Éric Zemmour aime jouer les trublions : en février dernier, prenant tout le monde de court, le président du parti Reconquête refusa de se ranger derrière le patron du RN, Jordan Bardella, qui appelait à la création d’un « cordon sanitaire » autour du parti antisémite LFI. Le Président de Reconquête ne soutint pas cette proposition parce qu’il jugeait que « les partis politiques avaient le droit de faire des alliances ». Bien plus grave encore, en 2020, Éric Zemmour déclarait sur une chaîne d’information : « Honnêtement, vu qui a la bombe atomique (sic), je ne vois pas au nom de quoi on interdirait à l’Iran d’avoir la bombe atomique. Vous voyez, il y a un problème de principe aussi : si le Pakistan l’a, si Israël l’a, si l’Inde l’a, pourquoi pas l’Iran ? »
Heureusement, en 2025, après la Guerre des 12 jours, M. Zemmour changea son fusil d’épaule en déclarant soutenir l’intervention de Donald Trump aux côtés d’Israël en vue d’empêcher la République islamique d’Iran d’obtenir cette même bombe atomique que le président de Reconquête considérait pourtant comme légitime cinq ans auparavant…
Le fait est que si Éric Zemmour avait eu un poste à responsabilité en 2020, la République islamique d’Iran aurait pu compter sur lui pour lui apporter un soutien même tacite…
© Frédéric Sroussi
