1- Désarmement du hezbollah: farce tragique
En 2025, sous l’autorité de son président du conseil, Salam, le cabinet libanais décide du désarmement de la milice hezbollah (parti de dieu), armée et financée par le régime de Teheran.
En 1989, le Liban s’était déjà engagé au désarmement de toutes les milices libanaises, depuis les accords de Taëf, mettant un terme aux effets de la dernière guerre civile libanaise.
Toutes les milices avaient obtempéré, à l’exception du hezbollah.
Le maintien illégal au Liban de cette milice depuis 1989 (37 ans!) correspond à une triple violation.
Violation par le régime iranien de la souveraineté libanaise, violation par le Liban de ses engagements arabes et internationaux et violation par le hezbollah des décisions exécutives et législatives libanaises… ça fait beaucoup!
2- Responsabilités du Liban au conflit avec Israël et au maintien du hezbollah dans le pays
Le Liban n’a pas attendu d’être colonisé par le régime terroriste iranien pour être en guerre contre Israël.
Beyrouth a initié le conflit dès 1948 par l’agression contre l’Etat hébreu et son hostilité permanente aux intérêts vitaux israéliens
Le Liban, ravagé de l’intérieur par ses propres forces politiques et bancaires, est le champion de l’interdiction pour Israël d’intégrer certaines organisations internationales (francophonie, etc.) et des initiatives anti-israéliennes dans l’ensemble des organisations internationales.
Le hezbollah compte deux ministres dans le cabinet libanais actuel, de nombreux parlementaires à la chambre des députés libanaise et forme, avec le mouvement politique chiite Amal, une force de décision et de terreur particulièrement active au Liban.
3- Rôle diplomatique de Paris au Liban
La France revendique son rôle de « protectrice des Chrétiens du Liban » et son Histoire d’ancien protectorat du Liban pour s’immiscer dans les conflits internes et externes du Liban (guerres civiles, contre Israël, etc)
Encore dernièrement, le président français Macron a mandaté l’ancien ministre Ledrian pour des missions d’examens et d’informations au Liban qui toutes se sont soldées par des recommandations en faveur du hezbollah (élections présidentielles, situation civile du Liban, etc)
Ces recommandations sont pourtant en contradiction avec les « rôles » que s’attribue la France au Liban, tels la défense de la souveraineté de l’Etat et du peuple libanais dans ses composantes générales, celle des Chrétiens, etc.
Elles ont néanmoins été reprises par le président français, qui les exprime avec une constance qui n’a d’égal que leur incongruité face à la situation légale et réelle que subit le Liban!
C’est ainsi que le soutien officiel de Paris à l’illégalité de la présence armée et terroriste du hezbollah au Liban correspond, objectivement et subjectivement, à l’appui au fait accompli, au régime sanguinaire iranien et aux partisans de l’élimination d’Israël de la carte des nations!
4- Admonestations de Macron à Israël
C’est dans ce théâtre fou et malsain qu’œuvre la diplomatie de l’Élysée au Proche-Orient.
Macron n’a de cesse d’incriminer, de responsabiliser , de s’indigner contre Israël comme si Jerusalem était l’initiateur du conflit avec le Liban et le hezbollah!
Le président français contourne, contorsionne et conditionne les faits au profit du Hezbollah et du Liban.
Sur le plan juridique, il prend une lourde responsabilité à entrainer la France sur les « avis » des dictatures sanguinaires, sexistes, racistes, antisémites et hostiles à l’existence des Juifs en général et des Israéliens en particulier.
Sur la plan militaire, il provoque des mouvements d’armada française en Méditerranée orientale aussi vains qu’incompréhensibles.
Macron agit au Proche-Orient comme s’il disposait de marges de manœuvres exécutoires.
Il agit au Liban comme si le soutien public au mouvement terroriste hezbollah était en mesure de garantir les intérêts libanais et ceux de la paix avec Israël!
Il agit envers Israël avec une doctrine que même de nombreux États arabes (Maroc, Soudan, Émirats arabes unis, Bahrein et d’autres) ont abandonné depuis longtemps au profit de la paix et de la sécurité régionale et mondiale.
5- Responsabilité diplomatique de Macron au Proche-Orient
Les soutiens diffusés de Macron au hezbollah aux noms du pragmatisme politique et de la nécessité de parvenir à la paix d’une part et ses incriminations à l’endroit d’Israël d’autre part, contrarient le Droit international public (auto-déterminations, souveraineté, interdiction des agressions militaires, droits à la légitime défense, etc) et ralentissent la paix régionale et mondiale.
Au contraire, le rôle de la France, ancienne puissance mandataire du Liban, membre du moribond conseil de sécurité de l’ONU, eût été malgré tout d’adopter un ensemble de positions inverses.
Il est inquiétant de constater que le choix de Macron d’imposer à la France et au Monde une diplomatie inique, injuste et illégale la conduise à refuser d’aider le gouvernement libanais, qui le demande, à se débarrasser du hezbollah et à rétablir la légalité sur son sol.
Tous États ou groupes d’États qui refusent ou font la sourde oreille aux sollicitations des autorités libanaises à les aider à se débarrasser de la puissance criminelle du hezbollah portent une responsabilité géographique et historique sur le sort du Liban et la nécessité vitale pour Israël à se défendre.
Au lieu de ça, l’Élysée met un point d’honneur à revendiquer la culpabilité imaginaire d’Israël dans son système de défense au Liban et à innocenter par « réalisme » la dévastation civile et militaire que provoque hezbollah au Liban.
Dans ces circonstances, la diplomatie du président Macron apparaît comme circonvolutive, inexplicable et contraire à la paix des peuples et des États.
Sans cette diplomatie française de soutien aux forces anti-libanaises, les combats contre le hezbollah que mène l’armée israélienne au Liban, destinés à stopper la terreur et les déplacements imposée aux civils israéliens auraient sans doute cessé.
La diplomatie proche-orientale de Macron dommage le Liban et Israël que tout incite à la paix sans pour autant pouvoir exercer quelque force de décision qui soit.
Tout ça pour ça!
© Pierre Saba
19 avril 2026
