Vu sur RTL.
Avant, on disait : “je l’ai lu dans la Gazette.”
C’était imprimé, donc sérieux. Ou du moins, ça en avait l’air.
Sur RTL, on parlait de réclame.
Dans la Gazette, on parlait de nouvelles.
Aujourd’hui, sur Facebook, X ou LinkedIn, on fait les deux à la fois.
Un mélange étrange : un peu d’informations, beaucoup d’opinions… et parfois une pointe d’auto-promotion.
Mais le vrai bouleversement est ailleurs.
Avant, il y avait quelques voix.
Aujourd’hui, il y a cinq milliards et demi d’adultes.
Donc cinq milliards et demi d’experts — autoproclamés, bien entendu.
Car nous savons tous presque tout.
Ou plutôt, nous croyons savoir.
Nous analysons des conflits complexes en trois lignes.
Nous tranchons des débats historiques en un post.
Nous distribuons bons et mauvais points à gogo.
Moi, ce qui me chagrine, ce n’est pas tant le volume.
On peut s’y habituer.
Non.
Ce qui me chagrine, c’est le contenu.
Une prose saturée de constats (comme celui-ci, je plaide coupable),
de reproches,
de réprobations,
et parfois de révoltes.
Mais des solutions ?
Des vraies.
Des sérieuses.
Des construites.
Celles-là, il faut les chercher… au microscope électronique.
Alors j’attends.
J’attends autre chose que des indignations en rafale.
J’attends autre chose que des certitudes jetées à la figure du monde.
J’attends une idée.
Une seule.
Mais solide.
J’attends.
© Jacques Frojmovics
Jacques Frojmovics (né en 1952) témoigne de ce qui est …
Pour aller plus loin:
Source : Fondation Auschwitz https://t.co/IeWc3L3SsP
— cattan (@sarahcattan_) April 16, 2026
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