L’antisémite est forcément de droite, et le philosémite de gauche ?
Depuis la Seconde Guerre mondiale, c’est ce qu’on voulait croire. C’était rassurant : le monde semblait ordonné, les repères clairs, les positions morales bien alignées.
Et puis, voilà qu’une amie me raconte l’autre jour : selon certains, Fourest serait une mauvaise bouée de sauvetage, parce qu’elle est « de droite » — du moins selon le PTB (parti communiste belge) . Autrement dit, il faudrait chercher une bouée de gauche, plus pure, plus convenable.
Mais il n’y en a pas. Ou plus.
Nos repères ne deviennent pas seulement flous — ils se renversent.
Parce qu’aujourd’hui, c’est parfois un Sam Van Rooy, figure de l’extrême droite flamande, qui prend la défense d’Israël ou des Juifs. Pas nécessairement sans doute par amour, mais parce que l’ennemi (arabe) de son ennemi (le Juif) devient son allié du moment.
Et nous voilà, malgré nous, ballotés entre ces bouées de sauvetage douteuses, condamnés à choisir entre des mains qu’on n’a aucune envie de serrer.
Alors, que faire quand la mer est agitée et qu’aucune bouée n’est vraiment propre ?
Peut-être faut-il simplement apprendre à nager seuls, sans attendre qu’un camp — gauche ou droite — nous dise où se trouve le rivage.
© Jacques Frojmovics
Jacques Frojmovics (né en 1952) témoigne de ce qui est …
Pour aller plus loin:
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— cattan (@sarahcattan_) April 16, 2026
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