Le président français Macron a déclaré le 20 avril 2026 que le blocage (par les Etats-Unis et le régime terroriste iranien) était une « erreur des deux côtés ».
Outre l’inexactitude de diagnostic politique, géopolitique et juridique consistant à confondre l’agresseur (Teheran) et la réaction à l’agression (Washington) commise par le chef de l’Etat français, il convient de préciser qu’il est peut-être le plus mal placé pour s’exprimer sur le sujet.
En effet, le soutien de Macron au hezbola (recommandations officielles réitérées de voter pour la milice irano-libanaise aux élections présidentielles du pays du cèdre, votes à l’ONU contre Israël sur le conflit avec le hezbola) constitue un mépris des victimes civiles et militaires libanaises, américaines, françaises et autres de la milice depuis 1979 et se fonde sur une distinction de pure forme sans effet pratique d’une milice terroriste qui serait séparée de son pan politique!
Surtout, l’agenda éclaire le ridicule et l’incompétence de l’exercice diplomatique du président Macron.
Alors qu’un soldat français de la FINUL était tué par le hezbola et selon ses méthodes criminelles le 18 avril 2025, Macron affirmait, sans rire, le 20 avril suivant, c’est-à dire deux jours après, que le blocage (par les USA et le régime djihadiste iranien) du détroit d’Ormuz était une « erreur des deux côtés ».
Il est vrai qu’en matière d’erreur diplomatique et juridique sur le Proche-Orient, le président Macron est un champion tragique et déterminé.
Il vient, à nouveau, au détriment de son image, de celle de son pays, de la règle de Droit international public et de la paix, d’en faire la démonstration publique et internationale.
© Pierre Saba
26 avril 2026
