simplistes â mais cette sensation dâ« une seule ligne, une seule vĂ©ritĂ© » Ă©tait rĂ©elle.
Ce qui mâa le plus choquĂ©, câest la certitude avec laquelle des choses Ă©taient affirmĂ©es.Â
Certaines femmes plus ĂągĂ©es disaient quâil existerait des « preuves » et que personne ne saurait qui est mort le 7 octobre â ce serait impossible que les armes palestiniennes aient causĂ© cela.
Ce nâĂ©tait pas prĂ©sentĂ© comme une question, mais comme une croyance.
đđ§ đđąđ„đŠ đđąđđ§ đđđąđ, đŠđđąđŹ đŻđąđđ đđ đđšđ§đđđ§đź.
Un film dâun rĂ©alisateur français a Ă©tĂ© projetĂ©, techniquement correct â mais pure propagande sur le fond.
Il nâexpliquait presque rien, misait sur lâĂ©motion et les images.
Le public nâen savait toujours pas plus sur les institutions internationales, mais avait lâimpression dâĂȘtre informĂ© â sur la « mĂ©chancetĂ© » dâIsraĂ«l.
Les voix israéliennes étaient réduites à quelques extraits soigneusement montés pour produire des associations négatives.
Puis Albanese a dĂ©clarĂ© en substance quâIsraĂ«l devrait ĂȘtre sanctionnĂ© jusquâĂ cesser dâexister.
Quelques minutes plus tĂŽt, elle disait que le pays lui Ă©tait « indiffĂ©rent » et quâelle ne se souciait que du droit international.
Une contradiction majeure.
Conclusion
Un jeune homme a finalement discutĂ© avec nous, sans connaissances prĂ©cises mais prĂȘt Ă Ă©couter.
Il a refusĂ© de me serrer la main, ses amis lâemmenant en criant « nazi ».
Je suis rentrĂ© chez moi avec le sentiment dâavoir assistĂ© Ă quelque chose de plus grand quâune simple soirĂ©e : une dynamique de masse oĂč une morale inventĂ©e devient une arme, oĂč les contradictions importent peu, oĂč des schĂ©mas antisĂ©mites sont acceptĂ©s tant quâils correspondent Ă une vision du monde.
Et je me demande encore ce qui mâa le plus choquĂ© : les propos sur scĂšne ou le public qui non seulement les acceptait, mais les cĂ©lĂ©brait.
Célébrait.
Ă Berlin.
Et ce nâĂ©taient pas des « gens de droite ».
Traduit de lâallemandÂ
_______________
Ein Publikum wie eine Sekte: So war Francesca Albaneses Auftritt in Berlin
Nazi«-Rufe, Verschwörungsglaube und Massenpsychose: Unser Gastautor ist entsetzt von dem, was er auf der Veranstaltung mit der UN-Sonderberichterstatterin fĂŒr PalĂ€stina erlebt hat. Ein Erfahrungsbericht
Die propalĂ€stinensische Kultfigur, berufsmĂ€Ăige Antisemitin und charmante Demagogin Francesca Albanese war am 30. MĂ€rz 2026 im legendĂ€ren Babylon-Kino in Berlin zu Gast.
Ich bin nach diesem Abend vor allem eins: entsetzt.
Nicht, weil ich ĂŒberrascht wĂ€re, dass es bei diesem Thema emotional wird, sondern weil ich eine Form von verbaler Aggression erlebt habe, die ich so noch nie gesehen habe â und die ich, ehrlich gesagt, nicht mal fĂŒr möglich gehalten hĂ€tte. Vielleicht auch, weil ich sonst nicht »beruflich« auf Demos unterwegs bin und mich nicht in dieser Szene bewege.
Aggression, Testosteron ĂŒberall. DrauĂen vor dem Eingang standen Gruppen mit Lautsprechern und PalĂ€stina-Flaggen. Es ging nicht um Parolen im ĂŒblichen Sinn. Es war Schreien. Mit Trommeln, immer wieder: »Gaza, Gaza, genocide!« Der »Genozid« ist bereits ein feststehender Begriff. Niemand hier stellt ihn auch nur in Frage â wer es macht, ist »Nazi« â man sucht in der Szene nach einem neuen Superlativ, um Israel beschimpfen zu können. »Zwei Millionen Menschen«, wird mir eine Teilnehmerin mit Berliner Akzent belehrend am Ende des Abends sagen, zwei Millionen habe Israel in Gaza umgebracht. Mein Einwand, dass dort nicht mal ganz so viele Menschen leben? »Alles LĂŒgen« â weitergezogen.
Dazu andere SĂ€tze, die ich teils gar nicht verstanden habe. Diese LautstĂ€rke, dieses Aufdrehen, dieses permanente Hochpushen: Das hat sich nicht an der TĂŒrschwelle erledigt, das ist mit in den Saal gewandert.
Wer gehört dazu, wer nicht?
Im Publikum trugen gefĂŒhlt mehr als die HĂ€lfte PalĂ€stinensertĂŒcher, dieses Muster, das ich fĂŒr mich als ein modernes Erkennungszeichen einer Szene lese, die mehr will als »MitgefĂŒhl«. Und ich habe Blicke gespĂŒrt, dieses Abchecken: Wer gehört dazu, wer nicht? Ich war mit Karoline Preisler dort. Sie saĂ vorne links, mit drei Begleiterinnen. Ich selbst saĂ weiter hinten, Reihe dreizehn, mit einem weiteren Begleiter.
Und es ging sofort los. Noch bevor ĂŒberhaupt irgendein »Dialog« hĂ€tte entstehen können, wurde auf Karoline Preisler gezeigt und »Nazi, Nazi!« gerufen â und parallel wurde gefilmt, einfach nur, weil sie dort saĂ. Allein die Anwesenheit hat gereicht.
»Nazis! Rassisten! Rassisten!« Keine Nachfrage, kein GesprÀch, keine Neugier.
Wir unterhielten uns halblaut darĂŒber und wurden sofort als Feind markiert. Die Reaktion kam wie auf Knopfdruck: Die ganze Reihe vor uns drehte sich um, und es hagelte nur noch Etiketten. »Nazis! Rassisten! Rassisten!« Keine Nachfrage, kein GesprĂ€ch, keine Neugier. Nur Schlagworte, die wie Steine geworfen wurden.
Was mich zusĂ€tzlich irritiert hat: Ein groĂer Teil des Publikums wirkte so, als kĂ€me er nicht aus irgendeiner »nahöstlichen RealitĂ€t«, sondern aus Berlin-Mitte. Sehr deutsch, sehr weiĂ, sehr selbstsicher â und gleichzeitig in einer Pose, in der man anderen erklĂ€rt, wie der Nahe Osten »wirklich« funktioniert. Diese Mischung aus moralischer Ăberhöhung und totaler GesprĂ€chsverweigerung ist schwer auszuhalten.
Es ist eine Gruppendynamik, die eine FĂŒhrerfigur in einer auf sie völlig eingeschworenen Sekte erzeugt. Massenpsychose. Habe ich noch nie so erlebt.
BlutlĂŒge in moderner Verkleidung
Auf der BĂŒhne saĂ Francesca Albanese und erzĂ€hlte das Ganze mit einer Ruhe, die im Kontrast zur aufgeheizten Stimmung im Saal stand. Das hat die Emotionen erst richtig hochgepeitscht â Demagogie funktioniert!
Ein Mutiger im Publikum erzĂ€hlt in der Fragerunde von Terroropfern, die er kennt, und fragt, warum Terroristen bei Albanese nie vorkommen. Er wird fast von der aufgebrachten Menge aus dem Saal geworfen, aber groĂer Gestus: Albanese setzt sich gar fĂŒr ihn ein, nur um ihn hĂ€rter ranzunehmen: »Terrorist« sei keine rechtliche Kategorie (stimmt ĂŒbrigens nicht, aber wer wĂŒrde ihr widersprechen).
Und dann kam ein Moment, der bei mir alles alarmiert hat: Sie behauptete charmant lĂ€chelnd, Belgier wĂŒrden Hunde zĂŒchten und an Israelis verkaufen, damit diese PalĂ€stinenser vergewaltigen. Wohlgemerkt: Die Hunde seien bereits in Europa so konditioniert. Das ist nicht nur grotesk, das ist ein uraltes antisemitisches Muster â BlutlĂŒge in moderner Verkleidung. Und das Publikum jubelte. Es gab keinen Schock, kein Innehalten, kein »Moment, stimmt das ĂŒberhaupt?« Es wurde gefeiert. Ich muss bei der Oketz-Einheit immer an das herzzerreiĂende Foto der HundefĂŒhrerin mit »ihrem« Malinois denken, der den Krieg nicht ĂŒberlebt haben. Oketz hat in Gaza fast alle dieser mutigen Hunde an Sprengfallen und AbschĂŒsse verloren.
Weitere LĂŒgen lassen nicht auf sich warten. Daran herrscht heute Abend kein Mangel. Zu den originellsten gehört das in der dahinschmelzend italienisch-charmanten Art vorgetragene MĂ€rchen, dass »PalĂ€stina«, so Albanese, vor »der GrĂŒndung Israels ein Land war, in dem alle Religionen â Muslime, Christen, Juden â friedlich zusammenlebten, bis die Siedlerkolonialisten kamen«. Sie glaubt es wirklich. Ich konnte nicht anders und machte meinen einzigen Zwischenruf, der an das Massaker von Hebron erinnerte. Nazi, ich, natĂŒrlich. Man wollte mich aus dem Saal werfen, aber körperlich ĂŒbergriffig wurde niemand â die verbale Aggression war indes mehr, als ich je erlebt habe.
Das Publikum ist wie verliebt in Albanese
Mein Begleiter sagte mir leise, man merke, wie sehr sie sie verehren â als wĂ€ren sie wirklich verliebt in sie. Genau so fĂŒhlte es sich an. Und diese Verehrung wurde nach dem Event fast noch absurder: Zehn Minuten zuvor riefen sie sinngemÀà in Anlehnung an den »No-Kings-March« in den USA »Keine Könige, alle Menschen sind gleich«, dazu diese Sprache von »Genossen« und »Kameraden«, eine Art kommunistischer Gestus. Und drauĂen schrien dann alle: »Queen! Queen!« Diese WidersprĂŒche wurden nicht mal bemerkt. Es ging nicht um Logik, es ging um Zugehörigkeit.
Die Medien, da sind sich alle einig, sind in Deutschland ein Skandal, weil sie einseitig nur die israelische Sicht darstellen. Ja, Sie hören richtig: Offenbar konsumiere ich die falschen Medien, auf der verzweifelten Suche nach halbwegs objektiven Darstellungen. Hier im Babylon sind das alles Opfer der israelischen Propaganda.
Wie gefÀhrlich ist diese Mischung aus Selbstgerechtigkeit, Gruppendruck und Gewaltfantasie?
DrauĂen traf man auch auf Leute, die sich als harte Untergrund-»KĂ€mpfer« inszenierten. Eine Person stellte sich als Genossin aus Frankreich vor. Albanese wirkte auch hier, als wolle sie Gewalt ablehnen, aber sie tat es nicht klar. Stattdessen blieb sie im Nebel, sprach von »Widerstand« und davon, dass man weitermachen mĂŒsse. Kein deutliches Stoppschild, eher ein Andeuten, das man in so einer Stimmung als Ermutigung lesen kann.
Vorher hatte ein Sprecher auch noch darauf verwiesen, dass »FreiheitskĂ€mpfer« in deutschen GefĂ€ngnissen sĂ€Ăen, weil sie Elbit Systems angegriffen hĂ€tten â einen israelischen RĂŒstungskonzern, den man dort wie einen reinen Bösewicht behandelte. Da habe ich mich ernsthaft gefragt: Wie gefĂ€hrlich ist diese Mischung aus Selbstgerechtigkeit, Gruppendruck und Gewaltfantasie? Mein Eindruck: sehr gefĂ€hrlich. Und zwar nicht erst, wenn jemand handelt, sondern schon in dem Moment, in dem das Denken kippt. Die Aktivistin kloppt sicher weiter, wenn sie kann.
Kein Interesse an Austausch
Am Ende saĂ ich in einem Publikum, das fĂŒr mich wie eine Sekte wirkte: emotional aufgeladen, teilweise wie benebelt, ohne das geringste Interesse an Austausch, Information oder Debatte. Am Anfang wird gern behauptet, man sei offen fĂŒr Fragen. In der Praxis ging es nur darum, GlaubenssĂ€tze zu wiederholen und Abweichler zu markieren.
Die AtmosphĂ€re erinnerte mich unangenehm an diese historischen Bilder, bei denen eine Masse sich selbst bestĂ€tigt, Abweichung als Feind markiert und Aggression als Moral verkauft. Ich will da keine billigen Gleichsetzungen machen â aber dieses GefĂŒhl von »eine Linie, eine Wahrheit, und wer stört, ist Unmensch« war real. Und ich kann mir kaum vorstellen, dass die Aggression im Saal geringer war als in anderen Momenten der Geschichte, in denen Massen sich in Ideologie eingerastet haben.
Besonders erschreckend fand ich die Selbstsicherheit, mit der Menschen Dinge behaupteten. Ăltere deutsche Frauen sagten zu mir sinngemĂ€Ă: Es gĂ€be »Beweise«, niemand wisse, wer am 7. Oktober gestorben sei, die Körper seien verbrannt, das könne nicht von palĂ€stinensischen Waffen gekommen sein. Das wurde nicht als Frage formuliert, sondern als Glaube. Als etwas, das man »von Herzen« weiĂ.
Handwerklich ordentlich, aber reine Propaganda
Dann kam noch der Film eines französischen Regisseurs, handwerklich durchaus ordentlich â aber inhaltlich reine Propaganda. Er erklĂ€rte fast nichts, er setzte auf AbkĂŒrzungen, auf Stimmung, auf Bilder. Nach diesem Film weiĂ das Publikum mit hoher Wahrscheinlichkeit immer noch nicht, was der Unterschied zwischen dem Internationalen Gerichtshof (IGH) und dem Internationalen Strafgerichtshof (IStGH) ist. Und erst recht nicht, dass der IStGH keine UN-Institution ist. Aber die Form war so gebaut, dass man sich danach trotzdem informiert fĂŒhlen durfte â darĂŒber, wie böse Israel sei.
Israelische Stimmen tauchten nur als Ben-Gvir und Smotrich auf, gezeigt in kurzen Ausschnitten, so geschnitten, dass die Bildsprache an totalitĂ€re AufmĂ€rsche erinnert, ja, an den Reichsparteitag. Ein Schelm, wer Böses denkt. Das wirkte auf mich keinesfalls zufĂ€llig. Wenn man Bilder so auswĂ€hlt, erzeugt man Assoziationen â und genau das passierte: Israel sollte nicht kritisiert, sondern symbolisch in eine Ecke gestellt werden, aus der es moralisch nicht mehr herauskommt.
Und dann sagte Albanese auf der BĂŒhne sinngemĂ€Ă, Israel solle so lange sanktioniert werden, bis es aufhört zu existieren. FĂŒnf Minuten vorher hatte sie noch behauptet, Israel sei ihr »eigentlich egal«, ihr gehe es nur um die Einhaltung des Völkerrechts. Das ist ein Widerspruch, den man nicht einfach ĂŒbergehen kann. Denn zwischen »Völkerrecht durchsetzen« und »Staat abschaffen« liegt ein Abgrund.
Ein junger Mann blieb stehen und hat dann am Ende doch noch mit uns gesprochen. Ohne Ahnung sagte er, das Westjordanland habe Israel von PalÀstina erobert, aber er hörte zu. Die Hand geben wollte er mir nicht, seine Freunde zerrten ihn mit »Nazi«-Rufen gegen mich weg.
Ich bin nach Hause gegangen mit dem GefĂŒhl, etwas erlebt zu haben, das gröĂer ist als ein einzelner Abend. Eine Art Massendynamik, in der erfundene Moral zur Waffe wird, in der WidersprĂŒche egal sind, in der antisemitische Muster durchgewunken werden, solange sie ins Weltbild passen. Und ich merke: Ich brauche Zeit, das alles zu sortieren â weil ich immer noch nicht sicher bin, was mich mehr schockiert hat: die Inhalte auf der BĂŒhne oder das Publikum, das sie nicht nur akzeptiert, sondern gefeiert hat.
Gefeiert.
In Berlin.
Und das waren keine »Rechten«.
