Tribune Juive

L’Indécence de Bruxelles : Entre idéologie et menace existentielle. Par Staf Van Reeth

À entendre nos responsables politiques, comme Maxime Prévot, et à lire une presse belge de plus en plus déchaînée, on croirait que la guerre au Proche-Orient est une simple affaire de mauvaise volonté israélienne.

Le récit qu’on nous sert chaque jour frise le grotesque.

À écouter nos commentateurs, les pilotes de Tsahal se lèveraient le matin, prendraient tranquillement leur douche et leur petit-déjeuner, avant de s’envoler pour lâcher quelques bombes au hasard sur Beyrouth par pur plaisir de destruction, pour ensuite rentrer chez eux l’esprit léger.

Cette vision n’est pas seulement fausse, elle est insultante. Elle insulte la réalité d’un pays, Israël, qui se bat chaque minute pour sa survie physique.

Pendant que nos politiciens réclament avec arrogance un embargo total sur les armes, ils occultent délibérément ce qui se joue vraiment :

Le coup d’État déjoué : 

Les frappes chirurgicales sur Beyrouth n’étaient pas des caprices. Elles ont brisé net la tentative du Hezbollah de s’emparer du pouvoir total au Liban et d’imposer définitivement l’agenda des Mollahs à toute la région.

L’Axe de la Mort : Ce n’est pas une fiction. Le régime islamiste d’Iran, le Hamas, le Hezbollah, les Houthis… Cet axe ne cherche pas la « négociation », il cherche l’éradication.

Le paradoxe du bouclier : 

Prôner l’embargo alors qu’Israël fait face à des milliers de missiles, c’est très concrètement livrer 7 millions de Juifs à un massacre programmé. C’est transformer le « plus jamais ça » en « allez-y, on vous retire leur défense ».

Il est facile de donner des leçons de morale depuis le confort des studios bruxellois. 

Mais la réalité, c’est que ce ne sont pas les communiqués de presse qui arrêtent les drones iraniens ou les commandos du Hezbollah.

Prétendre défendre « l’humanitaire » tout en désarmant l’agressé face à des régimes fanatiques qui utilisent leurs propres populations comme boucliers, ce n’est plus de la diplomatie. 

C’est de l’aveuglement idéologique au mieux, et de la complicité au pire.

On ne demande pas à un peuple qui joue sa survie d’être « proportionné » face à ceux qui veulent son anéantissement. 

Il serait temps que nos élites cessent de confondre leur confort intellectuel avec la tragédie d’un monde où la folie islamiste, elle, ne prend jamais de petit-déjeuner.

© Staf Van Reeth

Quitter la version mobile